Message de la ministre

La ministre McKenna debout devant des arbres.
Catherine McKenna
Ministre de l’Environnement et du Changement climatique
J’ai le grand honneur d’être la ministre responsable de Parcs Canada. Chaque jour, j’ai l’occasion de travailler avec l’extraordinaire personnel de Parcs Canada et de contribuer à inspirer les Canadiens et Canadiennes à renouer avec les merveilles naturelles et historiques de notre pays.

Au cours des deux dernières années, j’ai également eu le privilège de visiter plusieurs de ces endroits et je veux que tous les Canadiens et Canadiennes vivent des expériences similaires. J’ai pris la navette du centre-ville de Toronto au parc urbain national de la Rouge, le premier en son genre au Canada, qui est un court trajet pour plus de sept millions de Canadiens et Canadiennes et est entouré de rivières, de lacs et de terres agricoles. J’ai fait de la plongée au parc marin national Fathom Five et observé d’impressionnantes formations rocheuses et des cèdres balayés par les vents.J’ai aussi monté à bord du NCSM Haida, un navire militaire canadien légendaire maintenant amarré à Hamilton.

Des vagues déferlantes du Pacifique aux berges glacées de l’Arctique en passant par les falaises accidentées de l’Atlantique, j’ai constaté, à de nombreuses reprises, comment l’histoire et la nature s’entrecroisent pour former la riche mosaïque qu’est le Canada.

J’ai aussi vu comment les Canadiens et Canadiennes ainsi que les gens de partout au monde souhaitent se familiariser avec notre territoire et notre culture.

L’an dernier, à l’occasion du 150e anniversaire de la Confédération, un record écrasant de 27 millions de Canadiens et Canadiennes ont profité de l’entrée gratuite dans nos parcs nationaux, lieux historiques nationaux et aires marines nationales de conservation, partageant ainsi avec leurs familles et amis des expériences qu’ils n’oublieront jamais.

Nous tenons à améliorer et à sauvegarder nos endroits de parcs pour les générations actuelles et futures. C’est la raison pour laquelle, en 2017, nous avons organisé la plus grande table ronde de la ministre jamais tenue dans notre histoire. Des milliers de Canadiens et Canadiennes ont exprimé leur opinion sur l’avenir de Parcs Canada - au moyen d’activités de sensibilisation, de discussions en ligne et d’ateliers - et nous les avons entendus haut et fort : les Canadiens et Canadiennes sont fiers des lieux de Parcs Canada et veulent continuer de les protéger.

En tenant compte des rétroactions obtenues dans le cadre de cet engagement historique, je propose trois priorités pour Parcs Canada :

1.  Protéger et restaurer nos parcs et lieux historiques nationaux grâce à des investissements ciblés, à la collaboration avec les peuples autochtones, les provinces et les territoires et faire du maintien de l’intégrité écologique la première priorité lors de la prise de décisions.

2. Permettre à la population canadienne de découvrir nos parcs et notre patrimoine, de s’en rapprocher et d’en profiter grâce à des idées novatrices.

3. Maintenir, à l’intention des prochaines générations, l’incroyable valeur, tant écologique qu’économique, qu’apportent nos parcs et lieux historiques aux collectivités. Leur valeur est importante dans la lutte contre les changements climatiques, dans la protection des espèces en péril, dans la formation de notre identité canadienne et dans la création d’emplois et de débouchés économiques dans les collectivités locales.

Lorsque nous découvrons nos lieux naturels et historiques et nous nous en rapprochons,nous comprenons mieux la valeur et l’importance de les protéger.Bien sûr, ce sont nos enfants et nos petits-enfants qui prendront la relève pour assurer la protection et le maintien de nos lacs, de nos rivières et de nos forêts; c’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons récemment annoncé dorénavant que, l’entrée à nos parcs serait gratuite pour les jeunes de 17 ans et moins. Puisqu’ils seront les gardiens de l’avenir, nous tenons à ce qu’ils valorisent avec ferveur notre monde naturel.

Les 47 parcs nationaux et 171 lieux historiques nationaux du Canada ont une très grande valeur écologique, mais ils sont aussi essentiels à notre industrie touristique. Ils rapportent des milliards de dollars chaque année et permettent le maintien de quelque 40 000 emplois équivalents à temps plein partout au pays. Chaque année, ils représentent aussi environ 3,3 milliards de dollars du produit intérieur brut (PIB). Le tourisme dans les parcs est important pour de nombreuses collectivités locales et illustre la façon dont l’économie et l’environnement vont de pair.

Cette situation n’est pas plus évidente que dans la réserve de parc national Gwaii Haanas, que j’ai visitée avec mes enfants, qui, tout comme moi, ont été fascinés. La nature y est généreuse et assure la subsistance des Haïdas et de ceux qui habitent sur les îles. Un de nos guides m’a dit : « Lorsque la marée est basse, le repas est prêt ». Autrement dit, l’océan qui les entoure les nourrit : il est possible d’aller à la pêche aux crabes, de creuser pour trouver des palourdes et de ramasser toutes sortes d’aliments délicieux apportés par la mer. Le tourisme est aussi un atout économique majeur pour la région, où des emplois de guides de parc, de gardiens autochtones et, plus loin sur l’île, de guides de pêche sportive sont disponibles.

C’est ce genre d’expérience et d’inspiration que les visiteurs du monde entier veulent connaître. Que ce soit nos parcs de l’Arctique comme ceux des Monts-Torngat et de Sirmilik, des lieux comme ceux de la maison Riel et le site patrimonial Green Gables, ou le canal Rideau à Ottawa, ils font tous partie d’un riche patrimoine historique et naturel que les gens peuvent découvrir.

Je suis aussi très enthousiaste quant aux idées originales de Parcs Canada pour mettre nos parcs et lieux historiques nationaux à la portée de la population canadienne. Grâce à des programmes comme Initiation au camping, les cérémonies de citoyenneté dans les parcs, l’application mobile de Parcs Canada que nous venons de lancer et une participation accrue par des vidéos et les médias sociaux, nous trouvons de nouveaux moyens de faire interagir les Canadiens et Canadiennes avec les merveilles naturelles et historiques qui les entourent.

La ministre McKenna et un groupe d’étudiants posent pour une photo de groupe sur le pont d’un navire devant un paysage de mer et de montagnes au Nunavut.
Parc national Sirmilik

Notre gouvernement s’est aussi donné comme priorité l’établissement de nouvelles relations avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis fondées sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et les partenariats.Parcs Canada a été au premier plan pour transformer cette priorité en mesure concrète. Nous avons travaillé de concert avec les peuples autochtones pour réintroduire les bisons dans le parc national Banff, pour créer des programmes de gardiens, pour agrandir l’aire Tallurutiup Imanga/détroit de Lancaster (la plus grande aire marine de conservation du Canada) et pour créer le parc national Qausuittuq, l’un des plus récents parcs nationaux du Canada.

D’autres efforts ont été déployés pour inclure les connaissances traditionnelles autochtones à la recherche et les histoires autochtones à la littérature et à la mise en valeur de Parcs Canada. Il n’y a pas de relation plus importante que celle qu’a notre gouvernement avec les peuples autochtones.

Le budget de 2018 a renforcé notre engagement à protéger la nature et à travailler avec les peuples autochtones avec un investissement historique de plus de 1,3 milliard de dollars sur cinq ans pour protéger la nature, les parcs et les étendues sauvages du Canada. Cet engagement comprenait une somme de 23,9 millions de dollars pour l’intégration des points de vue, de l’histoire et du patrimoine des Autochtones dans les aires naturelles et historiques. Cet investissement dans la nature permettra de protéger les espèces en péril, d’étendre et de gérer les aires protégées et de faciliter les partenariats avec les provinces, les territoires et les peuples autochtones pour garantir un environnement propre et prospère aux prochaines générations.

La possibilité de faire l’expérience d’endroits de renommée mondiale dans les sites de Parcs Canada, nous la devons au personnel extraordinaire de Parcs Canada qui porte l’uniforme. De plus, les scientifiques font d’excellentes recherches sur les changements climatiques et la biodiversité et le personnel œuvre partout au pays pour maintenir et mettre en valeur nos lieux naturels et historiques. Je suis particulièrement fière des pompiers qui ont joué un rôle essentiel dans la lutte contre les violents feux de forêt qui ont sévi en Colombie-Britannique et en Alberta en 2017. Je tiens à remercier tous les employés de leur travail remarquable et du fait qu’ils sont d’excellents ambassadeurs.

Il y a des endroits de Parcs Canada dans tous les coins du Canada. Ils représentent une partie importante de nos collectivités et de notre identité, en tant que pays. Ils reflètent ce que le Canada a de mieux à offrir au monde et, dans les pages qui suivent, vous pourrez constater la force du lien qui unit la population canadienne à la nature et qui se reflète dans notre plan pour protéger et gérer les sites des parcs du Canada.

C’est pour moi un très grand honneur d’occuper les fonctions de ministre responsable de Parcs Canada et je me réjouis de travailler avec les Canadiens et Canadiennes afin de mieux protéger et de célébrer le patrimoine naturel et historique du Canada.

Message du directeur général de l’Agence

Photo de Daniel Watson, Directeur général de l’Agence de Parcs Canada.
Daniel Watson
Directeur général de l’Agence Parcs Canada
Tous les deux ans, la législation qui a donné lieu à la création de l’Agence Parcs Canada fournit l’occasion de parler avec les Canadiens et Canadiennes du travail de Parcs Canada visant à protéger et à mettre en valeur les trésors du patrimoine national de notre pays. Ces tables rondes ministérielles orientent le travail de l’Agence et aident à déterminer la stratégie et à prendre des décisions éclairées.

En 2017, Parcs Canada a organisé la table ronde de la ministre la plus importante à ce jour, Parlons de Parcs Canada! Du 9 au 27 janvier, plus de 8 000 Canadiens et Canadiennes ont participé à des discussions en ligne, à des activités de sensibilisation du public et à des ateliers en personne. Et quelque 5 000 autres citoyens ont fait part de leurs réflexions et idées au moyen des médias sociaux.

Les opinions et points de vue dont nous ont fait part les Canadiens et Canadiennes par l’entremise de Parlons de Parcs Canada!, sont inestimables. Ils permettront de façonner le travail de Parcs Canadapendant plusieurs années, alors que l’Agence s’attaquera à des défis comme les changements climatiques et l’appauvrissement de la biodiversité et à des occasions comme l’expansion des villes et une population de plus en plus diversifiée.

Parc national Jasper

Il n’y a jamais eu de moment aussi passionnant pour participer au travail de Parcs Canada. L’Agence a accueilli plus de 27 millions de visiteurs en 2017 et a fait vivre des expériences mémorables dans les parcs nationaux et dans les lieux historiques nationaux d’un océan à l’autre.

Nous réalisons des gains importants en matière de conservation culturelle et dans la création de nouveaux parcs nationaux et de nouvelles aires marines nationales de conservation, et nous jouons un rôle de premier plan dans la progression du travail du Canada pour la promotion de la biodiversité et la protection de 17 pour cent des terres et de 10 pour cent des océans du pays d’ici 2020. Nous travaillons en étroite collaboration avec les collectivités et les peuples autochtones pour ce qui est de la gestion des sites de Parcs Canada, de l’expérience des visiteurs, de la commémoration et du rôle important que jouent les connaissances autochtones dans la conservation.

Au nom de Parcs Canada, j’aimerais remercier toutes les Canadiennes et tous les Canadiens qui ont pris le temps de participer à la Table ronde 2017 de la ministre et d’exprimer leurs réflexions et points de vue sur l’avenir de notre réseau de lieux nationaux protégés. Leurs contributions permettent de façonner l’avenir de la conservation de la nature et de la culture au Canada ainsi que de la mise en valeur et de la jouissance des lieux du patrimoine national.

Réalisations de Parcs Canada

La description en texte suit
Réalisations de Parcs Canada

Réalisations de Parcs Canada

    Protection et restauration
  • 106 ans : Âge de Parcs Canada, le premier service de parcs nationaux au monde, créé en 1911.
  • 26 km2 protégés par le premier parc national du Canada, à Banff Hot Springs.
  • 450 000 km2 : Territoire protégé par Parcs Canada.
  • 222 endroits : Nombre de parcs nationaux, de lieux historiques nationaux et d’aires marines nationales de conservation dont Parcs Canada assure la protection et la gestion.
  • 109 000 km2 seront protégés par l’aire marine nationale de conservation de Tallurutiup Imanga dans le détroit de Lancaster au Nunavut.
  • 200+ espèces en péril dont on sait qu’elles occupent des sites de Parcs Canada.
  • Dix bisonneaux sont nés au printemps 2017 après la réintroduction de bisons dans le parc national Banff, ce qui porte à 26 le nombre de bêtes dans le troupeau.
  • 2 000+ saumons de l’Atlantique sont retournés dans leur habitat naturel dans le parc national Fundy grâce à 200 bénévoles, intervenants et partenaires autochtones.
  • Un mur de 75 m et 350 m2 de plage ont été restaurés dans un parc de myes dans la réserve de parc national des Îles-Gulf, grâce à 10 nations Salish du littoral et 250 membres de la communauté.
    Pérennité
  • 2 500 étudiants à l’emploi de Parcs Canada en 2017.
  • 357 618 visiteurs ont utilisé des moyens de transport de rechange (navettes et transport en commun) dans les sites de Parcs Canada en 2017, afin de réduire les émissions de GES et la circulation.
    Découverte et création de liens
  • 27,2 millions de visiteurs dans les sites de Parcs Canada en 2017.
  • Hausse de 24 % des visites dans les lieux historiques nationaux en 2017.
  • Hausse de 10 % des visites dans les parcs nationaux en 2017.
  • 20 % des ménages canadiens ont commandé une carte d’entrée Découverte gratuite de Parcs Canada en 2017.
  • 95 % des visiteurs de Parcs Canada, sondés à l’échelle nationale, étaient satisfaits de leur visite en 2017.
  • 12 000 sites archéologiques découverts dans les endroits de Parcs Canada.
  • 70 000 Canadiens se sont initiés au camping en 2017.
  • Hausse de 636 % du nombre de participants aux activités d’initiation au camping en 2016.
  • 18,9 millions de visites en 2017 à la destination la plus populaire de Parcs Canada : son site Web.
  • 1,34 milliard de consultations de l’article sur Google Blog sur la visite Street View du parc national Quttinirpaaq, au Nunavut.
  • 170 000 téléchargements de l’application mobile de Parcs Canada.
  • 180 travaux d’aménagement et de rénovation d’infrastructure à Parcs Canada en 2017.
  • Parcs Canada s'est classée parmi les trois meilleurs employeurs du gouvernement fédéral selon le palmarès 2018 des meilleurs employeurs canadiens établi par Forbes.

1. À propos de la Table ronde de la ministre

La ministre McKenna debout au podium pendant une des séances de consultation de Parlons de parcs Canada.
La ministre Catherine McKenna participant à une
activité de Parlons de Parcs Canada!
La Loi sur l’Agence Parcs Canada (1998) exige que la ministre de l’Environnement et du Changement climatique tienne une table ronde tous les deux ans pour demander conseil à la population canadienne sur les questions relevant de Parcs Canada. La table ronde de la ministre appeléeParlons de Parcs Canada! était la huitième du genre à se tenir depuis 2001. Mais c’était la première fois qu’on invitait l’ensemble du public canadien à y participer.

Ce document résume les propos recueillis ainsi que les mesures que la ministre prendra pour donner suite aux conseils qu’elle a reçus.

2. À propos de Parcs Canada

Si l’Agence Parcs Canada n’a vu le jour qu’en 1999, le réseau canadien de parcs nationaux, de lieux historiques nationaux et d’aires marines nationales de conservation est pour sa part plus que centenaire.

Le mandat de Parcs Canada n’a pas changé depuis que la Direction des parcs du Dominion — le premier service de parcs nationaux au monde — a été créée. Ce mandat consiste à protéger et à mettre en valeur des exemples représentatifs du patrimoine naturel et culturel du Canada et à en favoriser chez le public la connaissance, l’appréciation et la jouissance de manière à en assurer l’intégrité écologique et commémorative pour les générations d’aujourd’hui et de demain.

Parcs Canada est un organisme du gouvernement du Canada relevant de la ministre de l’Environnement et du Changement climatique, qui rend des comptes sur les activités de l’Agence au peuple canadien en s’adressant au Parlement. L’Agence administre les programmes liés aux parcs nationaux, aux lieux historiques nationaux et aux aires marines nationales de conservation dans tout le pays. Pour remplir son mandat, le personnel de Parcs Canada travaille sur des sites aux quatre coins du pays et collabore avec les peuples autochtones, les collectivités, les entreprises, les établissements universitaires et les organisations non gouvernementales.

Des nouveaux semis de pin à écorce blanche sont numérotés et consignés aux fins de contrôle ultérieur au Parc national de Kootenay.
Parc national Kootenay

3. La consultation

Un homme regarde une vidéo de la ministre McKenna diffusée en direct, sur une tablette électronique pendant une des séances de consultation de Parlons de parcs Canada.
Séance tenue dans le cadre de la Table ronde de la ministre
Sous le thème Parlons de Parcs Canada!, la Table ronde de la ministre de 2017 se voulait une invitation lancée à toute la population canadienne d’offrir des conseils sur l’avenir du réseau de lieux protégés du Canada.

La consultation nationale s’est déroulée du 9 au 27 janvier 2017. Cinq sujets ont orienté les discussions :

  • répondre aux changements environnementaux dans les sites de Parcs Canada;

  • commémorer et faire connaître l’histoire du Canada;

  • créer des parcs nationaux et des aires marines nationales de conservation;

  • amener la population canadienne à se rapprocher de la nature et de l’histoire;

  • promouvoir la réconciliation entre les peuples autochtones et tous les Canadiens.

On a demandé aux participants d’examiner l’incidence des changements environnementaux et sociaux sur la protection et la jouissance des sites de Parcs Canada. La ministre a également cherché des idées sur la façon dont le gouvernement, les peuples autochtones, les groupes environnementaux, le secteur privé et l’ensemble de la population canadienne peuvent travailler ensemble pour relever les défis qui se posent à nos parcs nationaux et à nos lieux historiques nationaux.

