Un grand groupe de personnes assises pour une photo
Deuxième bataillon de la construction
© Musée Windsor, P6110

Le deuxième bataillon de la construction (C. E. C.) a été désigné événement historique national en 1992.

Importance historique : Reflète la détermination des hommes noirs à surmonter le racisme pour contribuer à l’effort du Canada lors de la Première Guerre mondiale.

Plaque commémorative : Sur l'avenue Caladh près de la rue Market, Pictou, Nouvelle-Écosse Footnote 1

Ce bataillon reflète la détermination des hommes noirs à surmonter le racisme pour contribuer à l’effort du Canada lors de la Première Guerre mondiale. Les unités étant réfractaires à accepter les Noirs, le Quartier général de la Milice forme en 1916 une unité ségréguée non combattante. Les recrues proviennent du Canada, des États-Unis et des Antilles et sont basées à Pictou et à Truro (Nouvelle-Écosse) et à Windsor (Ontario) avant leur départ pour l’Europe en 1917. Le bataillon sert surtout avec le Corps forestier canadien dans le Jura (France), ravitaillant le front en bois et effectuant des tâches de soutien. Il est dissout en 1920.

Une plaque historique
Plaque commémorative bilingue de la commission des lieux et monuments historiques du Canada (CLMHC) en anglais et francais
 

Le 2e Bataillon de construction (C.E.C.)

Ce bataillon ségrégué non combattant sert avec le Corps expéditionnaire canadien (CEC) pendant la Première Guerre mondiale.

Quand le Canada s’engage dans la Première Guerre mondiale en 1914, de nombreux Afro-Canadiens se portent volontaires pour servir dans l’armée, mais seulement quelques-uns peuvent s’enrôler; la majorité d’entre eux sont rejetés en raison de préjugés racistes selon lesquels ils ne sont pas aptes à la vie militaire. La communauté afro-canadienne exerce une pression continue pour imposer un changement. Plutôt que d’intégrer les Afro-Canadiens dans des unités existantes, le ministère de la Défense et de la Milice autorise la formation du 2e Bataillon de construction, le 5 juillet 1916, sous le commandement du lieutenant-colonel Daniel H. Sutherland, un officier néo-écossais de descendance européenne. Arthur Nelson Ware et William James Ware de Calgary, fils du célèbre cowboy John Ware, comptent parmi les nombreux hommes qui viennent de partout au Canada pour servir au sein du 2e Bataillon de construction. D’autres viennent des États-Unis et des Caraïbes.

Une cérémonie de dévoilement de plaque
(G à D) Lindsay Ruck, représentant descendant; Bernard Thériault, membre du conseil d'administration de la CLMHC; Russell Grosse, directeur exécutif, Black Cultural Centre for Nova Scotia; Hon. Tim Houston, premier ministre de la Nouvelle-Écosse; le Brigadier-général Paul Peyton, commandant, 5e division canadienne, Forces armées canadiennes; Brenda Francis, présidente du conseil d'administration, Black Cultural Centre for Nova Scotia; Hon. Darrell Samson, député, secrétaire parlementaire du ministre des Anciens Combattants et ministre associé de la Défense nationale; Jim Ryan, maire de la Ville de Pictou; Capitaine Kevin Junor, Forces armées canadiennes
© Parcs Canada

Le 2e Bataillon de construction arrive en Angleterre au début d’avril 1917. Renommé 2e Compagnie de construction (puisqu’il n’a pas l’effectif suffisant pour être un bataillon), il se rend près de la frontière franco-suisse, le mois suivant. Les hommes sont alors intégrés au Corps forestier canadien où ils ravitaillent le front en bois et effectuent des tâches de soutien, souvent sous le feu de l’ennemi. Par exemple, ils supervisent le transport de rondins vers les scieries, puis du produit fini vers les jonctions ferroviaires, d’où il est expédié pour servir de traverses de chemin de fer, de planches et de pieux pour les tranchées. La 2e Compagnie supervise également une station qui approvisionne en eau plus de 1 300 soldats pour la cuisine, la consommation et l’hygiène. Le travail est ardu : la météo et le terrain compliquent les opérations mécanisées, les chevaux fournis sont considérés comme des animaux de catégorie B (déjà en piètre état), les tuyaux d’alimentation en eau fuient souvent et des pompes doivent élever l’eau sur plus de 450 mètres. De plus, les hommes vivent de la discrimination raciale et du harcèlement.

En novembre 1917, un officier et environ 50 militaires du rang de la 2e Compagnie de construction sont affectés à la 37e Compagnie, Corps forestier canadien, près de Péronne dans le nord de la France, pas très loin des troupes allemandes qui avancent pendant l’offensive du printemps 1918. Les hommes de la 2e Compagnie de construction sont parmi les premiers à être démobilisés et renvoyés au Canada à la fin de la guerre après la victoire des forces alliées en novembre.

 

Un grand groupe de personnes debout pour une photograph
Dédicace d'une plaque au bataillon, Toronto, 1920
© Archives de la ville de Toronto, Fonds 2, Series 411, Item 86

 

Dernière mise à jour de ce document d'information : 2022-06-14

Le Programme national de commémoration historique repose sur la participation des Canadiens afin d’identifier les lieux, les événements et les personnages d’importance historique nationale. Tous les membres du public peuvent proposer un sujet afin qu’il soit étudié par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada.

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