La feuille a été tirée des rapports de progrès de Hind.
Profil de la Grande Rapide

Scientifique, explorateur, arpenteur et écrivain de textes d’exploration populaires de l’ère victorienne, Henry Youle Hind a contribué de multiples façons au progrès de la science au Canada. Ses relevés dans le Nord Ouest de 1857 à 1860 ont donné les premiers renseignements scientifiques sur la région, notamment les premières photographies et cartes exactes. Ses relevés des itinéraires empruntés et particulièrement des terres arables ont mené aux conclusions définitives qui allaient relier l’avenir de l’Ouest à l’Est du Canada ainsi qu’à la colonisation et à l’agriculture. Ils ont également joué un rôle dans la décision du Canada de poursuivre l’acquisition de la Terre de Rupert qui appartenait à la Compagnie de la Baie d’Hudson (CBH), sans égard toutefois pour les peuples autochtones.

Ses publications en version populaire de ses expériences dans le Nord Ouest et de son exploration en 1861 de la rivière Moisie, au Québec, sont des classiques des écrits sur l’exploration du Canada. Ses descriptions perspicaces des terres où il s’est rendu et des Premières Nations, des Métis et des premiers colons qui s’y trouvaient ont amené l’exploration du Canada dans la sphère publique. Hind a aussi mis de l’avant l’idée d’un immense pays au cours des années entourant la Confédération en produisant les premiers manuels régionaux du pays.

Né en Angleterre, il s’est installé à Toronto dans les années 1850 où il est devenu professeur de chimie et de géologie. En 1857, il a pris part à un relevé et à une étude scientifique dans la région connue sous le nom de Nord Ouest. Il s’agissait de la première étude de ce genre à être financée par la Province du Canada dans des régions situées au-delà de ses frontières. Les terres à examiner s’étendaient de la tête du lac Supérieur à Portage La Prairie. Hind était le géologue et naturaliste de l’expédition, et son rapport présenta de nouvelles informations sur le Nord Ouest dans des domaines aussi vastes que l’histoire naturelle, la géologie, la topographie, la météorologie et l’ethnographie.

En 1858 1860, Hind dirigea un deuxième relevé plus ambitieux en direction de l’ouest, du lac Winnipeg et de la Rivière-Rouge à l’embranchement Sud de la rivière Saskatchewan. Ses rapports et publications suivants fournirent au Canada des connaissances en géologie, en agriculture et en climatologie sur la région se situant entre la rivière Rouge et les Rocheuses, et affirmaient que certains territoires au-delà du lac Supérieur étaient propices à la colonisation et n’était pas une étendue sauvage subarctique convenant seulement à la traite des fourrures.

Hind a fait progresser la science canadienne dans plusieurs disciplines en publiant de nombreux ouvrages pendant un demi-siècle. Ses autres contributions notables comprennent ses premières œuvres sur les pathologies des plantes, l’identification des structures géologiques fondamentales du Nord Ouest, la théorie des sédiments glaciaires à l’appui de la glaciation continentale, l’incidence des feux de forêt sur le paysage, ses premiers travaux sur la géologie côtière du Labrador ainsi que ses études sur les pêches et les courants océaniques du Labrador, ce qui a servi à y élargir les pêches.