Parcs Canada a rejoint les participants au moyen de sept canaux de consultation :

  • des rencontres en personne avec des groupes et des particuliers;

  • des activités de sensibilisation du public;

  • un guide pratique en ligne pour d’autres groupes qui voulaient organiser leurs propres rencontres et faire état des propos recueillis;

  • un site de consultation en ligne incorporant un cahier électronique qui permettait aux utilisateurs de s’exprimer;

  • un forum de discussion en ligne;

  • une activité sur Facebook Live à l’intention des jeunes;

  • des mémoires écrits envoyés par la poste et par courriel.

Au total, 13 479 personnes se sont fait entendre dans le cadre de la consultation, ce qui en fait la plus grande activité du genre jamais entreprise pour discuter du réseau national de lieux protégés du Canada.

Une employée de Parcs Canada lit du matériel d’information à un homme ayant une déficience visuelle pendant une des séances de consultation de Parlons de parcs Canada.
Séance tenue dans le cadre de la Table ronde de la ministre

4. Les opinions que nous avons entendues

Un groupe de trois personnes sont sur une plage au Parc national de l’Ile de Prince Edouard. Deux personnes marchent et la troisième personne est en chaise roulante utilisant une rampe d’accès et une passerelle en bois.
Parc national de l’Île-du-Prince-Édouard
Les Canadiens sont manifestement passionnés par leurs parcs nationaux, leurs aires marines nationales de conservation et leurs lieux historiques nationaux, et ils veulent qu’on les protège en les gérant de façon responsable pour que les générations futures puissent aussi en jouir.

Les participants à la Table ronde se sont exprimés franchement et ont présenté des idées sur les lieux protégés, sur les programmes et les politiques nationales, sur le rôle important des peuples autochtones dans la conservation et la commémoration, ainsi que sur les forces environnementales et sociales qui influenceront les travaux futurs de Parcs Canada.

Intégrité commémorative

Selon Parcs Canada, on dit qu’il y a intégrité commémorative dans un lieu historique national lorsque les conditions suivantes sont réunies :

  • le lieu est en bon état et son intégralité est préservée;

  • le caractère particulier du lieu qui permet aux gens d’en apprécier l’importance reste intact;

  • la valeur du lieu est communiquée au public.

Intégrité écologique

Selon Parcs Canada, l’intégrité des écosystèmes est préservée lorsque les composantes essentielles sont intactes, ce qui comprend :

  • les éléments matériels tels que l’eau et les rochers;

  • la diversité et l’abondance des espèces, comme les ours noirs et les épinettes noires;

  • la diversité et l’abondance des paysages, tels que la toundra et la forêt tropicale;

  • les processus qui contribuent au fonctionnement de l’écosystème, comme le feu et la prédation.

Les participants ont reconnu la nécessité de protéger et de restaurer les lieux actuels de Parcs Canada tout en faisant croître le réseau des parcs. Les participants comprenaient les défis environnementaux que l’on doit relever dans nos parcs nationaux et nos lieux historiques nationaux, y compris le changement climatique et les pressions en matière de développement, et ils souhaitaient que le gouvernement agisse de façon plus proactive pour s’y attaquer.

Parmi ces forces sociales, il faut compter l’urbanisation et la diversification croissante de la population canadienne, comme l’illustre le Recensement de 2016. Les néo-Canadiens, les jeunes et les citadins voudront peut-être découvrir les parcs nationaux et les lieux historiques nationaux d’une manière différente de celle des générations précédentes. D’autres publics, comme les personnes handicapées ou les personnes qui cherchent à obtenir les bienfaits de l’exposition à la nature et à la culture sur le plan de la santé mentale et physique, nourrissent également des attentes différentes en ce qui concerne les expériences vécues dans les sites de Parcs Canada. Les peuples autochtones voudront peut-être faire l’expérience des lieux patrimoniaux d’une manière qui contribue à renforcer ou à rétablir des liens privilégiés avec la terre et les traditions.

 Il faut assurer l’équilibre entre le maintien de l’intégrité écologique de ces endroits et l’accès permettant au public d’en profiter.
(séance de consultation)

Les participants ont reconnu les efforts et les réussites de Parcs Canada en ce qui concerne la collaboration avec les peuples autochtones. Ils ont encouragé l’Agence à poursuivre son travail de réconciliation en faisant participer les peuples autochtones à la gestion des parcs nationaux, en collaborant avec les groupes autochtones pour offrir aux visiteurs des expériences culturelles autochtones, en renforçant la commémoration de l’histoire autochtone et en aidant les Autochtones à renouer les liens avec leurs terres traditionnelles dans les sites de Parcs Canada.

Après avoir examiné les milliers de communications, on a pu les regrouper en trois grands thèmes : protection et restauration, découverte et création de liens et pérennité.

Protection et restauration

Ce thème est le plus important à être ressorti des discussions autour de la Table ronde. Les intervenants ont parlé de la place unique qu’occupent les parcs et lieux historiques nationaux dans leur vie et de la nécessité de veiller à ce qu’ils soient gérés, entretenus et régénérés afin que les générations futures puissent profiter des mêmes expériences.

 Lorsque l’on crée des parcs nationaux et des aires marines nationales de conservation, il faut veiller à ce que les limites englobent les écosystèmes, en particulier les mouvements de la faune et les besoins en matière d’habitat, et à ce qu’elles soient suffisamment généreuses pour répondre aux besoins futurs qui découleront des changements climatiques. Cela va plus loin que le simple maintien d’éléments représentatifs.
(séance de consultation)
Une plongeuse tenant un oursin près des rives de Gandll K'in Gwaay.yaay (île Hotspring), par un après-midi ensoleillé au Parc national de Gwaii haanas.
Réserve de parc national Gwaii Haanas, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda

L’intégrité écologique et commémorative au premier rang des priorités

La préoccupation la plus souvent soulevée concernait le risque de compromettre les principes d’intégrité écologique et commémorative. Les participants ont demandé à la ministre de réaffirmer que l’intégrité écologique occuperait le premier rang des priorités dans la prise de décisions touchant les parcs nationaux et les aires marines nationales de conservation et qu’il en serait de même pour l’intégrité commémorative lorsque les décisions concernent les lieux historiques nationaux.

Dans le contexte de l’intégrité écologique, de nombreux participants ont mentionné la nécessité de renforcer le rôle des sciences de la conservation dans l’élaboration des plans de gestion des parcs et de rétablir le financement de la recherche, de la surveillance écologique et des rapports publics qui avait été réduit dans les budgets précédents.

Les participants ont reconnu la valeur des connaissances traditionnelles autochtones dans la conservation et la restauration et ont encouragé Parcs Canada à continuer de travailler en collaboration avec les peuples et les communautés autochtones pour promouvoir la conservation et appliquer les connaissances traditionnelles autochtones aux programmes de conservation et de restauration.

Certains intervenants ont souligné la nécessité de mieux protéger les aires marines nationales de conservation, notamment par des lois plus strictes. D’autres ont fait remarquer que l’utilisation durable des ressources marines constituait un objectif réaliste, mais que celui-ci devait être subordonné à la préservation de la santé des écosystèmes marins.

On s’est inquiété du fait que l’on misait davantage sur la réfection des structures matérielles au détriment de l’intégrité commémorative, qui devrait privilégier la connaissance et la sensibilisation du public. On a suggéré de rehausser l’intégrité commémorative en finançant adéquatement les programmes éducatifs et d’interprétation.

Restauration des sites en déclin et défis du changement climatique à relever

On a reçu des commentaires sur les moyens d’assurer l’adaptation des écosystèmes des parcs nationaux et des aires marines nationales de conservation aux changements climatiques. Les participants ont également reconnu qu’on pouvait atténuer ces changements grâce à des processus naturels comme le piégeage du carbone dans ces espaces protégés, qui peuvent aussi servir de refuges pour les espèces touchées. Dans les parcs, il devrait également être possible de promouvoir des expériences pour les visiteurs fondées sur un modèle à faibles émissions de carbone (systèmes de transport, bâtiments, approvisionnement énergétique).

Aires marines nationales de conservation

Les aires marines sont soumises à un contrôle dans le but de protéger et de conserver des écosystèmes marins représentatifs. Elles comprennent les fonds marins, les eaux en surface et toutes les espèces qui s’y trouvent. On peut aussi y retrouver des zones humides, des estuaires, des îles et d’autres terres côtières. Ces zones sont protégées contre des activités telles que les déversements dans l’océan, l’exploitation minière sous-marine et l’exploration pétrolière et gazière. Les activités de pêche traditionnelles sont autorisées mais contrôlées, l’objectif principal étant la conservation de l’écosystème.

Le Rapport sur l’état des lieux patrimoniaux naturels et culturels du Canada de 2016

a signalé que 10 pour cent des écosystèmes dans les parcs nationaux étaient en mauvais état, contre 36 pour cent dans un état passable et 54 pour cent en bon état. Le rapport a également noté que 38 pour cent des sites d’importance historique nationale étaient en mauvais état.

De nombreux intervenants ont fait remarquer que les sites qui avaient été témoins d’un déclin, que ce soit d’un point de vue écologique ou commémoratif, devraient être remis en état. Cela comprend les sites qui se sont détériorés en raison du manque de financement, de la surutilisation et de la construction de nouvelles installations.

En ce qui concerne les sites en mauvais état, on s’inquiète de la santé des écosystèmes, mais aussi de l’état des installations dans les parcs nationaux et les lieux historiques nationaux. Plusieurs participants ont dit avoir constaté une détérioration des sentiers, des ponts et d’autres installations au cours des dernières années.

 Si l’on veut assurer un soutien politique à long terme pour nos aires protégées, il est essentiel de faire en sorte qu’elles occupent une place de choix dans le cœur et l’esprit des gens; on y arrivera en offrant des sujets et des expériences mémorables.
(cahier de travail électronique)

Commercialisation et développement

La nécessité de raffermir l’intégrité écologique est étroitement liée au fait que la commercialisation et le développement contribuent à la dégradation de certains sites, en particulier dans les parcs nationaux Banff et Jasper. Dans cette optique, tout nouveau réaménagement doit être envisagé en fonction de l’intégrité écologique. De nombreux participants ont exhorté le gouvernement à veiller à ce que les plus hautes normes d’évaluation environnementale soient respectées pour les projets de développement dans les parcs nationaux.

Les objectifs d’Aichi pour la biodiversité

Les objectifs d’Aichi ont été adoptés par les parties à la Convention sur la diversité biologique de 2010 (dont le Canada est signataire). L’objectif numéro 11, l’un des 20 objectifs, établit que d’ici à 2020, au moins 17 pour cent des zones terrestres et des eaux intérieures et 10 pour cent des zones marines et côtières, y compris les zones qui sont particulièrement importantes pour la diversité biologique et les services fournis par les écosystèmes, seront conservées au moyen de réseaux écologiquement représentatifs et bien reliés d’aires protégées gérées efficacement et équitablement et d’autres mesures de conservation effectives par zone, et intégrées dans l’ensemble du paysage terrestre et marin.

Plusieurs organismes qui représentent les activités commerciales dans les parcs nationaux ont parlé du tourisme durable et du rôle qu’ils jouent dans les loisirs de plein air. Ils comprenaient également la nécessité de conserver et de protéger la qualité des écosystèmes et l’importance de l’interprétation pour créer une atmosphère positive pour les visiteurs. Bon nombre de groupes ont souligné l’importance des parcs nationaux et des lieux historiques nationaux pour l’économie des collectivités locales.

On a souvent mentionné la nécessité d’élaborer des solutions de rechange pour réduire la circulation automobile dans les parcs à forte fréquentation. Non seulement ces programmes réduiraient la congestion et les émissions de gaz à effet de serre, mais ils atténueraient également les effets du traffic sur la faune.

Établissement de parcs et d’aires marines de conservation

De nombreuses personnes ont préconisé l’élargissement du réseau des parcs nationaux et des aires protégées pour y inclure d’autres écosystèmes représentatifs et importants, ce qui aiderait à remplir les objectifs d’Aichi pour la biodiversité, à savoir la protection de 17 pour cent des écosystèmes terrestres et d’eau douce et de 10 pour cent des aires marines d’ici à 2020. En ce qui concerne la création d’aires protégées, on a invité Parcs Canada à travailler avec les autres ordres de gouvernement, les peuples autochtones et des partenaires pour établir de vastes réseaux connexes d’aires protégées qui soutiennent la biodiversité. Il faut agir de la sorte afin de maintenir et de restaurer des habitats capables de soutenir des populations fauniques saines, en particulier face au changement climatique.

Plan du réseau des lieux historiques nationaux (2000)

Ce document de planification pour la commémoration des sites, des personnes et des événements jugés d’importance historique nationale se fonde sur les objectifs suivants :

  • favoriser la connaissance et l’appréciation de l’histoire du Canada;

  • assurer l’intégrité commémorative des lieux historiques nationaux administrés par l’Agence;

  • encourager et soutenir les activités de protection et de présentation menées dans d’autres lieux d’importance historique nationale qui ne relèvent pas de Parcs Canada.

Certains participants ont réclamé l’établissement de parcs à proximité des villes, semblables au nouveau parc urbain national de la Rouge, afin de créer des ponts donnant accès à la nature en milieu urbain.

Conservation du patrimoine culturel

Les participants ont manifesté un vif intérêt pour le patrimoine culturel du Canada et ont souligné l’urgence de conserver et de restaurer les sites et les artefacts d’importance historique.Certains sont allés plus loin et ont appelé le gouvernement à renforcer la protection du patrimoine par des mesures législatives.

On a fait observer que Parcs Canada joue déjà un rôle de chef de file dans la communauté du patrimoine culturel en général. Certains participants estimaient que Parcs Canada devrait étendre cette compétence pour renforcer l’intégrité commémorative dans les centaines de sites gérés par d’autres organismes gouvernementaux, en agissant à titre de conseiller auprès de ces ministères.

D’autres ont fait valoir que Parcs Canada devrait renouveler ses plans des réseaux de parcs nationaux et de lieux historiques nationaux pour tenir compte des pratiques actuelles de conservation du patrimoine et de la nécessité d’ajouter des sites qui témoignent de l’histoire des peuples autochtones et des néo-Canadiens. Les participants ont signalé que la sensibilisation, le discours sur des sujets historiques difficiles et la narration de récits autochtones figuraient de façon importante dans notre patrimoine culturel et que l’on devait s’y intéresser.

Parc national Pukaskwa

Liens avec les peuples autochtones

On reconnaît le travail de Parcs Canada visant à renforcer les relations avec les peuples autochtones. Les participants ont recommandé que l’Agence agisse plus concrètement pour favoriser la réconciliation et faire participer les peuples autochtones à la prise de décisions concernant la gestion des parcs nationaux. L’Agence, a-t-on souligné, devrait collaborer avec les peuples autochtones dans la gestion des lieux protégés—ce qui comprend un élargissement des programmes de gardiens autochtones—, ainsi que dans la conservation, la surveillance et la restauration, tout en donnant une importante place au savoir autochtone dans les programmes et les décisions en matière de conservation et de restauration.

On a également fait observer que les Premières Nations et les Inuits pourraient aider le Canada à atteindre ses objectifs de 2020 en ce qui a trait à l’expansion des espaces protégés grâce à la création d’aires protégées autochtones. La coopération, a-t-on aussi souligné, pourrait favoriser la réconciliation avec les peuples autochtones.

Connaissances traditionnelles
 Les connaissances traditionnelles désignent les connaissances, les innovations et les pratiques des communautés autochtones et locales du monde entier. Ces connaissances traditionnelles ont été développées à partir d’expériences et façonnées pendant des siècles, puis adaptées à la culture et à l’environnement local pour être transmises oralement de génération en génération. Elles tendent à être la propriété collective et prennent la forme d’histoires, de chansons, de folklore, de proverbes, de valeurs culturelles, de croyances, de rituels, de lois, de langues locales, et de pratiques agricoles, incluant le développement d’espèces végétales et animales. Les connaissances traditionnelles sont essentiellement des pratiques, en particulier dans les secteurs de l’agriculture, de la pêche, de la santé, de l’horticulture [et] des forêts. (Convention sur la diversité biologique, 2006)
Aires protégées autochtones

Les aires protégées autochtones sont des zones de conservation désignées, reconnues et gérées par les peuples autochtones. Elles offrent aussi un moyen pour les communautés autochtones d’affirmer leurs responsabilités et leurs droits à titre de gardiens et gestionnaires de leurs terres et de leurs ressources.

Découverte et création de liens

Ce thème porte sur les commentaires visant à encourager un plus grand nombre de personnes à découvrir et à profiter des sites de Parcs Canada, en mettant l’accent sur la diversité (jeunes, citadins, néo-Canadiens et peuples autochtones). Il s’agirait notamment de rendre les services plus accessibles aux familles, aux personnes ayant divers handicaps, aux aînés, aux individus à faible revenu et aux gens qui, pour diverses raisons, n’ont guère l’occasion de profiter du plein air. De nombreux participants ont souligné que les activités devraient être axées sur le monde naturel et encourager davantage de loisirs toute l’année sans toutefois que cela nuise aux écosystèmes locaux.

Une expérience du visiteur axée sur la création d’un lien significatif avec la nature et l’histoire

Les participants ont parlé des expériences transformatrices qu’ils ont vécues en visitant et en explorant les sites de Parcs Canada, ainsi que du lien permanent qui les unit à la nature et à l’histoire.On a fait remarquer que les loisirs de plein air offrent un moyen efficace de rapprocher les gens du monde naturel.

On a fortement insisté pour que les activités offertes aux visiteurs soient axées sur les liens avec la nature et l’histoire, l’éducation et la gestion responsable. L’objectif devrait être de mieux reconnaître la valeur des lieux historiques et des espaces verts pour la santé écologique et le bien-être humain, tout en encourageant un plus grand nombre de personnes à être actives en plein air. Certains participants ont proposé que la programmation soit offerte à longueur d’année et que des ressources soient consacrées à l’ouverture d’un plus grand nombre de sites durant les mois d’hiver.

Participation des jeunes

On a recommandé de cibler plus particulièrement les jeunes, ce qui est étroitement lié au vœu d’inciter les visiteurs à se rapprocher de la nature et de l’histoire. Les expériences de plein air acquises lorsqu’une personne est jeune lui font mieux apprécier le monde naturel toute sa vie durant, tout en contribuant à l’amélioration de sa santé mentale et physique, a-t-on constaté.

