A fjord
Vue vers l’ouest sur les bras sud-ouest et nord du fjord Saglek au parc national des Monts-Torngat.

Le gouvernement du Canada et le gouvernement du Nunatsiavut ont signé un protocole d’entente (PE) en février 2022 en vue de poursuivre l’évaluation de la faisabilité d’un projet d’établissement d’une aire protégée autochtone aux termes de la Loi sur les aires marines nationales du Canada.

Située dans les zones côtières et marines du nord du Labrador et adjacente au parc national des Monts-Torngat, l’aire d’étude de l’aire protégée autochtone proposée dans la zone d’intérêt de Torngat (« ZI de Torngat ») s’étend sur environ 14 906 kilomètres carrés, soit trois fois la superficie de l’Île-du-Prince-Édouard. Le nord du Labrador est fréquenté et habité par des humains sans interruption depuis près de 10 000 ans. Les Inuits sont les intendants de cette région depuis des temps immémoriaux, et ils continuent de pratiquer leurs traditions sur les terres et les eaux de ce territoire.

La signature du protocole d’entente est une étape cruciale vers l’atteinte des objectifs de l’initiative de planification marine Imappivut, qui veille au maintien des droits des Inuit et à la poursuite des efforts de conservation et de protection de certaines parties des eaux du Nunatsiavut, fondée sur les bases du savoir inuit et les priorités des Inuits du Labrador.

Une aire de protection autochtone établie aux termes de la Loi sur les aires marines nationales du Canada relierait des terres protégées à des eaux protégées qui sont essentielles pour les nombreuses espèces qui s’épanouissent dans la région sous un régime de conservation homogène allant du sommet des montagnes jusqu’au fond de l’océan. L’amélioration de la protection de ces écosystèmes du nord du Labrador aiderait à préserver non seulement la biodiversité, mais aussi la vitalité de la culture, des traditions et le bien-être des Inuits. Les Inuits détiennent des connaissances approfondies sur les terres, les eaux et les glaces de mer de cette région et vivent, encore aujourd’hui, de sa faune et de sa flore. Ce savoir inuit, conjugué à la science occidentale, servira de base à l’évaluation de la faisabilité de l’aire protégée autochtone.

Cette proposition d’aire protégée autochtone est l’occasion de renforcer une relation de nation à nation entre le gouvernement du Nunatsiavut et le Canada, et contribuera au réseau croissant d’aires protégées et de conservation du Canada. Ces aires protégées favorisent la sauvegarde de la biodiversité du Canada et offrent à la population canadienne des occasions de pratiquer des activités de plein air, d’en apprendre davantage sur notre environnement et de contribuer de façon significative à la protection et à la préservation des écosystèmes les plus vulnérables du pays.

Regional setting
Aire d’étude de la zone d’intérêt de Torngat, gouvernement du Nunatsiavut
Aire d’étude de la zone d’intérêt de Torngat, gouvernement du Nunatsiavut — Version texte

Cette carte montre la partie est du Québec, la partie nord du Labrador et l’océan Atlantique. La carte inclut une légende, en bas à gauche, et une échelle de 0 à 200 km, juste à droite de la légende.

L’aire d’étude de la zone d’intérêt de Torngat est située sur la côte du nord du Labrador, à l’est de la baie d’Ungava. L’aire d’étude est illustrée en jaune. Elle est située à proximité du parc national des Monts-Torngat, représenté en vert.

Située au Québec, la zone visée par les revendications territoriales des Inuits du Nunavik est mise en évidence en violet. L’aire de couleur unie grise qui se trouve au sud du parc national des Monts-Torngat correspond à la zone visée par l’entente avec les Inuits du Labrador, et l’aire grise hachurée montre la partie marine de cette zone.

Les terres du Nunavut sont illustrées en orange. Une ligne noire en pointillés délimite la zone économique exclusive dans l’océan Atlantique représenté en bleu. Cette zone s’étend à 200 milles nautiques de la côte.

Les communautés de Nain, Hopedale, Makkovik, Postville et Rigolet sont situées au sud, le long du littoral. Indiquée en vert, la réserve de parc national Akami-Uapishkᵁ – KakKasuak – Monts Mealy se trouve au sud de Rigolet.


Évaluation de la faisabilité d’un projet d’aire protégée autochtone adjacente au parc national des Monts-Torngat (Labrador)


Renseignements supplémentaires