 Nous suggérons que Parcs Canada appuie les Premières Nations qui veulent construire leurs récits ayant trait aux lieux patrimoniaux. On devrait embaucher des jeunes des Premières Nations dans les lieux historiques nationaux pour raconter ces histoires. Cela pourrait favoriser la création de liens entre les jeunes et une meilleure compréhension et plus grande appréciation de la contribution des peuples autochtones au développement du Canada.
(mémoire écrit)

Certains participants ont encouragé Parcs Canada à collaborer avec les écoles et le réseau d’organismes sans but lucratif qui participent à des programmes de plein air pour les jeunes, afin qu’il y ait plus de visites à longueur d’année dans les parcs nationaux et les lieux historiques nationaux, ce qui permettrait de mettre en relief l’importance de notre patrimoine naturel et culturel. On a également demandé d’appuyer l’élaboration de programmes éducatifs provinciaux qui aideraient les jeunes à découvrir les espaces naturels et historiques.

Promotion de la diversité

De nombreux participants ont parlé de la diversité croissante de la population canadienne et ont recommandé que les programmes de Parcs Canada tiennent compte des changements sociétaux en cherchant à savoir comment les différentes couches de la population entrent en contact avec ses endroits.Il faudrait aussi rendre les parcs nationaux et les lieux historiques nationaux plus accessibles aux personnes ayant des capacités différentes.

On a également mentionné l’utilisation de la technologie des nouveaux médias, du marketing et des techniques de communication comme la réalité virtuelle pour mieux faire connaître les sites de Parcs Canada, en particulier dans le Nord. Cette suggestion a été formulée en tenant pour acquis qu’une telle programmation appuierait, mais ne remplacerait pas l’objectif d’encourager les gens à visiter les parcs en personne pour vivre l’expérience du milieu naturel.

Découverte de notre patrimoine culturel

Les participants ont demandé à l’Agence de trouver de nouvelles façons de présenter l’histoire du Canada et d’exposer une nouvelle génération à des éléments de notre culture et de notre passé, en particulier les perspectives autochtones. À cet égard, l’utilisation de la technologie pour faciliter les découvertes a été évoquée comme moyen de mieux sensibiliser les jeunes du Canada.

Expérience de la vie autochtone

Du côté de Parcs Canada, on devrait déployer plus d’efforts pour introduire le public canadien aux cultures, aux connaissances et à l’histoire des Autochtones, a-t-on précisé. Les visiteurs sauraient sans doute apprécier les activités proposées par les peuples autochtones dans les sites de Parcs Canada, ce qui pourrait également favoriser une meilleure compréhension de la riche histoire autochtone du pays et présenter un point de vue autochtone — différent de la trame narrative conventionnelle — en ce qui a trait aux faits représentés dans les lieux historiques nationaux et les sites de Parcs Canada.

Pérennité

Ce thème englobe les commentaires sur la gouvernance de Parcs Canada, le financement durable et la transparence dans la prise de décisions, le transfert d’information et la consultation publique.

Gouvernance.

Certains participants ont demandé que la structure de gouvernance de Parcs Canada soit revue afin de s’assurer que les principes fondamentaux de l’intégrité écologique et commémorative soient considérés en priorité, comme l’exige la loi. On a réclamé la mise sur pied de comités indépendants pour conseiller la ministre sur des questions précises, allant de l’intégrité écologique aux activités d’aménagement dans les parcs. Des commentaires ont également été formulés au sujet de la création d’un conseil d’administration pour l’Agence Parcs Canada ou d’un comité consultatif national indépendant, qui relèverait de la ministre et fournirait en permanence des conseils et un encadrement.

Financement.

De nombreux intervenants ont réclamé le rétablissement du financement des sciences, qui avait fait l’objet de compressions dans les budgets précédents, et des investissements dans certains secteurs jugés importants pour l’avenir des parcs nationaux et des lieux historiques nationaux, par exemple le changement climatique. Il a également été question d’un financement ponctuel pour l’entretien et la réfection des installations afin de remettre les sites en bon état.

Des participants ont fait remarquer que les droits d’entrée peuvent constituer un obstacle pour certaines catégories de gens, y compris ceux qui ont de modestes revenus, ou pour les écoles qui ne disposent pas des fonds nécessaires pour payer les droits d’entrée et le transport.

On a également reconnu que les droits d’entrée et les revenus tirés des baux aident à financer les activités de Parcs Canada, mais qu’ils ne devraient pas entraver l’accès aux parcs ni empêcher le secteur privé de participer à la promotion d’une agréable expérience pour les visiteurs.

Transparence.

Il faudrait que les données scientifiques et sociales produites par Parcs Canada soient mises à la disposition du public, ont précisé certains intervenants. En outre, les participants ont souligné la nécessité de rendre les évaluations environnementales plus ouvertes et transparentes et ont demandé que des rapports sur l’état des parcs nationaux et des aires marines nationales de conservation soient préparés tous les cinq ans pour chaque parc national et chaque aire marine nationale de conservation et qu’ils soient rendus publics en temps opportun.

Certains intervenants ont insisté sur l’importance de la rigueur scientifique et de la transparence des programmes de surveillance. Les rapports et les évaluations environnementales, estime-t-on, devraient faire l’objet d’un examen par des experts externes avant leur publication. On a également demandé que tous les rapports des séances relevant de l’imputabilité publique (forums de planification, tables rondes ministérielles et évaluations environnementales) soient rendus publics.

5. Ce que nous allons faire — La réponse de la ministre

Brève description

Les résultats des consultations de la Table ronde de 2017 laissent entendre que l’on pourrait repenser le rôle que les sites de Parcs Canada pourraient jouer à l’avenir. Pour ce faire, il faudra mettre l’accent sur plusieurs priorités, notamment celles-ci :
  • Le budget de 2018 prévoyait un investissement historique de 1,3 milliard de dollars dans la protection des habitats et des espèces. Ces ressources permettront au Canada de consentir un effort déterminé au cours des cinq prochaines années pour étendre le réseau d’aires protégées et conservées du pays afin d’atteindre les objectifs d’Aichi pour la biodiversité, c’est-à-dire protéger au moins 17 pour cent des terres et de l’eau douce et 10 pour cent des océans d’ici 2020. Pour atteindre ces objectifs, il faudra travailler en étroite collaboration avec les provinces, les territoires, les peuples autochtones, les organismes sans but lucratif et le secteur industriel.

  • S’engager une fois de plus à faire de l’intégrité écologique la première priorité dans la prise de décisions et faire progresser les sciences de la conservation et les connaissances traditionnelles autochtones afin que Parcs Canada puisse relever les défis du changement climatique, de la perte de biodiversité, du développement et des pressions commerciales.

  • Encourager un plus grand nombre de gens à découvrir les sites de Parcs Canada, sensibiliser le public aux espaces naturels et historiques et promouvoir la santé écologique et le bien-être humain, notamment par la voie des expériences personnelles, de la réalité virtuelle, des médias sociaux et des programmes scolaires.

  • Reconnaître l’importance des loisirs de plein air écologiques et la nécessité de réduire ou d’éliminer les obstacles à la participation et à l’accessibilité.

La ministre McKenna, portant des bottes-pantalon dans un ruisseau au Parc national de la Peninsule bruce, mesure un amphibien à l’aide d’un outil en bois.
Parc national de la Péninsule-Bruce
  • Insister sur l’intégrité commémorative dans les lieux historiques nationaux ainsi que sur la nécessité de consacrer des ressources supplémentaires aux programmes d’éducation et d’interprétation.

  • Accepter le fait que l’environnement et l’économie se complètent dans les activités de Parcs Canada, dont l’apport annuel au PIB se chiffre à environ 3,38 milliards de dollars. De fait, les entreprises locales, qu’elles exploitent leurs activités dans les parcs ou qu’elles appuient des projets issus de collectivités externes, jouent un rôle important dans la création d’emplois, l’activité économique et l’innovation.

  • Renforcer le rôle que joue Parcs Canada dans la réconciliation avec les peuples autochtones et continuer d’accroître la collaboration avec les peuples autochtones en matière de conservation, de restauration et de jouissance des parcs nationaux et des lieux historiques nationaux.

Dans les pages qui suivent, nous décrivons les mesures que nous entendons prendre pour donner suite à ce qui a été entendu dans le cadre des consultations.

Thème : Protection et restauration

L’intégrité écologique occupe le premier rang des priorités de Parcs Canada dans la gestion des parcs nationaux et le maintien de l’intégrité écologique et commémorative forme la condition préalable à l’utilisation des parcs nationaux et des lieux historiques nationaux. En même temps, on veut créer des liens plus étroits avec la nature et l’histoire en incitant de plus larges pans de la population canadienne à découvrir les sites de Parcs Canada. Selon une récente enquête nationale sur la conservation commandée par la fondation Schad et le programme des oiseaux chanteurs de la forêt boréale (Boreal Songbird Initiative), on peut confirmer qu’une majorité de gens au Canada appuient les aires protégées et la création de nouveaux parcs.

Plusieurs mesures prises en 2016 et 2017 correspondent aux propos tenus lors de la table ronde de la ministre :

  • En 2016, on a franchi plusieurs étapes dans la création du parc urbain national de la Rouge, le premier en son genre au Canada, qui permettra de protéger les importants écosystèmes et le patrimoine de la région en faisant de l’intégrité écologique la première priorité dans la gestion du parc.

  • En 2017, le gouvernement du Canada a signé une entente avec le gouvernement du Nunavut et la Qikiqtani Inuit Association en vue de fixer les limites d’une aire marine nationale de conservation dans la région de Talluturiup Imanga/détroit de Lancaster. Recouvrant un territoire de 109 000 km2, elle deviendra la plus grande aire protégée du Canada. Ce partenariat témoigne de l’ampleur des possibilités de collaboration.

  • Au terme de sept années de planification, de concertation avec la collectivité et de collaboration avec les groupes autochtones, 16 bisons en santé — principalement des femelles de deux ans en gestation — ont été réintroduits dans l’écorégion subalpine du parc national Banff le 1er février 2017. Dix bisonneaux en bonne santé sont nés en juin, ce qui a porté le troupeau à 26 bêtes. Grâce à cette opération qui a fait l’objet de nombreuses éloges, on a ramené une espèce intrinsèque à l’écosystème du parc national après plus d’un siècle d’absence.

Un garde-feu surveille un petit feu au Parc national de Banff.
Parc national Banff
  • Le 27 octobre 2017, une annonce a été faite par trois collectivités méridionales de la nation Syilx/Okanagan, le gouvernement du Canada et la province de la Colombie-Britannique indiquant leur intention de protéger un territoire destiné à devenir une réserve de parc national dans le sud de la vallée de l’Okanagan.

  • Les corps de pompiers de Parcs Canada travaillent à réduire le risque d’incendies de forêt dans de nombreux parcs nationaux. Au cours de l’hiver 2017-2018, on comptait 17 projets de réduction des risques d’incendie de forêt dans les parcs du pays, notamment dans les collectivités de Banff, Jasper, Wasagaming et Waskesiu. La valeur du travail de prévention et de gestion des feux de forêt a été démontrée de façon spectaculaire en septembre 2017 lors des incendies au mont Kenow dans le parc national des Lacs-Waterton. Les travaux de réduction des combustibles achevés avant l’arrivée du feu de forêt ont été essentiels à la protection de l’infrastructure des lacs Waterton. Par ailleurs, le personnel de Parcs Canada a joué un rôle déterminant pour combattre l’incendie.

  • Parcs Canada et le gouvernement de l’Alberta parrainent ensemble le processus « En route vers l’objectif numéro 1 du Canada ». En concertation avec tous les gouvernements territoriaux et provinciaux, on est en train d’élaborer une approche transformatrice de la conservation au Canada. L’objectif est d’augmenter la superficie protégée ou conservée au Canada de 650 000 km2 (un territoire plus grand que la France) tout en contribuant à la réconciliation avec les Autochtones.

  • L’Agence Parcs Canada a rendu publics tous les programmes de rétablissement des espèces en péril qu’elle avait le mandat de produire et mis au point 21 plans d’action s’appliquant à plusieurs espèces afin de coordonner les mesures de rétablissement sur le terrain.

Afin de tirer parti de ces réussites, et en tenant compte des opinions exprimées dans le cadre de la Table ronde de 2017, la ministre s’engage à prendre les mesures suivantes.
Réalisations

Faire progresser le travail auprès des gouvernements provinciaux et territoriaux et des peuples autochtones afin de mener à terme les projets de création de parcs nationaux et d’aires marines nationales de conservation. Continuer de rechercher des possibilités de création de parcs nationaux.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada poursuit sa collaboration avec d’autres gouvernements, partenaires et intervenants afin de contribuer à la protection de 25 % des terres et de 25 % des océans du Canada d’ici 2025.
    • En 2018, Parcs Canada a mené de vastes consultations sur les limites proposées de la proposition de réserve de parc national dans le sud de l’Okanagan-Similkameen et sur les principaux points à prendre en compte pour la gestion des terres. Le 2 juillet 2019, les gouvernements du Canada et de la Colombie-Britannique ainsi que la Nation Syilx/Okanagan ont signé un protocole d’entente afin de travailler officiellement à la création d’une réserve de parc national dans le sud de l’Okanagan-Similkameen. Il s’agit d’une étape importante vers la création de la réserve de parc national.
    • En avril 2019, le gouvernement du Canada, le gouvernement du Nunavut et la Qikiqtani Inuit Association ont signé un protocole d’entente pour mener une évaluation de la faisabilité dans les aires marines protégées de la région du bassin de l’Extrême-Arctique, ou Tuvaijuittuq (« l’endroit où la glace ne fond jamais »).
    • Les 20 et 21 août 2019, les gouvernements du Canada, des Territoires du Nord-Ouest, la Première Nation des Dénés de Łutsël K’é, la Nation métisse des Territoires du Nord-Ouest et la Première Nation Deninu K’ue ont signé des ententes en vue de la création de la réserve de parc national Thaidene Nene et l’aire protégée territoriale Thaidene Nene adjacente. Il s’agit de la plus récente réserve de parc national du Canada. Depuis le 4 septembre 2019, 14 000 km2 de milieu sauvage sont légalement protégés grâce à l’inclusion de la réserve de parc national Thaidene Nene dans le champ d’application de la Loi sur les parcs nationaux du Canada. Le 25 septembre 2020, la Première nation des Yellowknives Dené a signé un accord pour participer à Thaidene Nene, complétant ainsi le partenariat avec les Premières nations de l'Akaitcho.
    • Le 1er août 2019, le gouvernement du Canada et la Qikiqtani Inuit Association (QIA) ont signé une Entente sur les répercussions et les avantages pour les Inuit (ERAI) pour établir l’aire marine nationale de conservation de Tallurutiup Imanga. L’entente va au-delà de cette zone spécifique et peut couvrir les besoins de toute zone protégée établie à l’intérieur du bassin de l’Extrême‑Arctique canadien.
    • Le 14 août 2019, le gouvernement du Canada et la Confédération des Mi’kmaq de l’Île-du-Prince-Édouard ont annoncé la conduite d’une étude de faisabilité en vue de créer une réserve de parc national dans la chaîne des dunes de Hog Island, dans le nord-ouest de l’Île-du-Prince-Édouard.
    • Le 6 septembre 2019, le ministre de l’Environnement et du Changement climatique, le ministre responsable de Parcs Canada et le président du Nunatsiavut ont annoncé le lancement d’une étude de faisabilité pour envisager la création d’une aire protégée autochtone en vertu de la Loi sur les aires marines nationales de conservation du Canada, qui serait adjacente au parc national des Monts-Torngat, dans le nord du Labrador.
    • En 2019, le gouvernement du Canada a annoncé la conclusion d’une entente pour l’acquisition d’une propriété de 12 acres avec 500 mètres de rivage intact de la baie Georgienne, laquelle est entourée par l’anse Driftwood; ces terres feront partie du parc national de la Péninsule-Bruce. Le parc national de la Péninsule-Bruce est maintenant terminé à 90 % et constitue l’une des plus grandes aires protégées du sud de l’Ontario. L’entente d’achat de nouvelles terres fait avancer l’achèvement du parc national de la Péninsule-Bruce.
    • L’étude de faisabilité de l’établissement d’une aire marine protégée autour des Îles de la Madeleine est en cours. Une première réunion du comité consultatif a eu lieu en décembre 2019.
    • Le 15 juin 2019, l’Office de protection de la nature de Toronto et de la région a transféré 18,5 km2 de terres à Parcs Canada afin qu’elles soient intégrées au parc urbain national de la Rouge, contribuant ainsi largement à l’établissement du parc. Cette annonce fait officiellement du parc urbain national de la Rouge le plus grand parc urbain d’Amérique du Nord.
    • Parcs Canada continue de travailler à une étude de faisabilité avec 19 Premières Nations et le gouvernement de la Colombie-Britannique en vue de créer la réserve d’aire marine nationale de conservation du Détroit-de-Georgia-Sud.
    • Parcs Canada appuie Pêches et Océans Canada et le gouvernement du Québec en vue de la création d’une aire marine protégée dans l’estuaire du Saint-Laurent, dans les eaux entourant le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent.

De concert avec d’autres ordres de gouvernement et des parties prenantes, travailler à faire progresser la biodiversité par la connectivité des lieux protégés et des approches différentes en matière d’aires protégées.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada participe activement à la gouvernance et à la mise en œuvre du Fonds de la nature du Canada en soutenant la création d’aires protégées et de conservation supplémentaires (y compris d’aires protégées et de conservation autochtones) par les gouvernements autochtones, les propriétaires fonciers privés et les autorités provinciales et territoriales.
    • Parcs Canada travaille également avec Environnement et Changement climatique Canada et les autorités provinciales et territoriales afin d’élaborer des indicateurs et des outils pancanadiens capables de mesurer les progrès du Canada en matière de connectivité écologique et de définir les priorités futures en matière d’aires protégées et de conservation.
    • Les critères du programme de conservation et de restauration de l’Agence ont été revisités afin de promouvoir explicitement les projets qui tiennent compte de la connectivité écologique et qui appliquent des stratégies fondées sur les écosystèmes (y compris les connexions socioécologiques), le cas échéant. Par exemple, la Première Nation Caldwell, dans le sud de l’Ontario, a commencé à acheter les terres du marais Hillman, à côté du parc national de la Pointe-Pelée. Elle prévoit d’établir une réserve à proximité du parc. Cette réserve et ce parc comprendront tous deux des composantes de zones humides menacées par une plante envahissante, les phragmites.
    • Parcs Canada élabore des conseils et des outils pour améliorer la connectivité écologique sur les sites de Parcs Canada et autour de ces sites. Voici quelques exemples de projets de connectivité en cours de réalisation :
      • La détermination des attributs optimaux des corridors utilisés par les carnivores sous la pression de l’utilisation humaine autour du lotissement urbain de Banff.
      • Le développement de stratégies à long terme pour améliorer les corridors de connectivité des mouflons de Dall sur la route de l’Alaska adjacente à la réserve de parc national Kluane.
      • Collaboration avec les gouvernements provinciaux, les partenaires autochtones et les propriétaires fonciers privés afin de relier les corridors nord-sud au-delà des limites des parcs, des parcs nationaux Banff, Lake Louise Yoho Kootenay, Mont-Revelstoke et des Glaciers au nord jusqu’au Parc international de la paix Waterton-Glacier au sud, grâce à l’utilisation des données des caméras sur la faune.

D’ici la fin de 2020, réviser le plan du réseau des parcs nationaux. La mise à jour sera fondée sur les connaissances scientifiques actuelles en matière de conservation, les connaissances traditionnelles autochtones et les considérations liées au changement climatique, à la biodiversité et à d’autres facteurs environnementaux. Le plan ainsi remanié assurera que les sites importants sont recensés et classés par ordre de priorité, que leur place dans un réseau plus large d’aires protégées est bien définie et que des mécanismes efficaces de protection sont mis en place. On dressera la liste des obstacles à la création des aires protégées et l’on prendra des mesures pour accélérer le processus.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Depuis le début des années 1970, le plan du réseau des parcs nationaux a orienté la création de nouveaux parcs nationaux au Canada. L’établissement de la portée de l’évaluation est en cours afin de déterminer la meilleure méthode de révision et de refonte du Plan du réseau des parcs nationaux. Une attention particulière est accordée aux moyens par lesquels la création de nouveaux parcs peut soutenir l'engagement du gouvernement du Canada de conserver 25 % des terres et 25 % des océans du pays d'ici 2025, en s'efforçant d'atteindre 30 % de chacun d'entre eux d'ici 2030.

S’associer avec les peuples autochtones et d’autres pour œuvrer à la réalisation des objectifs d’Aichi concernant la protection des écosystèmes terrestres et d’eau douce. Ces travaux, qui s’inscrivent dans le cadre du processus « En route vers l’objectif numéro 1 du Canada », seront toujours fondés sur la science et les connaissances traditionnelles et contribueront à la création d’un réseau intégré de zones protégées et conservées.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Le rapport Unis avec la nature préparé par le comité directeur national d’En route a été rendu public en mars 2019. Il s'est appuyée sur les travaux du Cercle autochtone d’experts et du Comité consultatif national.
    • Parcs Canada poursuit sa collaboration avec d’autres gouvernements et communautés autochtones afin de contribuer à la protection de 25 % des terres et de 25 % des océans du Canada d’ici 2025. Par exemple, la Nation Okanagan, le gouvernement de la Colombie-Britannique et Parcs Canada ont entrepris des négociations en vue de créer une réserve de parc national dans le sud de l’Okanagan. Un certain nombre de sites annoncés au cours de l’année dernière reposaient sur des propositions de groupes autochtones : c’est notamment le cas de l’aire marine nationale de conservation de la baie James proposée par le gouvernement de la nation crie.
    • Parcs Canada élabore des conseils et des méthodes pour évaluer les lieux historiques nationaux et les canaux historiques nationaux en fonction des critères des autres mesures de conservation efficaces par zone, tels qu’ils sont définis dans le cadre du processus d’En route vers l’objectif 1 du Canada.

Favoriser la création d’aires protégées et conservées autochtones en collaboration avec les peuples autochtones du Canada.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • En octobre 2018, Parcs Canada a appuyé un rassemblement national de gouvernements autochtones et d’autres experts afin d’examiner les possibilités, les outils et les défis liés à la mise en place d’aires protégées et de conservation autochtones au Canada.
    • Les principes définissant les aires protégées et de conservation autochtones sont intégrés aux étapes de création de nouveaux parcs nationaux et de nouvelles aires marines nationales de conservation, comme l’entente relative à l’établissement de la réserve de parc national Thaidene Nene avec la Première Nation des Dénés de Łutsël K’é.
    • Parcs Canada soutient des initiatives de planification de la conservation intégrée avec des partenaires autochtones en vue d’appuyer les objectifs communs de conservation des Autochtones. Voici quelques exemples de ces initiatives :
      • Élaboration d’un plan de collaboration en matière de connectivité, de rétablissement des espèces en péril et de travaux de restauration des forêts entre la Première Nation Miawpukek et le parc national Terra-Nova.
      • Mise en place d’une stratégie de gestion du feu dans la réserve du parc national des îles Gulf qui intègre une compréhension commune du rôle des peuples autochtones dans la gestion du feu et de stratégies de recours à des savoirs variés qui s’appuie sur les pratiques de gestion autochtones pour soutenir la persistance et le rétablissement des plantes d’importance culturelle pour les Premières Nations locales.
      • L’élaboration, conjointement avec la Nation Haïda, d’un plan à long terme pour évaluer l’efficacité du nouveau plan de zonage marin de Gwaii Haanas pour atteindre les objectifs écologiques et culturels du Conseil de gestion de l’archipel.
    • Parcs Canada soutient le programme « Conservation through Reconciliation Partnership » de l’Université de Guelph, une coalition d’organisations qui soutiennent la création d’aires protégées et de conservation autochtones.

Assurer un leadership international dans la création et l’exploitation des parcs en s’engageant à collaborer avec les autres ministères et organismes responsables des parcs nationaux.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada a renouvelé sa Stratégie internationale visant à orienter la participation de l’Agence aux activités internationales au cours des cinq prochaines années (2020-2025).
    • Un nouveau protocole d’entente a été signé avec le secrétariat mexicain de l’environnement et des ressources naturelles en octobre 2019. Parcs Canada a participé à la réunion du Groupe de travail sur l’environnement du Partenariat Canada-Mexique afin de faire progresser la planification des projets collaboratifs.
    • Lors des réunions de la Convention sur la diversité biologique à Montréal en novembre 2019, Parcs Canada a mené des négociations au nom du Canada sur des points relatifs aux liens entre la nature et la culture.
    • Parcs Canada continue de jouer un rôle de premier plan dans les travaux de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, notamment en dirigeant l’initiative « NaturePourTous ».

Conformément à la lettre de mandat de la ministre (2015), examiner les mesures que Parcs Canada peut prendre en collaboration avec Environnement et Changement climatique Canada et Pêches et Océans Canada pour protéger les Grands Lacs, le bassin du fleuve Saint-Laurent et le bassin du lac Winnipeg.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada participe activement à la mise en œuvre de l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs entre le Canada et les États-Unis.
    • Parcs Canada travaille de concert avec Environnement et Changement climatique Canada et Pêches et Océans Canada à titre de membre du Groupe bilatéral sur les aires marines protégées Canada-Québec (GBAMP).
    • Parcs Canada est membre du comité directeur du Plan d’action Canada-Québec sur le Saint-Laurent 2011-2026 et des groupes de travail sur l’état du Saint-Laurent et la biodiversité. Le fondement du Plan d’action est la mise en commun des efforts et des ressources de multiples ministères et organismes dans le but d’œuvrer à favoriser la conservation, la restauration, la protection et l’amélioration de l’état du Saint-Laurent.
    • Parcs Canada continue de soutenir activement la mise en œuvre de l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs et d’y participer activement. En 2019, l’Agence a participé à la refonte de l’Accord Canada-Ontario. Le projet d’accord a été publié aux fins de commentaires publics pendant une période de 60 jours à l’automne 2019. Le nouvel Accord Canada-Ontario devrait être ratifié en 2020 et être en vigueur jusqu’en 2024. Parcs Canada s’est engagé à diriger trois produits livrables dans le cadre du nouvel Accord Canada-Ontario, notamment :
      • Renforcer la protection à long terme de la biodiversité et la restauration des écosystèmes grâce à un réseau d’aires protégées aquatiques et terrestres.
      • Établir un lien entre les Grands Lacs et les visiteurs des parcs, les résidents des collectivités alentour et les étudiants, et les inspirer.
Les opinions que nous avons entendues

Établir des parcs et des aires marines de conservation

Le plan du réseau des parcs nationaux a été rédigé au début des années 1970. Il avait pour but d’établir un réseau de parcs nationaux représentatif de chacune des régions naturelles distinctes du Canada. À l’heure actuelle, le plan est achevé à un peu plus de 77 pour cent.

Ce que nous allons faire—La réponse de la ministre

Dans le budget de 2018, le gouvernement du Canada s’est engagé à augmenter considérablement le nombre d’aires protégées terrestres et marines. Cela démontre notre engagement à atteindre nos objectifs en matière d’aires protégées, comme le prévoit la Convention internationale sur la diversité biologique (objectif numéro 11 d’Aichi et objectif numéro 1 du Canada). Pour respecter cet engagement, nous agirons comme suit :

  • Faire progresser le travail auprès des gouvernements provinciaux et territoriaux et des peuples autochtones afin de mener à terme les projets de création de parcs nationaux et d’aires marines nationales de conservation. Continuer de rechercher des possibilités de création de parcs nationaux.

  • De concert avec d’autres ordres de gouvernement et des parties prenantes, travailler à faire progresser la biodiversité par la connectivité des lieux protégés et des approches différentes en matière d’aires protégées.

  • D’ici la fin de 2020, réviser le plan du réseau des parcs nationaux. La mise à jour sera fondée sur les connaissances scientifiques actuelles en matière de conservation, les connaissances traditionnelles autochtones et les considérations liées au changement climatique, à la biodiversité et à d’autres facteurs environnementaux. Le plan ainsi remanié assurera que les sites importants sont recensés et classés par ordre de priorité, que leur place dans un réseau plus large d’aires protégées est bien définie et que des mécanismes efficaces de protection sont mis en place. On dressera la liste des obstacles à la création des aires protégées et l’on prendra des mesures pour accélérer le processus.

  • S’associer avec les peuples autochtones et d’autres pour œuvrer à la réalisation des objectifs d’Aichi concernant la protection des écosystèmes terrestres et d’eau douce. Ces travaux, qui s’inscrivent dans le cadre du processus « En route vers l’objectif numéro 1 du Canada », seront toujours fondés sur la science et les connaissances traditionnelles et contribueront à la création d’un réseau intégré de zones protégées et conservées.

  • Favoriser la création d’aires protégées et conservées autochtones en collaboration avec les peuples autochtones du Canada.

  • Assurer un leadership international dans la création et l’exploitation des parcs en s’engageant à collaborer avec les autres ministères et organismes responsables des parcs nationaux. On peut trouver un exemple de ce rôle dans la récente déclaration de coopération avec la République populaire de Chine qui doit permettre à Parcs Canada de mettre son expertise au service de la création d’un réseau de parcs nationaux chinois.

  • Conformément à la lettre de mandat de la ministre (2015), examiner les mesures que Parcs Canada peut prendre en collaboration avec Environnement et Changement climatique Canada et Pêches et Océans Canada pour protéger les Grands Lacs, le bassin du fleuve Saint-Laurent et le bassin du lac Winnipeg.

Réalisations

Créer un groupe de travail autonome temporaire doté d’une expertise en gouvernance, en élaboration de politiques, en sciences écologiques et en conservation du patrimoine. Celui-ci aura pour tâche d’examiner les pratiques, les politiques, les programmes de planification et de surveillance et les processus d’approbation de Parcs Canada et de formuler des recommandations afin de s’assurer que le maintien de l’intégrité écologique et commémorative constitue une considération prioritaire dans la prise de décisions. Les recommandations du groupe de travail seront présentées à la ministre pour le 31 août 2018 au plus tard.

Complété – engagement entièrement respecté

  • Détails des réalisations
    • Le Groupe de travail autonome de la ministre McKenna a commencé son examen en octobre 2018 et a présenté ses recommandations finales à la ministre le 31 mars 2019. Parcs Canada prend des mesures pour donner suite à un certain nombre de ces recommandations dans le cadre de la mise en œuvre plus large de la réponse à la Table ronde de la ministre de 2017.
Les opinions que nous avons entendues

Réaffirmer que l’intégrité écologique sera la considération prioritaire dans la prise de décisions touchant les parcs nationaux et les aires marines nationales de conservation et qu’il en sera de même pour l’intégrité commémorative lorsque les décisions concernent les lieux historiques nationaux

Ce que nous allons faire—La réponse de la ministre

Je réaffirme sans équivoque que le maintien ou la restauration de l’intégrité écologique, par le truchement de la protection des ressources et des processus naturels, sera la première priorité dans tous les aspects de la gestion des parcs nationaux. Je réaffirme également que le maintien de l’intégrité écologique et commémorative restera une condition préalable à l’utilisation des parcs nationaux et des lieux historiques nationaux. Pour respecter cet engagement, nous agirons comme suit :

  • Créer un groupe de travail autonome temporaire doté d’une expertise en gouvernance, en élaboration de politiques, en sciences écologiques et en conservation du patrimoine. Celui-ci aura pour tâche d’examiner les pratiques, les politiques, les programmes de planification et de surveillance et les processus d’approbation de Parcs Canada et de formuler des recommandations afin de s’assurer que le maintien de l’intégrité écologique et commémorative constitue une considération prioritaire dans la prise de décisions. Les recommandations du groupe de travail seront présentées à la ministre pour le 31 août 2018 au plus tard.

Réalisations

Faire progresser les sciences de la conservation grâce à une étroite collaboration entre Parcs Canada et Environnement et Changement climatique Canada.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • À la suite du colloque Parcs Canada-Environnement et Changement climatique Canada de 2019, des mesures conjointes dans quatre domaines prioritaires sont étudiées : sciences du paysage et écologie de la population, planification de l’adaptation au changement climatique, savoir autochtone et gestion de la surveillance et de l’adaptation.
    • Parcs Canada travaille avec Environnement et Changement climatique Canada sur un projet de résilience des zones humides côtières des Grands Lacs, qui comprend des sites de référence dans quatre zones gérées par Parcs Canada. Des efforts ont également été entrepris pour coordonner de manière stratégique la surveillance des oiseaux aquatiques coloniaux et de la qualité de l’eau au niveau régional dans les Grands Lacs.

Consulter le conseiller scientifique en chef du gouvernement du Canada pour mieux intégrer les données scientifiques dans la prise de décisions et assurer que le public ait un meilleur accès aux activités scientifiques menées par l’Agence Parcs Canada dans le domaine de la conservation.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • À l’automne 2019, Parcs Canada, en collaboration avec l’Institut canadien de conservation, a interagi avec le conseiller scientifique en chef, qui a fourni des conseils concernant l’amélioration des possibilités de collaboration dans le domaine de la science de la conservation du patrimoine culturel.
    • L’Agence continue de diffuser des données scientifiques et opérationnelles par le biais du portail du gouvernement ouvert et examine la meilleure façon de diffuser des données et des documents supplémentaires au sujet de la science de la conservation dans les années à venir. Les publications récentes comprennent des données qui documentent les conflits entre l’homme et la faune sur les sites de Parcs Canada, ainsi que 86 mises à jour et six nouveaux enregistrements de données de surveillance écologique. Depuis 2015, plus de 450 fichiers de données écologiques ont été mis en ligne.
    • Une politique provisoire de Parcs Canada en matière d’intégrité scientifique conforme à la politique type a été élaborée.

Continuer de renforcer les compétences scientifiques de Parcs Canada en matière de conservation et favoriser la collaboration continue entre l’Agence et Environnement et Changement climatique Canada dans le domaine des sciences de la conservation afin de mieux surveiller l’intégrité écologique et d’éclairer la planification et la prise de décisions.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • La collaboration avec Environnement et Changement climatique Canada est facilitée par un protocole d’entente sur la collaboration scientifique.
    • Parcs Canada travaille avec Environnement et Changement climatique Canada pour normaliser une méthode de surveillance de la connectivité écologique et de l’intégrité écologique des paysages, notamment du couvert forestier avec le Service canadien des forêts et la surveillance des zones humides avec le Centre national de la recherche faunique.
    • Parcs Canada travaille avec le Collectif des parcs canadiens pour l’innovation et le leadership (CPCIL) afin d’examiner les options permettant d’élargir la collaboration entre les institutions scientifiques et de conservation gouvernementales, universitaires et non gouvernementales au Canada.

Veiller à ce que les décisions de Parcs Canada concernant les parcs nationaux et les aires marines nationales de conservation soient guidées par les sciences de la conservation et respectent les exigences législatives visant à maintenir ou rétablir l’intégrité écologique dans les parcs nationaux et à gérer les aires marines nationales de conservation dans une optique de durabilité écologique.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada propose une nouvelle norme de surveillance de l’intégrité écologique (dans les parcs nationaux) et un cadre de surveillance de la viabilité écologique (dans les aires marines nationales de conservation) qui s’appuient sur la climatologie moderne et la participation autochtone, et qui favoriseront la prise de décisions fondées sur des données probantes.
    • Les évaluations environnementales stratégiques des décisions de gestion prévisionnelle commenceront plus tôt au cours du cycle de planification et s’appuieront sur des prévisions de l’utilisation par les visiteurs, du développement et du changement climatique.
    • Des critères revisités, fondés sur la science de la conservation, ont été établis pour évaluer les projets de conservation et de restauration de l’Agence.

Élaborer une approche axée sur les connaissances pour améliorer le développement, le transfert et la mise en commun du savoir et pour appuyer la prise de décisions fondées sur des données probantes.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada développe une série intégrée d'instruments et d'outils politiques pour soutenir le développement, le partage et la collaboration des connaissances. Des travaux sont également en cours sur des outils destinés à soutenir la prise de décision fondée sur des données probantes.

Rétablir l’obligation de mettre à jour les plans directeurs des parcs nationaux au moins tous les cinq ans et produire des rapports sur l’état de chaque parc tous les cinq ans, ceux-ci devant être rendus publics aux fins d’examen par les scientifiques, le grand public et les autres parties intéressées.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada effectue une analyse complète de sa méthode de gestion prévisionnelle, dans le but de s’adapter à un cycle de cinq ans.
    • Au cours des trois dernières années, Parcs Canada a travaillé à la refonte d’un grand nombre de plans de gestion de parcs nationaux, de lieux historiques nationaux et d’aires marines nationales de conservation. De 2016 à 2019, 43 plans ont été mis en œuvre et sept autres ont pris fin en 2019. Il existe 34 plans en cours d’élaboration en 2020.
Les opinions que nous avons entendues

Veiller à ce que les décisions prises à Parcs Canada soient fondées sur des données scientifiques et réinvestir dans la capacité scientifique

Ce que nous allons faire—La réponse de la ministre

Le respect de la science est essentiel pour assurer que l’intégrité écologique se voit accorder la première priorité. Pour confirmer l’importance de la science, nous agirons comme suit :

  • Faire progresser les sciences de la conservation grâce à une étroite collaboration entre Parcs Canada et Environnement et Changement climatique Canada.

  • Consulter avec le conseiller scientifique en chef du gouvernement du Canada pour mieux intégrer les données scientifiques dans la prise de décisions et assurer que le public ait un meilleur accès aux activités scientifiques menées par l’Agence Parcs Canada dans le domaine de la conservation.

  • Continuer de renforcer les compétences scientifiques de Parcs Canada en matière de conservation et favoriser la collaboration continue entre l’Agence et Environnement et Changement climatique Canada dans le domaine des sciences de la conservation afin de mieux surveiller l’intégrité écologique et d’éclairer la planification et la prise de décisions.

  • Veiller à ce que les décisions de Parcs Canada concernant les parcs nationaux et les aires marines nationales de conservation soient guidées par les sciences de la conservation et respectent les exigences législatives visant à maintenir ou rétablir l’intégrité écologique dans les parcs nationaux et à gérer les aires marines nationales de conservation dans une optique de durabilité écologique.

  • Élaborer une approche axée sur les connaissances pour améliorer le développement, le transfert et la mise en commun du savoir et pour appuyer la prise de décisions fondées sur des données probantes. Rétablir l’obligation de mettre à jour les plans directeurs des parcs nationaux au moins tous les cinq ans et produire des rapports sur l’état de chaque parc tous les cinq ans, ceux-ci devant être rendus publics aux fins d’examen par les scientifiques, le grand public et les autres parties intéressées.

Réalisations

Mener des recherches sur la façon dont le changement climatique affecte les espaces protégés. Faire de nouveaux investissements dans les compétences scientifiques en matière de conservation qui permettront à Parcs Canada d’évaluer la vulnérabilité des écosystèmes et de déterminer les mesures à prendre pour faciliter leur adaptation.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada modernise ses programmes de conservation afin d’intégrer les considérations relatives au changement climatique à la restauration écologique, au rétablissement des espèces, à la surveillance écologique et à la gestion du feu.
    • Parcs Canada a réalisé une série de rapports scientifiques régionaux résumant l’évolution des conditions climatiques dans les lieux patrimoniaux et les effets potentiels que les changements prévus pourraient causer. Cette série s’élargit maintenant avec le lancement d’un ensemble de rapports plus détaillés sur des sites précis.
    • Une évaluation complète des risques liés au changement climatique a été réalisée pour Parcs Canada. Il s’agissait de déterminer les effets du changement climatique dans cinq domaines de responsabilité : les ressources naturelles, les ressources culturelles, l’expérience du visiteur, la santé et la sécurité, et les biens bâtis.
    • En collaboration avec des partenaires, un cadre d’adaptation pour les aires protégées du Canada ainsi qu’une approche d’atelier connexe ont été mis en place. Parcs Canada élabore actuellement un outil de planification dont l’objectif est d’établir la priorité des mesures d’adaptation au changement climatique et d’en faciliter la mise en œuvre.
    • Les experts de Parcs Canada continuent de codiriger deux groupes de travail chargés d’élaborer des pratiques exemplaires et d’échanger des connaissances en matière de gestion des lieux patrimoniaux dans le contexte du changement climatique. Ces groupes de travail sont composés de gestionnaires des lieux patrimoniaux canadiens fédéraux, provinciaux et territoriaux canadiens, ainsi que de partenaires autochtones, industriels et universitaires.
    • En collaboration avec la Société Aubudon et Études d’Oiseaux Canada, Parcs Canada a mené une étude visant à déterminer comment le changement climatique affecte les communautés d’oiseaux dans les parcs nationaux et les aires marines nationales de conservation du Canada.
    • Sous la coordination de la Commission de coopération environnementale, Parcs Canada a travaillé avec les États-Unis et le Mexique afin d’élaborer une boîte à outils pour l’adaptation au climat dans les zones marines et côtières protégées, qui comprend une évaluation rapide de la vulnérabilité, des mesures d’adaptation, des études de cas et d’autres ressources pour aider les gestionnaires des aires protégées à intégrer l’adaptation au climat à la gestion et la planification.

Veiller à ce que les travaux de conservation et de restauration tiennent compte de la nécessité d’améliorer la connectivité écologique dans les parcs et les zones avoisinantes dans le cadre des efforts d’adaptation au changement climatique.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada collabore avec Environnement et Changement climatique Canada afin d’élaborer un indicateur national de connectivité pour les aires protégées.
    • Les critères du programme de conservation et de restauration de l’Agence ont été revisités afin de promouvoir explicitement les projets qui prennent en compte la connectivité écologique. Certains projets actuels et nouveaux travaillent avec des partenaires extérieurs aux parcs pour influencer la connectivité et/ou la conservation à l’échelle du paysage, y compris les activités de conservation ou de restauration en dehors des parcs. Par exemple, les parcs nationaux des Rocheuses travaillent avec des partenaires provinciaux dans le but de rétablir deux espèces d’arbres en péril, le pin à écorce blanche et le pin souple.
    • Parcs Canada a entamé l’élaboration d’un cadre stratégique visant à intégrer la connectivité écologique dans la planification et les programmes de conservation.

Reconnaître la valeur du capital naturel et en faire rapport et assurer le captage et le stockage du carbone présent dans les écosystèmes protégés du Canada.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada a effectué une analyse préliminaire de la valeur du capital naturel et étudie actuellement la manière d’affiner cette analyse.
    • L’élaboration de l’Atlas du carbone de Parcs Canada est presque terminée. L’évaluation des stocks et des flux de carbone dans les aires forestières de 38 parcs nationaux est terminée. Les travaux futurs porteront sur les autres types d’écosystèmes, notamment les terres humides, les tourbières et les prairies, ainsi que les aires marines et côtières. Ce travail permet de mieux comprendre le rôle des aires protégées dans le contexte du changement climatique.

Faire en sorte de réduire considérablement les émissions de carbone et la consommation d’eau et d’améliorer le rendement énergétique, lorsque l’on modernise ou rénove les installations dans les parcs et les lieux historiques, conformément aux engagements du gouvernement en matière d’approvisionnement écologique.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • La Directive sur l’écologisation des bâtiments de Parcs Canada encourage le recours à des systèmes énergétiques et d’adduction d’eau/de traitement des eaux usées efficaces, à des appareils et à des pratiques d’exploitation réduisant les coûts à long terme et les émissions de gaz à effet de serre, tout en protégeant les ressources culturelles et naturelles et en continuant de fournir aux visiteurs des niveaux de service de qualité. Elle fait aussi la promotion de l’utilisation de matériaux durables dans les nouveaux projets de construction et de rénovation tout en tenant compte du coût, des exigences du projet, des émissions de gaz à effet de serre et des principes du développement durable.
    • En réponse à la Stratégie pour un gouvernement vert du gouvernement du Canada, l’Agence amplifie ses efforts pour réduire les émissions de carbone par l’élaboration d’une norme sur la durabilité et la résilience des biens, qui devrait être terminée en 2021.
    • Par le biais de l’appel de propositions de 2018 du Fonds pour un gouvernement vert, Parcs Canada :
      • A ajouté une batterie solaire de toiture et un système de conversion de la chaleur à un nouveau bâtiment commercial du parc national et de la réserve Kluane, ce qui permet d’optimiser l’efficacité énergétique et de réduire la dépendance envers le réseau électrique et les chauffages au diesel.
      • A été invité à formuler des propositions complètes relatives à six initiatives d’infrastructures vertes concernant la production d’hydroélectricité, les systèmes de chauffage géothermiques et les panneaux solaires photovoltaïques.
    • En 2019, des études concernant les principaux bâtiments de la station principale de la Réserve de parc national de l’Île-de-Sable et le complexe administratif du parc national des Mille-Îles ont été menées afin de décider des investissements futurs visant à améliorer l’efficacité énergétique, le confort et le bien-être du personnel, à atteindre la durabilité opérationnelle et à réduire les émissions de gaz à effet de serre et la dépendance envers les combustibles fossiles.
    • L’Agence s’est engagée à mettre en place une infrastructure de bornes de recharge dans 25 des lieux les plus populaires de Parcs Canada, ou à proximité de ceux-ci, partout au pays d’ici 2021. Le 14 août 2020, Parcs Canada a annoncé que des stations de recharge étaient désormais installées dans 28 des endroits les plus populaires de Parcs Canada. D’ici 2025, l’Agence doublera le nombre de destinations offrant ce service aux 50 endroits les plus populaires.

Protéger les habitats et relancer les efforts de restauration des écosystèmes pour que les espèces en péril puissent se rétablir dans les parcs nationaux et les aires protégées, et travailler en collaboration avec Environnement et Changement climatique Canada et d’autres instances pour protéger les espèces en voie de disparition dans les zones adjacentes aux parcs nationaux et aux aires protégées.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada a directement alloué environ 4,5 millions de dollars entre 2018 et 2020 à plus de 100 projets qui mettront en œuvre les mesures définies dans les plans d’action pour les espèces en péril. Par exemple :
      • Au cours des quatre prochaines années, le programme de conservation « À l’assaut des roseaux » améliorera la qualité de l’eau à l’intérieur et autour du parc national des Îles-de-la-Baie-Georgienne en ciblant l’élimination des phragmites, une plante envahissante, en élaborant un système de surveillance à long terme et en empêchant la plante de se rétablir.
      • Le rétablissement de la population de saumon de l’Atlantique dans les eaux du parc national Kouchibouguac et de ses environs grâce à une meilleure connaissance et une meilleure surveillance, et en s’appuyant sur les travaux antérieurs et en cours avec les partenaires.
      • L’amélioration des mesures de conservation pour la protection des bélugas en interdisant les excursions commerciales d’observation des baleines dans 44 % du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent.
      • Dans le parc national Banff, l’équipe aide au rétablissement d’un poisson menacé, la truite fardée versant de l’ouest, espèce indigène, en restaurant physiquement son habitat, en éliminant les poissons non indigènes et en mobilisant le public afin de le sensibiliser et d’établir des liens.
      • Dans le parc national des Prairies, l’équipe a mis en œuvre des activités de conservation pour soutenir les populations de chien-de-prairie à queue noire, notamment des mesures pour gérer la menace de peste, des recherches sur la persistance des espèces et la collecte de données aux fins de planification du rétablissement en cours.

Dresser l’inventaire des sites archéologiques et historiques menacés par le changement climatique et les pressions exercées liées au développement et travailler en partenariat avec les peuples autochtones et les établissements d’enseignement pour recenser et préserver ces lieux.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada, en collaboration avec la Table fédérale-provinciale-territoriale sur la culture et le patrimoine, a publié récemment six rapports d’ateliers sur l’adaptation au changement climatique, ainsi qu’un rapport général sur le programme.
Les opinions que nous avons entendues

Restaurer les sites qui se sont détériorés sur le plan écologique ou commémoratif et affronter les effets du changement climatique

Ce que nous allons faire—La réponse de la ministre

Nous devons agir pour maintenir ou restaurer l’intégrité écologique, ce qui comprend des mesures pour contrer la perte et la fragmentation des habitats et les effets du changement climatique, et accélérer la réhabilitation des sites contaminés et les efforts pour préserver les sites historiques et archéologiques qui sont en péril. Pour y arriver, nous agirons comme suit :

  • Mener des recherches sur la façon dont le changement climatique affecte les espaces protégés. Faire de nouveaux investissements dans les compétences scientifiques en matière de conservation qui permettront à Parcs Canada d’évaluer la vulnérabilité des écosystèmes et de déterminer les mesures à prendre pour faciliter leur adaptation.

  • Veiller à ce que les travaux de conservation et de restauration tiennent compte de la nécessité d’améliorer la connectivité écologique dans les parcs et les zones avoisinantes dans le cadre des efforts d’adaptation au changement climatique.

  • Reconnaître la valeur du capital naturel et en faire rapport et assurer le captage et le stockage du carbone présent dans les écosystèmes protégés du Canada.

  • Faire en sorte de réduire considérablement les émissions de carbone et la consommation d’eau et d’améliorer le rendement énergétique, lorsque l’on modernise ou rénove les installations dans les parcs et les lieux historiques, conformément aux engagements du gouvernement en matière d’approvisionnement écologique.

  • Protéger les habitats et relancer les efforts de restauration des écosystèmes pour que les espèces en péril puissent se rétablir dans les parcs nationaux et les aires protégées, et travailler en collaboration avec Environnement et Changement climatique Canada et d’autres instances pour protéger les espèces en voie de disparition dans les zones adjacentes aux parcs nationaux et aux aires protégées.

  • Dresser l’inventaire des sites archéologiques et historiques menacés par le changement climatique et les pressions exercées liées au développement et travailler en partenariat avec les peuples autochtones et les établissements d’enseignement pour recenser et préserver ces lieux.

Réalisations

Évaluer les biens de valeur stratégique et déterminer les ressources nécessaires pour remettre en état les installations, y compris celles dans les lieux historiques nationaux. Dans certains cas, on pourrait les mettre hors service et prendre des mesures pour réhabiliter les sites.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • En 2019, le plan de placement quinquennal de Parcs Canada a été approuvé par le Conseil du Trésor. Il décrit les principes, les processus et les pratiques de gestion liés aux placements prévus de l’Agence dans les actifs et les services acquis sur un horizon de planification allant de 2019-2020 à 2023-2024.
    • Parcs Canada passe également à un régime de gestion suivant la comptabilité d’exercice afin de confirmer un mécanisme de financement prévisible à long terme pour réaliser son mandat de protection et de mise en valeur des lieux patrimoniaux du Canada. Dans le cadre de ce projet, l’Agence perfectionnera encore son modèle d’entreprise, ses processus de gestion et sa gouvernance globale en matière de gestion financière et de planification des placements.

Achever les travaux de réparation et de restauration d’installations hautement prioritaires en y affectant les 370 millions de dollars prévus dans le budget de 2017 pour les deux prochaines années.

Complété – engagement entièrement respecté

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada gère un portefeuille de quelque 18 224 biens bâtis dans tout le pays, notamment des expériences pour les visiteurs, des autoroutes, des voies navigables et des biens patrimoniaux dont la valeur de remplacement actuelle est d’environ 26,5 milliards de dollars. Depuis 2014, l’état général du portefeuille de biens bâtis de Parcs Canada a continué de s’améliorer grâce à un investissement sans précédent du gouvernement du Canada dans les infrastructures d’environ 4 milliards de dollars, dont 364 millions de dollars annoncés dans le budget de 2019.
    • Les fonds d'immobilisations alloués à l'Agence dans le cadre du budget 2017 ont maintenant été entièrement investis dans la réalisation de projets de réparation et de restauration hautement prioritaires visant à améliorer l'état des infrastructures de Parcs Canada. Le programme fédéral d'investissement dans les infrastructures de l'Agence étant toujours en cours et de nombreux projets n'étant pas encore terminés, un plus grand nombre de biens verront leur état s'améliorer à la fin du programme.
Les opinions que nous avons entendues

Restaurer les sites qui se sont détériorés sur le plan écologique ou commémoratif et affronter les effets du changement climatique (suite)

Ce que nous allons faire—La réponse de la ministre

Pour ce qui est des infrastructures et des biens dont l’état s’est détérioré (c.-à-d. selon la définition donnée dans le Rapport sur l’état des lieux patrimoniaux naturels et culturels du Canada), on élaborera des plans de remise en état, on affectera des ressources et on établira des échéanciers pour entreprendre les travaux de restauration nécessaires. Pour atteindre ces objectifs, nous agirons comme suit :

  • Évaluer les biens de valeur stratégique et déterminer les ressources nécessaires pour remettre en état les installations, y compris celles dans les lieux historiques nationaux. Dans certains cas, on pourrait les mettre hors service et prendre des mesures pour réhabiliter les sites.

  • Achever les travaux de réparation et de restauration d’installations hautement prioritaires en y affectant les 370 millions de dollars prévus dans le budget de 2017 pour les deux prochaines années.

Réalisations

Dans le cadre de la révision des plans directeurs des parcs nationaux Banff et Jasper, veiller à ce que l’on tienne compte de la primauté de l’intégrité écologique ainsi que des principes d’ouverture et de transparence dans les processus et les approches de prise de décisions en matière d’aménagement commercial à grande échelle.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • En 2019, un rapport sur « ce que nous avons entendu » a été publié, résumant la première étape de l’engagement du public envers le renouvellement des plans de gestion des parcs nationaux Banff, Jasper, Yoho, Kootenay, du Mont Revelstoke, des Glaciers et des Lacs-Waterton. Dans le cadre de ces consultations, les parties prenantes ont été consultées concernant le processus et les approches de prise de décisions relatives à l’aménagement commercial à grande échelle. Les résultats de ces consultations serviront de base aux projets de plans de gestion.
    • Parcs Canada élabore actuellement des projets de plans de gestion individuels qui feront l’objet d’un examen et de commentaires supplémentaires lors d’une deuxième phase de mobilisation du public. Les commentaires recueillis au cours de cette deuxième étape permettront de mettre la dernière main à chaque plan de gestion et d’orienter les ajustements potentiels à apporter aux processus d’aménagement commercial.

Entreprendre un examen des mécanismes de prise de décisions en matière d’aménagement et de gestion des terres afin d’assurer un processus cohérent et transparent pour les décisions relatives à l’aménagement des sites de Parcs Canada.

Complété – engagement entièrement respecté

  • Détails des réalisations
    • Des limites strictes de développement sont en place pour protéger l’intégrité écologique des parcs nationaux. Parcs Canada a mis en place un processus d’examen rigoureux des projets de développement et d’évaluation environnementale qui garantit que toutes les propositions de développement respectent ces limites et que des écosystèmes sains sont maintenus.
    • En 2018, Parcs Canada a sollicité l’avis du public sur la meilleure façon d’établir un cadre simplifié pour ce processus de permis d’aménagement, à titre de première étape pour satisfaire cet engagement. Un rapport sur « ce que nous avons entendu » a été publié en février 2019.
    • À la suite de cet examen et de cette consultation, l’Agence travaille actuellement avec le ministère de la Justice pour rédiger de nouveaux règlements qui remplaceront le cadre datant des années 1960 régissant la façon dont les permis sont accordés pour l’utilisation des terres et la construction sur les sites de Parcs Canada. Le premier projet de « règlement sur l’aménagement du territoire » devrait être achevé en 2021.
    • En outre, des directives d’interprétation de la réglementation sont en cours d’élaboration afin de définir clairement les étapes précises d’un processus modernisé de permis d’aménagement. Une grille tarifaire actualisée sera mise en œuvre pour assurer le recouvrement des coûts des services de planification et de développement, et de nouveaux outils de conformité contribueront à renforcer les efforts de protection et de conservation.
    • En 2019, l’Agence a créé les Services d’aménagement du territoire, qui agissent en tant que chef de file de la planification et du développement, mettent la dernière main à la livraison de tous les éléments de l’examen et répondent aux préoccupations des parties prenantes en fournissant un soutien aux sites de Parcs Canada pour assurer la cohérence et la transparence de la prise de décisions.
    • Des consultations publiques seront prévues afin de permettre aux parties prenantes d’examiner les projets de règlement et de lignes directrices d’interprétation et de discuter de la manière dont la proposition satisfait les cinq principes clés déterminés lors des consultations publiques de l’automne 2018 (protection de l’intégrité écologique, flexibilité, cohérence, transparence, participation du public).

Appliquer les plus hautes normes d’évaluation environnementale pour les nouvelles propositions de développement et de réaménagement dans les parcs nationaux, les aires marines nationales de conservation et les lieux historiques nationaux.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada met en œuvre la Loi sur l’évaluation d’impact de 2019. Les avis sont publiés dans le Registre canadien d’évaluation d’impact et assurent une transparence accrue concernant les évaluations en cours. Depuis la mi-2019, Parcs Canada a publié 54 avis, ce qui a permis d’accroître la transparence des évaluations effectuées. Six évaluations d’impact courantes préapprouvées de niveau national ont été approuvées et publiées sur Internet. En outre, des évaluations d’impact courantes préapprouvées sont menées dans le cadre des plus petits projets afin de garantir la mise en place de mesures d’atténuation cohérentes et de haute qualité.
    • Parcs Canada a participé à différentes étapes de l’évaluation environnementale menée par l’Agence canadienne d’évaluation d’impact. Par exemple, Parcs Canada donne des conseils sur l’impact de l’augmentation du trafic et des conflits d’usage dans le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent dans le cadre du projet Énergie Saguenay.
    • En 2019-2020, Parcs Canada pilote un nouveau Programme d’amélioration continue sur l’évaluation d’impact.

Étudier les moyens d’améliorer les plans de transport pour les sites de Parcs Canada où la circulation automobile est élevée, y compris les projets visant à réduire le trafic, à instaurer des services de navettes ou à offrir d’autres modes de transport en commun. Parcs Canada a lancé un certain nombre de mesures en matière de transport pour composer avec les niveaux élevés de fréquentation à l’été 2017 et celles-ci pourraient servir de modèles.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada continue à élaborer et à mettre en œuvre des outils de gestion de l’utilisation des visiteurs pour les lieux à forte fréquentation, en se fondant sur les réussites en matière de gestion des visites obtenues pendant l’année 2017, où les entrées étaient gratuites.
    • Parcs Canada s’est associé à la commission régionale des services de transport en commun de la vallée de Bow pour mettre en place des solutions de transport en commun dans le parc national Banff. L’investissement continuera à financer les liaisons de service entre la région de Banff et de Calgary, ainsi que les services de transport en commun locaux dans la région de Banff, notamment les liaisons vers Lake Louise, le lac Minnewanka, le lieu historique national Cave and Basin, les terrains de camping du Mont-Tunnel, le Canyon-Johnston et les sources thermales Upper Hot Springs. Cela permettra aux visiteurs d’accéder aux attractions populaires et d’en profiter tout en protégeant la faune, la flore et la nature qui les accueillent.
Les opinions que nous avons entendues

Faire le point sur les activités commerciales et de développement qui se déroulent dans les parcs nationaux, particulièrement à Banff et Jasper

Ce que nous allons faire—La réponse de la ministre

Le maintien et la restauration de l’intégrité écologique exigent qu’on impose des limites au développement dans les parcs nationaux, en particulier ceux où l’activité accrue peut avoir des répercussions sur la santé de l’écosystème. La protection des parcs nationaux en limitant le développement est également une orientation dans la lettre de mandat de la ministre de 2015.

En même temps, les parcs nationaux jouent un rôle important dans notre secteur touristique. Les activités commerciales dans nos parcs peuvent améliorer la qualité des loisirs et des expériences offertes aux visiteurs et attirer une clientèle plus diversifiée dans nos patrimoniaux naturels, tout en contribuant à l’essor des collectivités locales. Pour éviter de compromettre l’intégrité écologique, nous prendrons les mesures suivantes :

  • Dans le cadre de la révision des plans directeurs des parcs nationaux Banff et Jasper, veiller à ce que l’on tienne compte de la primauté de l’intégrité écologique ainsi que des principes d’ouverture et de transparence dans les processus et les approches de prise de décisions en matière d’aménagement commercial à grande échelle.

  • Entreprendre un examen des mécanismes de prise de décisions en matière d’aménagement et de gestion des terres afin d’assurer un processus cohérent et transparent pour les décisions relatives à l’aménagement des sites de Parcs Canada.

  • Appliquer les plus hautes normes d’évaluation environnementale pour les nouvelles propositions de développement et de réaménagement dans les parcs nationaux, les aires marines nationales de conservation et les lieux historiques nationaux.

  • Étudier les moyens d’améliorer les plans de transport pour les sites de Parcs Canada où la circulation automobile est élevée, y compris les projets visant à réduire le trafic, à instaurer des services de navettes ou à offrir d’autres modes de transport en commun. Parcs Canada a lancé un certain nombre de mesures en matière de transport pour composer avec les niveaux élevés de fréquentation à l’été 2017 et celles-ci pourraient servir de modèles.

Réalisations

Mettre à jour les plans des réseaux de parcs nationaux et de lieux historiques nationaux.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Depuis le début des années 1970, le plan du réseau des parcs nationaux a orienté la création de nouveaux parcs nationaux au Canada. L’établissement de la portée de l’évaluation est en cours afin de déterminer la meilleure méthode de révision et de refonte du Plan du réseau des parcs nationaux. Une attention particulière est accordée aux moyens par lesquels la création de nouveaux parcs peut soutenir l'engagement du gouvernement du Canada de conserver 25 % des terres et 25 % des océans du pays d'ici 2025, en s'efforçant d'atteindre 30 % de chacun d'entre eux d'ici 2030.
    • Le cadre pour l’histoire et la commémoration : le plan du réseau des lieux historiques nationaux 2019 présente une nouvelle approche pour raconter l’histoire du Canada selon des points de vue diversifiés, et parfois complexes, y compris les moments difficiles de notre passé. Plus précisément, il permettra de s’assurer que les lieux patrimoniaux de Parcs Canada intègrent les récits et les voix des peuples autochtones.

Revoir les dispositions législatives, les instruments financiers et les pratiques exemplaires pour renforcer la conservation et la protection du patrimoine. Accroître le rôle de Parcs Canada en tant que chef de file de la communauté du patrimoine culturel en général et fournir des normes et des lignes directrices pour la conservation des lieux historiques autres que ceux relevant de l’Agence. Pour ce faire, il faudra se concerter avec d’autres ministères et organismes gouvernementaux pour assurer l’uniformité des normes de conservation du patrimoine pour l’ensemble du gouvernement fédéral.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • L’Agence travaille sur un plan de recherche qui examine les impacts économiques, socioculturels, en matière de bien-être et environnementaux de la conservation des lieux patrimoniaux. Ce travail se fait en collaboration avec d’autres paliers de gouvernement et avec les organisations concernées.

En partenariat avec les provinces et les territoires, prendre les devants dans la mise en œuvre des engagements internationaux, y compris ceux liés à la Convention du patrimoine mondial des Nations Unies.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada a renouvelé sa Stratégie internationale, qui aidera à orienter la participation de l’Agence aux activités internationales au cours des cinq prochaines années (2020-2025).
    • Parcs Canada offre un soutien et des conseils aux gestionnaires des sites du patrimoine mondial au Canada ainsi qu’aux sites présents sur la Liste indicative canadienne pendant la préparation des nominations.
    • À la demande du Comité du patrimoine mondial, le gouvernement du Canada, en collaboration avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les communautés autochtones et les parties prenantes, a élaboré un plan d’action complet pour protéger le site du patrimoine mondial du parc national Wood Buffalo et veiller à sa préservation pour les générations actuelles et futures. La mise en œuvre du plan d’action est déjà en cours. Le Comité du patrimoine mondial a pris une décision concernant l’état de conservation du site du patrimoine mondial du parc national Wood Buffalo et n’a pas inscrit le parc national Wood Buffalo sur la liste du patrimoine mondial en péril.
    • En 2019, Parcs Canada a encouragé la nomination et l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de Writing-on-Stone/Áísínai’pi.
    • En novembre 2019, Parcs Canada a soumis au Centre du patrimoine mondial le rapport demandé sur l’état de conservation du site du patrimoine mondial du Gros-Morne.
    • En octobre 2019, Parcs Canada a participé à une conférence sur le patrimoine mondial de l’Arctique portant sur le besoin urgent de conserver le patrimoine naturel et culturel de la région de l’Arctique.
    • Lors de la réunion du Comité du patrimoine mondial en juillet 2019, Parcs Canada a parrainé un événement parallèle axé sur les langues autochtones et le rôle des peuples autochtones au sein de la Commission du patrimoine mondial.

Travailler de concert avec les organisations autochtones sur les modifications à apporter à la Loi sur les lieux et monuments historiques pour assurer une représentation autochtone permanente au sein de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada et les peuples autochtones travaillent ensemble pour concevoir des produits et des activités d’interprétation dans les parcs nationaux, les lieux historiques nationaux et les aires marines nationales de conservation dans le but d’aider à faire mieux comprendre les cultures et les traditions des peuples autochtones.
    • En novembre 2018, Parcs Canada a réuni 66 experts et intervenants du patrimoine culturel autochtone pour discuter, entre autres, de la façon d’assurer une représentation autochtone au sein de la Commission. Les résultats de cette consultation ont directement influencé Le cadre pour l’histoire et la commémoration : le plan du réseau des lieux historiques nationaux 2019.
    • Le Conseil consultatif sur le patrimoine culturel autochtone a été créé pour conseiller Parcs Canada sur les projets ou initiatives liés au patrimoine culturel, notamment sur les modifications à apporter à la Loi sur les lieux et monuments historiques.
Les opinions que nous avons entendues

Conserver le patrimoine culturel

Ce que nous allons faire—La réponse de la ministre

Parcs Canada joue un rôle essentiel dans la protection et la conservation du patrimoine culturel du pays. Pour renforcer ce rôle, nous agirons comme suit :

  • Mettre à jour les plans des réseaux de parcs nationaux et de lieux historiques nationaux.

  • Revoir les dispositions législatives, les instruments financiers et les pratiques exemplaires pour renforcer la conservation et la protection du patrimoine. Accroître le rôle de Parcs Canada en tant que chef de file de la communauté du patrimoine culturel en général et fournir des normes et des lignes directrices pour la conservation des lieux historiques autres que ceux relevant de l’Agence. Pour ce faire, il faudra se concerter avec d’autres ministères et organismes gouvernementaux pour assurer l’uniformité des normes de conservation du patrimoine pour l’ensemble du gouvernement fédéral.

  • En partenariat avec les provinces et les territoires, prendre les devants dans la mise en œuvre des engagements internationaux, y compris ceux liés à la Convention du patrimoine mondial des Nations Unies.

  • Travailler de concert avec les organisations autochtones sur les amendements à apporter à la Loi sur les lieux et monuments historiques pour assurer une représentation autochtone permanente au sein de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada.

Réalisations

Adopter les principes régissant la relation du gouvernement du Canada avec les peuples autochtones comme cadre d’un partenariat renouvelé.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada participe à de multiples négociations partout au pays, y compris relativement à la création de parcs et à des processus Couronne-Autochtones qui reposent sur la reconnaissance et la mise en œuvre des droits des peuples autochtones.
    • Parcs Canada a participé à 74 tables de négociation sur les traités modernes et la reconnaissance des droits, ce qui lui a permis de faire de grandement faire progresser la conclusion d’accords de reconnaissance des droits au Canada atlantique et de contribuer à la conclusion d’une entente de principe avec les Premières Nations Dididaht et des Pacheedaht.
    • Le rapport « La voie du changement » de 2019 de l’Agence appuie et suit les changements internes en matière de législation, de politique et de pratique qui soutiennent la réconciliation et la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et les appels à l’action de la Commission de vérité et de réconciliation au sein de l’Agence, et souligne le rôle que chaque unité opérationnelle de Parcs Canada doit jouer pour faire progresser la réconciliation. Le rapport « La voie du changement » a été rendu public, communiqué directement aux organisations autochtones nationales et communiqué à tous les membres de l’équipe en juillet 2019. La Direction des affaires autochtones a présenté son approche lors de réunions interministérielles et fait preuve d’une mobilisation directe auprès d’autres ministères. La mobilisation du personnel est en cours et la planification du premier rapport annuel sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre des 41 engagements est en cours.
    • Une partie de la restructuration de la Direction des ressources humaines a consisté à mettre sur pied une équipe de recrutement et de développement de la main-d’œuvre autochtone qui travaille en collaboration avec la Direction des affaires autochtones pour encourager le recrutement de talents autochtones et instaurer un lieu de travail inclusif propice au développement et à la rétention de notre main-d’œuvre autochtone.

Collaborer avec les groupes et communautés autochtones dans le cadre de la gestion de tous les sites de Parcs Canada, y compris la planification de la gestion.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada s’est engagé à mettre en place un réseau de lieux patrimoniaux nationaux qui reconnaît et honore les contributions des peuples autochtones, leurs histoires et leurs cultures, ainsi que les liens particuliers qui unissent les peuples autochtones aux terres et aux eaux traditionnelles.
    • Actuellement, plus de 30 lieux patrimoniaux de Parcs Canada sont gérés par des comités de gestion coopérative ou dans le cadre de relations consultatives avec les gouvernements autochtones locaux.
    • Tous les plans de gestion sont élaborés en consultation avec les peuples autochtones, qui sont de précieux partenaires dans la gestion des lieux patrimoniaux nationaux. Parcs Canada continue d’adapter son approche aux besoins des communautés et partenaires autochtones.
    • Le Conseil consultatif sur le patrimoine culturel autochtone a été créé pour conseiller Parcs Canada sur les projets ou initiatives liés au patrimoine culturel, dans le but de faire progresser la réconciliation et d’aider l’Agence à gérer les lieux patrimoniaux dont elle a la charge dans l’esprit de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
    • Le 16 avril 2019, le gouvernement du Canada et la Fiducie du patrimoine inuit ont signé le protocole d’entente sur les artefacts de Franklin, qui détaille la manière dont les deux organisations travailleront ensemble pour protéger, étudier, conserver et faire connaître ces artefacts importants.
    • Le Canada et la Première Nation de Timiskaming ont travaillé ensemble à la cogestion du lieu historique national d’Obadjiwan–Fort-Témiscamingue. Par l’intermédiaire de cet accord, le gouvernement du Canada transférera 50 % de la propriété du lieu historique national à une fiducie afin de mieux représenter l’histoire des Autochtones. Cette copropriété contribuera à protéger l’histoire et la culture autochtones et permettra à la Première Nation de Timiskaming de participer directement à la gestion du lieu historique national. Grâce à cette nouvelle entente et à ce nouveau nom, le site reflétera mieux les 6 500 ans d’utilisation et d’occupation des terres par les Autochtones à Obadjiwan et dans les environs du lac Témiscamingue.

Trouver des moyens de rétablir le lien historique avec les terres et les eaux que les Autochtones ont occupées depuis des temps anciens.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada favorise les possibilités pour les Autochtones de rétablir leurs liens avec les terres et les eaux traditionnelles en :
      • poursuivant la mise en œuvre du programme de Portes ouvertes pour les peuples autochtones et en faisant la promotion des principes « PARCS » de l’Agence grâce à des processus de communication et de planification de gestion;
      • négociant des ententes de cogestion et en élaborant conjointement des plans d’intendance ainsi que des accords constructifs relatifs à l’exercice dans les parcs nationaux des droits prévus à l’article 35;
      • augmentant la présence des programmes des gardiens dans les parcs nationaux et les lieux historiques nationaux.
    • En 2019, Parcs Canada a reconnu l’Année internationale des langues autochtones, telle qu’elle a été déclarée par les Nations Unies. Outre les plus de 150 initiatives en langues autochtones déjà en place sur les sites de Parcs Canada dans l’ensemble du pays, qui vont des programmes d’expériences destinées aux visiteurs à l’inclusion de langues autochtones sur les panneaux de signalisation, Parcs Canada a élaboré un certain nombre d’articles promotionnels pour faire connaître l’Année internationale des langues autochtones. Par exemple, quatre nouveaux projets en langues autochtones ont été financés pour encourager l’utilisation des langues autochtones sur les panneaux de signalisation.

Faire participer les peuples autochtones aux programmes de conservation et veiller à ce que les connaissances traditionnelles autochtones et les sciences de la mer de l’Arctique éclairent les décisions en matière de conservation et de gestion.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • Le programme de conservation et de restauration de Parcs Canada (CoRe) démontre comment Parcs Canada œuvre à protéger l’intégrité écologique et illustre l’engagement du gouvernement à l’égard de la science et du savoir autochtone comme fondement des mesures de conservation. Des exemples de la participation des Autochtones sont présentés dans le rapport de 2018 sur le programme CoRe .
    • Les critères du programme de conservation et de restauration ont été mis à jour afin de faire en sorte que les projets associent plus étroitement les partenaires autochtones, et ce dès le stade de la planification du projet.
    • En 2018-2019, environ 70 % des projets du programme CoRe mobilisaient activement des peuples, des communautés ou des particuliers autochtones, et 56 % intégraient le savoir autochtone à leurs travaux. Par exemple, les partenaires autochtones font partie intégrante du projet « Rétablir la forêt boréale », notamment en ce qui concerne la planification et la consultation, la mise en œuvre et la sensibilisation. Les concepts et les connaissances en matière de gestion des terres autochtones et de l’orignal ont été intégrés au projet tout au long de sa mise en œuvre.
    • Parcs Canada a conclu un accord de contribution de quatre ans avec le secteur de l’environnement de l’Assemblée des Premières Nations pour s’assurer que les programmes et les efforts d’orientation actuels et futurs reflètent mieux les points de vue, les valeurs et les connaissances des Premières Nations.

Donner suite aux travaux du Cercle d’experts autochtones, qui a présenté un rapport à la ministre sur la façon dont les peuples autochtones peuvent contribuer à l’atteinte des objectifs de conservation du Canada.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada participe à une initiative conjointe avec Environnement et Changement climatique Canada, l’Agence canadienne d’évaluation environnementale et le ministère des Pêches et des Océans pour appuyer le conseil des aînés de l’Assemblée des Premières Nations dans l’élaboration de principes politiques sur les connaissances autochtones, qui orienteront la prise en considération du savoir autochtone par les ministères fédéraux.
    • Parcs Canada participe au comité directeur du Programme pilote des gardiens autochtones, dirigé par Environnement et Changement climatique Canada.
    • Parcs Canada continue de travailler avec l’Assemblée des Premières Nations et un certain nombre de partenaires autochtones locaux afin d’élaborer une politique marine qui orientera la gestion des aires marines nationales de conservation.
    • Le Ralliement national des Métis et Parcs Canada ont fait progresser leur travail ensemble et en sont aux premiers stades de l'élaboration d'un accord de contribution avec un plan de travail associé. Les progrès actuels suggèrent que le plan de travail sera en place au cours de l’année fiscale 2020-21.

Travailler avec les Inuits, les Métis et les Premières Nations à la création d’aires protégées et de zones de conservation autochtones.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • En octobre 2018, Parcs Canada a appuyé un rassemblement national de gouvernements autochtones et d’autres experts afin d’examiner les possibilités, les outils et les défis liés à la mise en place d’aires protégées et de conservation autochtones au Canada.
    • En août 2019, Parcs Canada a signé des accords avec les gouvernements autochtones et le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest pour créer la réserve de parc national Thaidene Nene. Le parc national fait partie de la zone protégée autochtone de Thaidene Nëné, telle que désignée par la Première Nation des Dénés de Łutsël K'é, qui comprend la zone protégée territoriale adjacente de Thaidene Nëné.
    • Parcs Canada fait partie d’un groupe de travail piloté par Environnement et Changement climatique Canada et l’Assemblée des Premières Nations afin de poursuivre les progrès vers cet objectif par le leadership et la mobilisation des Autochtones dans la conservation, en se concentrant sur le lancement du Fonds pour la nature.

Dans la mesure du possible, élargir les projets de gestion responsable et les programmes de gardiens autochtones à Parcs Canada comme élément central d’un partenariat renouvelé.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada continue de favoriser les moyens appuyant l’intendance autochtone des lieux patrimoniaux, y compris par :
      • la négociation d’ententes de cogestion;
      • la participation aux efforts pangouvernementaux et propres à Parcs Canada afin d’incorporer le savoir autochtone aux politiques et aux pratiques exemplaires;
      • la participation à la mise en œuvre du Programme pilote des gardiens autochtones (dirigé par Environnement et Changement climatique Canada).
    • Voici quelques exemples concrets : appui du programme d’intendance Nauttiqsuqtiit Inuit Steward Program à Talliurutup Imanga et de l’initiative de gardien autochtone de Jasper, et élaboration d’un programme des gardiens par la Nation métisse des Territoires du Nord-Ouest pour le parc national Wood Buffalo et la réserve de parc national Thaidene Nene. Ces initiatives ultérieures impliquent la négociation d’accords de gestion coopérative et l’élaboration conjointe de plans d’intendance et d’accords constructifs liés à l’exercice des droits de l’article 35 dans les parcs nationaux.

En collaboration avec les peuples et communautés autochtones, trouver des possibilités de programmes d’interprétation et de narration fondés sur des activités et des connaissances traditionnelles.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Le programme « Récits du Canada » soutient 25 projets concernant près de 40 sites du système de l’Agence Parcs Canada visant à intensifier la mise en œuvre du cadre pour l’histoire et la commémoration du point de vue des Autochtones.
    • Parcs Canada collabore avec les communautés autochtones partout au pays pour leur permettre de présenter leurs récits historiques et leur culture. Voici des exemples :
      • Le personnel de Parcs Canada de l’aire marine nationale de conservation du lac Supérieur travaille avec les Pawgwasheeng (Première Nation de Pays Plat) pour transmettre leurs récits, leurs enseignements et leur langue à l’aire marine de conservation en élaborant des sculptures autochtones et des panneaux d’interprétation représentant les sept enseignements ancestraux. Un cercle de feu portant les symboles des sept enseignements offrira à la communauté Pawgwasheeng la possibilité de proposer des programmes de récits.
      • Le lieu historique national du Fort-Langley collabore avec la Coast Salish Arts and Cultural Society et la Première Nation Kwantlen afin de publier un livre, We are Kwantlen, visant à faire connaître leurs récits, leur histoire et leur culture à la communauté par le biais d’un lancement du livre et de présentations.
      • Camp culturel du lieu historique national Saoyú-Ɂehdacho. En collaboration avec la communauté de Délı̨nę, un authentique camp culturel Sahtú Dene a été organisé, offrant un espace pour les activités traditionnelles au sein de la communauté. Ce camp culturel communautaire donnera l’occasion aux anciens, aux gardiens du savoir, aux jeunes et à la communauté de se réunir pour partager leurs récits et leur histoire, et de célébrer leur culture.
Les opinions que nous avons entendues

Reconnaître et appuyer le rôle que jouent les peuples autochtones dans la gestion et la conservation des espaces et faire participer les Premières Nations et les Inuits à la prise de décisions touchant leurs territoires traditionnels ou leur patrimoine culturel

Ce que nous allons faire—La réponse de la ministre

Promouvoir la collaboration entre Parcs Canada et les peuples autochtones pour renforcer la relation la plus importante de l’Agence dans un esprit de réconciliation en agissant comme suit :

  • Adopter les principes régissant la relation du gouvernement du Canada avec les peuples autochtones comme cadre d’un partenariat renouvelé

  • Collaborer avec les groupes et communautés autochtones dans le cadre de la gestion de tous les sites de Parcs Canada, y compris la planification de la gestion.

  • Trouver des moyens de rétablir le lien historique avec les terres et les eaux que les Autochtones ont occupées depuis des temps anciens.

  • Faire participer les peuples autochtones aux programmes de conservation et veiller à ce que les connaissances traditionnelles autochtones et les sciences de la mer de l’Arctique éclairent les décisions en matière de conservation et de gestion

  • Donner suite aux travaux du Cercle d’experts autochtones, qui a présenté un rapport à la ministre sur la façon dont les peuples autochtones peuvent contribuer à l’atteinte des objectifs de conservation du Canada.

  • Travailler avec les Inuits, les Métis et les Premières Nations à la création d’aires protégées et de zones de conservation autochtones.

  • Dans la mesure du possible, élargir les projets de gestion responsable et les programmes de gardiens autochtones à Parcs Canada comme élément central d’un partenariat renouvelé.

  • En collaboration avec les peuples et communautés autochtones, trouver des possibilités de programmes d’interprétation et de narration fondés sur des activités et des connaissances traditionnelles.

Thème : Découverte et création de liens

L’un des principaux aspects du mandat de Parcs Canada consiste à encourager la population canadienne à établir des liens plus étroits avec les endroits d’importance naturelle et historique afin « d’en favoriser la connaissance, l’appréciation et la jouissance au sein du public et d’en assurer l’intégrité écologique et commémorative pour les générations d’aujourd’hui et de demain ». En découvrant les parcs nationaux, les aires marines nationales de conservation et les lieux historiques nationaux, les visiteurs se voient offrir de belles occasions de s’initier au passé de ces endroits uniques, dont l’histoire est racontée par un personnel averti. C’est en cultivant ce lien plus profond et cette compréhension de notre patrimoine naturel et culturel que l’on pourra faire croître au sein de notre société le désir de protéger ces endroits exceptionnels.

Plusieurs mesures prises en 2016 et 2017 correspondent aux propos tenus lors de la Table ronde :

  • Parcs Canada a offert l’entrée gratuite à tous les visiteurs en 2017, dans le cadre du programme Canada 150. On a ainsi mis en place des mesures qui ont demandé une planification et des préparatifs importants afin d’offrir des expériences de première qualité aux visiteurs canadiens. En décembre 2016, on a lancé la carte d’entrée Découverte gratuite pour 2017 et, dès la fin du mois de mars, on avait reçu près de 5,4 millions de commandes en provenance du Canada et de l’étranger. Cela a entraîné une augmentation rapide de la fréquentation, tendance qui s’est poursuivie tout au long de 2017.

  • Parcs Canada organise chaque année des cérémonies de remise de certificats de citoyenneté dans certains des endroits naturels et culturels les plus importants du pays, que ce soit au lieu historique national du Fort Langley en Colombie-Britannique ou au lieu historique national Ardgowan à Charlottetown, Île-du-Prince-Édouard. De plus, Parcs Canada s’est engagée à offrir l’entrée gratuite à tous les néo-Canadiens durant la première année suivant leur obtention de la citoyenneté canadienne, par l’entremise du programme du laissez-passer culturel parrainé conjointement avec l’Institut pour la citoyenneté.

Une femme reçoit son certificat de citoyenneté pendant une cérémonie extérieure au Parc national de Mont Riding. En arrière-plan, un public de visiteurs observe la scène.
Parc national du Mont-Riding
  • La septième édition de la «Sortie scolaire la plus cool au Canada» a été lancée à l’automne 2017 et la classe gagnante pourra mieux connaître les sites de Parcs Canada en Ontario en visitant notamment le parc national des Mille-Îles et les lieux historiques nationaux du Fort-Wellington, du Canal-Rideau et de la Maison-Laurier. Le concours était ouvert aux élèves de 7e, de 8e et de 9e années et de 1re, de 2e et de 3e secondaire. Les classes devaient créer un montage photographique sur un projet de gestion responsable de la culture, de l’histoire ou de l’environnement auquel elles ont participé, en expliquant comment il se rapporte aux activités de Parcs Canada. Par ce programme, l’Agence cherche à sensibiliser un nombre beaucoup plus grand de jeunes dans les écoles. L’identité des lauréats a été dévoilée en avril 2018.

  • Le programme d’initiation au camping de Parcs Canada vise à surmonter les obstacles à l’établissement de liens avec la nature, en montrant aux gens, par exemple, à monter une tente ou à cuisiner à l’extérieur. Grâce à la tenue de 500 activités en 2017, il a pu attirer 70 000 participants,comparativement à 11 000 en 2016.

  • Avec plus de 170 000 téléchargements, l’application mobile de Parcs Canada, lancée en mai 2017, a figuré parmi les 150 applications canadiennes les plus téléchargées sur l’App Store d’Apple au cours de l’été.

Pour tirer parti de ces programmes et en s’inspirant des commentaires recueillis lors de la Table ronde de 2017, la ministre s’engage à prendre les mesures suivantes :
Réalisations

À mesure que Parcs Canada renouvelle continuellement ses programmes d’interprétation et de sensibilisation, veiller à ce que l’accent soit mis sur les mesures suivantes :
– Créer un lien significatif avec la nature et l’histoire, et favoriser une solide culture de conservation au Canada;
– Promouvoir les possibilités d’apprentissage et de science des écosystèmes et les liens avec les programmes de science citoyenne;
– Collaborer avec d’autres administrations et « collectivités d’entrée » pour offrir des expériences interreliées qui vont au delà des limites du parc.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada diversifie continuellement les expériences proposées et renouvelle les programmes d’interprétation et de sensibilisation, afin d’encourager l’exploration et l’apprentissage, en mettant l’accent sur la création de liens significatifs avec la nature et l’histoire. Les activités et les réalisations à ce jour à ce chapitre comprennent ce qui suit :
      • Élaboration et mise en œuvre d’un vaste programme de diffusion externe et de mobilisation par la narration de récits sur la conservation, la promotion de la science à Parcs Canada et l’introduction de nouveaux publics à la nature et à l’histoire;
      • Élaboration d’outils de mobilisation relatifs aux océans et de contenu Web pour sensibiliser le public aux impacts des objets de plastiques à utilisation unique;
      • Mise en œuvre d’une stratégie nationale de promotion de la science et de la conservation intégrant du contenu sur tous les canaux numériques de Parcs Canada;
      • Possibilités d’apprentissage créées grâce aux expériences d’Initiation au camping et au nouveau contenu à ce sujet dans la dernière version de l’application de Parcs Canada;
      • Développement et réalisation d’initiatives de science citoyenne, comme les programmes Bioblitz et Bioblitz dans une boîte, qui sont des activités amusantes et éducatives qui permettent aux bénévoles de faire équipe avec des scientifiques pour découvrir des espèces végétales et animales et contribuer à leur protection;
      • Travailler avec des partenaires autochtones à la création de possibilités de tourisme autochtone qui permettent de tisser des liens entre des collectivités et des parcs/lieux historiques pour offrir des expériences complémentaires, et fournir du financement pour aider à ces développements;
      • La Journée des lieux historiques du Canada, organisée en partenariat avec la Fiducie nationale du Canada, est une journée spéciale pour mettre en valeur et faire connaître les lieux patrimoniaux et les récits historiques qui y sont associés, ainsi que le travail accompli par Parcs Canada pour commémorer l’histoire du pays;
      • Les programmes « Héros de chez nous » et « Héros de haute mer » permettent la mobilisation et la participation de communautés où transitent les visiteurs, pour qu’elles puissent nouer des liens significatifs avec l’histoire militaire locale.
    • En 2019, le gouvernement du Canada a fait part de ses plans pour le nouveau centre d’accueil et d’éducation du parc urbain national de la Rouge. Parcs Canada et le zoo de Toronto ont conclu un accord visant à améliorer l’expérience des visiteurs de la Rouge tout en apportant un soutien aux installations de reproduction des espèces menacées du zoo. L’installation sera un lieu où les étudiants, les visiteurs et les résidents pourront se rassembler et découvrir l’incroyable patrimoine naturel, culturel, agricole et autochtone de la Rouge, ainsi que les sites de Parcs Canada dans tout le pays.

À mesure que Parcs Canada améliore ses programmes d’expérience du visiteur et présente de nouvelles offres, chaque parc et site offrant des programmes reposant sur le personnel appliquera des approches novatrices en matière de communications, de marketing et d’utilisation de la technologie pour améliorer l’expérience du visiteur et faire connaître nos lieux aux Canadiens sans en compromettre les principes de l’intégrité écologique ou commémorative.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • L’application mobile de Parcs Canada a atteint près de 300 000 téléchargements et fournit aux visiteurs les renseignements et les ressources dont ils ont besoin pour planifier leur visite sur les sites de Parcs Canada, pour en découvrir les joyaux cachés et pour vivre d’autres expériences uniques et mémorables dans les parcs nationaux, sur les lieux historiques nationaux et dans les aires marines nationales de conservation.
    • Parcs Canada utilise activement les médias sociaux pour s’assurer que les visiteurs sont au courant des activités dans les parcs et des possibilités de communiquer avec le personnel de Parcs Canada. Un programme de réalité virtuelle a été élaboré et est utilisé lors d’événements de sensibilisation pour mettre en valeur nos lieux.
    • Le bulletin électronique de Parcs Canada concerne 2,4 millions d’abonnés cinq fois par an et s’adresse régulièrement aux publics clés par le biais de communications ciblées sur la planification de voyages. En outre, les initiatives en matière de science et de conservation sont encouragées dans chaque édition.

Élargir le programme d’initiation au camping pour faire en sorte qu’un plus grand nombre de familles à revenu faible ou moyen et de néo Canadiens aient l’occasion de faire l’expérience du plein air au Canada, y compris dans les régions urbaines.

Complété – engagement entièrement respecté

  • Détails des réalisations
    • L’Agence s’engage à soutenir la lettre de mandat du ministre en élargissant le programme d’Initiation au camping de manière à atteindre un double objectif : que 400 000 enfants apprennent chaque année les techniques de base du camping et d'offrir une bourse aux enfants et leurs familles vivant dans la pauvreté ou dans des conditions défavorables créant des obstacles importants à la visite des parcs nationaux ou provinciaux.
    • Le programme d’Initiation au camping a été élargi en 2017 afin de permettre à un plus grand nombre de Canadiens de se rapprocher de la nature. En 2019, plus de 110 000 personnes dans tout le pays ont participé au programme. Les centres d’initiation au camping de Vancouver, d’Edmonton, de Toronto, d’Ottawa, de Montréal et d’Halifax tiennent des activités à longueur d’année.

Évaluer les possibilités pour Parcs Canada d’élargir et d’améliorer ses programmes d’hiver et d’ouverture de parcs en hiver et pendant la saison intermédiaire.

Complété – engagement entièrement respecté

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada gère les niveaux de fréquentation et assure des expériences de qualité aux visiteurs, notamment en matière de croissance le cas échéant et de redistribution géographique ou temporelle de la fréquentation selon les besoins.
    • Les lignes directrices saisonnières de Parcs Canada sont en place pour aider à évaluer les possibilités de programmation hivernale et hors saison.
Les opinions que nous avons entendues

Axer l’expérience du visiteur sur un lien avec la nature et l’histoire

Ce que nous allons faire—La réponse de la ministre

Parcs Canada s’est engagé à élaborer des programmes et des services qui encouragent les Canadiens et les Canadiennes à découvrir les parcs nationaux et les lieux historiques nationaux et à en apprendre davantage sur l’environnement naturel et le patrimoine du Canada. Voici ce que nous ferons pour atteindre nos objectifs :

  • Parcs Canada ne cesse de renouveler ses programmes d’interprétation et de diffusion externe et veillera à mettre l’accent sur les éléments suivants :

    • la création d’un lien significatif avec la nature et l’histoire et la promotion d’une forte tradition de conservation au Canada;

    • la promotion des sciences, des possibilités d’apprentissage sur les écosystèmes et des liens avec les programmes de science citoyenne;

    • la concertation avec d’autres administrations et les collectivités qui servent de « portes d’entrée » pour offrir des activités connexes qui dépassent les limites des parcs.

  • Parcs Canada améliore constamment ses programmes liés à l’expérience du visiteur grâce à de nouvelles offres et, dans cette optique, l’Agence adoptera des approches novatrices en matière de communications, de marketing et d’utilisation de la technologie, sans pour autant compromettre les principes d’intégrité écologique ou commémorative.

  • Élargir le programme d’initiation au camping afin de le rendre plus accessible aux familles à revenu faible ou moyen et aux néo-Canadiens, qui auront ainsi l’occasion de profiter du plein air, y compris en milieu urbain.

  • Exploiter au maximum les possibilités qui s’offrent à Parcs Canada d’élargir et d’améliorer ses programmes hivernaux et d’ouvrir des parcs pendant l’hiver et la saison intermédiaire.

Réalisations

Développer davantage l’application mobile de Parcs Canada qui permet aux gens d’en apprendre davantage sur les sites de Parcs Canada, y compris plus de contenu scientifique, de vidéos et d’images (depuis son lancement, on a dénombré 170 000 téléchargements de l’application).

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • L’application mobile de Parcs Canada a été téléchargée près de 300 000 fois.
    • Le contenu du programme d’Initiation au camping et les cartes des pistes de tous les sites de Parcs Canada ont été ajoutés à l’application mobile.
    • L’Agence continuera à améliorer ses outils de planification et ses capacités de réservation en ligne afin d’aider à la planification des voyages, en ajoutant notamment de nouvelles fonctionnalités à l’application mobile de Parcs Canada.

Ajouter des lieux historiques nationaux à l’application mobile de Parcs Canada, y compris des plaques dans des lieux non gérés par Parcs Canada.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • L’Agence continuera à améliorer les outils de planification et les capacités de réservation en ligne pour soutenir la planification des voyages, notamment en ajoutant de nouvelles fonctionnalités à l’application mobile de Parcs Canada.

Encourager le personnel de Parcs Canada à établir des liens directs avec les Canadiens au moyen d’applications, de vidéos, de technologies émergentes comme la réalité virtuelle, les images et les médias sociaux pour raconter leurs histoires et mieux se rapprocher des collectivités à proximité de leurs sites.

Complété – engagement entièrement respecté

  • Détails des réalisations
    • Conformément à la vision du gouvernement numérique du Canada, Parcs Canada intégrera la promotion, la communication, la sensibilisation, l’éducation, les médias sociaux et le contenu Web dans un contexte qui accorde la priorité au numérique.
    • Lancée en 2018, la campagne En Coulisse de Parcs Canada, qui continue de rejoindre des millions de Canadiens, vise principalement à présenter des scientifiques de Parcs Canada à la population canadienne, à communiquer des récits importants sur la conservation et à faire connaître les efforts considérables déployés pour protéger la faune et la flore des aires protégées du Canada. Des biographies de scientifiques avec des entrevues et du contenu vidéo sont présentées en ligne.
    • En 2018, une campagne dans les médias sociaux intitulée People @ Parks mettait également l’accent sur le personnel et les scientifiques des parcs.
    • Au total, 55 vidéos mettant en vedette Parcs Canada et son personnel ont été produites et diffusées en 2018.
    • L’application mobile de Parcs Canada a été téléchargée près de 300 000 fois.
    • La réalité virtuelle est actuellement utilisée lors d’événements pour permettre aux Canadiens de visiter virtuellement un lieu de Parcs Canada.

Créer plus d’occasions pour le personnel et les scientifiques des parcs de raconter l’histoire des lieux naturels et historiques du Canada à l’extérieur des sites de Parcs Canada (par exemple, dans les écoles et les centres communautaires).

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada continuera de diversifier les expériences proposées et renouvellera les programmes d’interprétation et de sensibilisation, afin d’encourager l’exploration et l’apprentissage, en mettant l’accent sur la création de liens significatifs avec la nature et l’histoire.
    • En 2019, le gouvernement du Canada a diffusé des images et des vidéos extraordinaires et inédites du HMS Terror dans le cadre de l’une des entreprises archéologiques sous-marines les plus importantes et les plus complexes de l’histoire du Canada. Lors du festival annuel Umiyaqtutt (qui signifie « épave » en inuktitut) à Gjoa Haven, les écoliers et la communauté de Gjoa Haven ont été les premiers à voir ces images.
    • Parcs Canada a établi un partenariat avec plusieurs publications qui permettent au personnel et aux scientifiques de l’Agence de raconter l’histoire des lieux patrimoniaux du Canada. Les partenaires des publications sont :
      • Owl magazine, la revue Kayak magazine, la revue Canada’s History et la Société géographique royale du Canada.
    • La campagne En Coulisse de Parcs Canada a présenté des biographies de scientifiques avec des entrevues et du contenu vidéo en ligne;
    • La campagne sur les médias sociaux – People @ Parks – a mis l’accent sur la présentation du personnel et des scientifiques des parcs aux Canadiens;
    • La Carte interactive de la science et de la conservation a présenté aux Canadiens de nouveaux récits et un contenu riche et intéressant au chapitre de la science et de la conservation.
    • Chaque fois qu’un nouveau produit est lancé à Parcs Canada, qu’il s’agisse d’une nouvelle technologie, d’une nouvelle vidéo, d’un nouveau produit « dans les parcs », d’un événement d’intérêt ou de l’établissement d’une nouvelle aire protégée, le ministre a l’occasion de faire connaître le travail de Parcs Canada. Le ministre diffuse aussi régulièrement des nouvelles et des mises à jour de Parcs Canada sur ses plateformes de médias sociaux.

Créer des occasions pour la ministre de faire connaître à la population canadienne le travail de Parcs Canada.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • Le ministre a l’occasion de communiquer les progrès réalisés en matière de protection et de conservation de la culture et de la nature du Canada lors d’événements spéciaux, d’annonces, de rassemblements de parties prenantes et sur les médias sociaux. Par exemple, en février 2020, le ministre Wilkinson, le président de la Fiducie du patrimoine inuit et le président de l’Association inuite de Kitikmeot ont participé au dévoilement d’artefacts nouvellement découverts, codétenus par eux, du HMS Erebus, l’un des navires les plus célèbres de l’expédition Franklin de 1845.
Les opinions que nous avons entendues

Innover en matière de communication et de mobilisation

Ce que nous allons faire—La réponse de la ministre

Aider la population canadienne à découvrir les lieux de Parcs Canada grâce aux communications et à la mobilisation est un élément important de la création d’un lien plus solide. L’efficacité des communications efficaces peut aussi être amplifiée par les voix du personnel des parcs et des scientifiques. Voici ce que nous ferons pour atteindre nos objectifs :

  • Perfectionner l’application mobile permettant aux gens de se familiariser avec les sites de Parcs Canada, ce qui comprend l’ajout de contenu scientifique, de vidéos et d’images (depuis son lancement, l’application a été téléchargée à 170 000 reprises).

  • Ajouter des lieux historiques nationaux à l’application mobile, y compris des plaques à des endroits que Parcs Canada ne gère pas.

  • Encourager le personnel des parcs à communiquer directement avec le grand public sur les médias sociaux et par la voie de technologies émergentes comme la réalité virtuelle, ainsi qu’au moyen d’applications, de vidéos et d’images pour raconter leur histoire et créer des liens plus serrés avec les collectivités vivant à proximité des parcs.

  • Créer davantage d’occasions pour les scientifiques et le personnel des parcs de s’adresser à des auditoires externes (par exemple, dans les écoles et les centres communautaires) pour raconter l’histoire des lieux naturels et historiques du Canada.

  • Créer des occasions pour la ministre de rencontrer des gens afin de leur parler du travail de Parcs Canada.

Réalisations

En partenariat avec d’autres administrations et des organismes sans but lucratif, élaborer des produits et du matériel qui aident les jeunes à en apprendre davantage sur les parcs nationaux et les lieux historiques nationaux.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada continuera de s’appuyer sur la sensibilisation, la promotion et les partenariats pour encourager les Canadiens à découvrir les parcs nationaux, les lieux historiques nationaux et les aires marines nationales de conservation. En proposant des programmes et des services innovants, Parcs Canada initiera les enfants et les familles à une vie remplie d’activités extérieures et culturelles et favorisera l’apprentissage de l’environnement et du patrimoine canadien.
    • La sortie scolaire la plus cool au Canada consiste à accueillir une salle de classe dans un lieu de Parcs Canada, dans le cadre d’un concours entre les écoles canadiennes. Pour participer au concours, les classes doivent soumettre une dissertation, des photos ou une vidéo sur une initiative de conservation dans leur collectivité.
    • L’éducation au service de la Terre : À titre de projet pilote 2018-2019, Parcs Canada a conclu une entente de contribution avec L’éducation au service de la Terre (LST) pour le programme LigueÉcolo. LigueÉcolo est un modèle durable de renforcement des capacités communautaires conçu par LST pour stimuler l’éducation des jeunes et la participation à des activités communautaires et de développement durable pour les élèves de la maternelle à la 12e année. Au cours de la dernière année, la contribution de Parcs Canada a permis à 38 écoles de participer au programme et de faire participer les jeunes à des projets de développement durable.
    • Parcs Canada a conclu un partenariat avec Owl magazine (publication pour enfants) pour présenter le contenu de l’Agence et communiquer des récits historiques et scientifiques sur les lieux de Parcs Canada. Les histoires imprimées portent sur la forêt de varech, les huards et les coyotes en milieu urbain. Parmi les histoires à venir, mentionnons la réintroduction du bison, la gestion des feux, les travaux de conservation menés par les Autochtones, les bélugas et plus encore.
    • Parcs Canada a également conclu un partenariat avec le magazine Kayak (publication pour enfants) qui a mené à la production d’un contenu important sur Canada 150 et les traités avec les Premières Nations. On prévoit prochainement aussi traiter de l’importance de comprendre qui raconte l’histoire et pourquoi.

Créer d’autres occasions pour les jeunes de participer aux activités de Parcs Canada, que ce soit par l’entremise d’emplois verts dans les sites de Parcs Canada ou en tant que bénévoles ou membres du réseau des Club campus de Parcs Canada.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • En 2019, l’Agence a participé à une initiative pilote du gouvernement du Canada pour contribuer à l’élaboration de programmes plus complets à l’échelle du gouvernement destiné aux jeunes confrontés à des obstacles à l’entrée sur le marché du travail.
    • En 2019-2020, Parcs Canada a embauché plus de 2 000 jeunes à divers postes et dans divers endroits au Canada.
    • Parcs Canada gère un programme de bénévolat visant à coordonner les activités et à mobiliser les Canadiens sur les sites de Parcs Canada.
    • Le réseau des clubs étudiants Parcs Canada continue de croître et de diversifier ses activités. Les leaders bénévoles des clubs étudiants organisent des activités sur leur campus, dans leur communauté et, avec l’aide de Parcs Canada, sur des sites de Parcs Canada, afin de rapprocher leurs pairs de la nature et de l’histoire du Canada. En partenariat avec Mountain Equipment Co-Op et North Face, l’Agence continue d’examiner les moyens de rapprocher les clubs étudiants des sites de Parcs Canada.

Entrée gratuite dans tous les sites de Parcs Canada pour les jeunes de 17 ans et moins à compter du 1er janvier 2018. Envisager d’autres stratégies pour améliorer l’accès aux programmes scolaires et aux groupes sans but lucratif qui s’adressent aux jeunes.

Complété – engagement entièrement respecté

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada continuera de s’appuyer sur les partenariats pour encourager les Canadiens à découvrir les parcs nationaux, les lieux historiques nationaux et les aires marines nationales de conservation.
Les opinions que nous avons entendues

Stratégies de mobilisation des jeunes

Ce que nous allons faire—La réponse de la ministre

Il est important pour Parcs Canada de mettre l’accent sur les jeunes. Voici des moyens d’y arriver :

  • En partenariat avec d’autres administrations et des organismes à but non lucratif, élaborer des produits et du matériel pour renseigner les jeunes sur les parcs et lieux historiques nationaux.

  • Créer d’autres occasions pour les jeunes de participer aux activités de Parcs Canada, que ce soit en occupant des emplois verts dans les sites de l’Agence ou en tant que bénévoles ou membres de son réseau de clubs étudiants.

  • À compter du 1er janvier 2018, offrir l’entrée gratuite à tous les jeunes de 17 ans et moins dans tous les sites de Parcs Canada. Envisager d’autres moyens de permettre aux écoles et aux groupes de jeunes à but non lucratif d’accéder plus facilement aux programmes.

Réalisations

Étudier comment l’évolution du profil démographique du Canada influe sur la façon dont les gens perçoivent et vivent l’expérience des parcs nationaux et des lieux historiques nationaux. Grâce à cette recherche, Parcs Canada adaptera ses programmes et ses communications de manière à faciliter l’accès à une population de plus en plus diversifiée.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • Les jeunes ambassadeurs de 2019-2020 ont été choisis en fonction du thème de la diversité et de l’inclusion. L’équipe de cette année est composée d’un Autochtone, d’une Francophone et d’une Néo-canadienne qui seront les figures de proue des programmes jeunesse de Parcs Canada et représenteront la diversité de la jeune population canadienne. De plus, ils apporteront divers points de vue sur le rôle que jouent la culture et le patrimoine autochtones, la connaissance du langage gestuel américain et l’expérience des Néo-canadiens.
    • Les activités de diffusion externe aident également à rejoindre une population diversifiée : l’équipe de diffusion externe urbaine de Toronto a participé à un grand nombre d’événements culturels communautaires et d’événements inclusifs pour les minorités, ce qui a accru l’interaction avec un public diversifié, comme la participation au Festival of India (2017), au Festival of South Asia (2017, 2018), à Taste of Little Italy (2018), au Dragon Boat Festival (tous les ans depuis 2015), à la Journée des peuples autochtones – Fort York (2017, 2018) et à la Toronto Pride (depuis 2015).
    • L’équipe de diffusion externe urbaine de Montréal a participé au festival Week-ends du monde et au festival Présence autochtone. L’équipe de diffusion externe urbaine d’Ottawa était présente lors de la Journée autochtone en direct (2017 et 2018), de l’événement Pride Picnic (2017 et 2018) et de la Fierté dans la capitale (2017 et 2018) et, enfin, l’équipe de diffusion externe urbaine de Vancouver a participé à la Vancouver Pride (2017 2018).
    • Parmi les autres exemples d’adaptation au sein de l’Agence, mentionnons la refonte des sites de Parcs Canada pour répondre aux besoins diversifiés des visiteurs, y compris la création d’aires de fréquentation diurne pour accueillir de plus grands rassemblements de familles.
    • L’Agence étudie les options et la faisabilité de traduire des documents publics (comme des panneaux) dans d’autres langues.
    • Les programmes de sensibilisation dans les grandes zones urbaines ont continué à sensibiliser des publics divers, comme par le passé. Parmi les exemples d’événements auxquels Parcs Canada a participé, on peut citer la Pride, le Festival of South-Asia et le Taste of Little Italy à Toronto, ainsi que les Week-ends du monde et la Nuitée au consulat du Brésil à Montréal.

Continuer de rendre l’entrée aux sites de Parcs Canada gratuite pendant un an pour tout adulte qui est devenu citoyen canadien au cours des 12 mois précédents et encourager davantage la tenue de cérémonies de citoyenneté dans les sites de Parcs Canada.

Complété – engagement entièrement respecté

  • Détails des réalisations
    • Chaque année, environ 40 000 nouveaux citoyens s’inscrivent au laissez-passer culturel par l’entremise de l’Institut pour la citoyenneté canadienne. Le nombre de nouveaux citoyens canadiens qui utilisent le laissez-passer culturel dans les sites de Parcs Canada n’a cessé d’augmenter, passant de 1 973 en 2013 à 14 232 en 2016 et à plus de 24 000 en 2019.
    • Un dépliant sur la citoyenneté de Parcs Canada est distribué à toutes les cérémonies de citoyenneté au pays. En 2017, environ 250 000 dépliants ont été distribués, en 2018, environ 270 000, et maintenant, la demande est de près de 300 000 à compter de 2019.
    • L’objectif de Parcs Canada est d’organiser au moins 10 cérémonies de citoyenneté par année, accueillant ainsi environ 2 000 personnes dans des sites de Parcs Canada. En 2019, Parcs Canada a organisé 16 cérémonies au cours desquelles 825 nouveaux Canadiens ont reçu la citoyenneté canadienne.

Aider un plus grand nombre de familles à revenu faible ou moyen à visiter les parcs nationaux et les lieux historiques nationaux et à en profiter.

Complété – engagement entièrement respecté

  • Détails des réalisations
    • Les sites de Parcs Canada continueront d’être gratuits pour les jeunes de 17 ans et moins.
    • Les possibilités d’initiation au camping continueront de cibler les familles à revenu faible ou moyen afin de créer un lien entre les campeurs débutants et l’expérience de camping canadienne, de sensibiliser la population à la santé et au bien-être des familles et d’initier les familles à une vie d’activités de plein air.

Dans le cadre du programme de restauration des infrastructures et des biens de Parcs Canada, veiller à ce que les améliorations permettent un meilleur accès aux personnes de diverses capacités. Parcs Canada adoptera également une nouvelle loi nationale sur l’accessibilité visant à promouvoir l’égalité des chances et la participation pour les personnes de diverses capacités.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Dans le cadre de ses investissements permanents dans le renouvellement et la restauration des biens, Parcs Canada a amélioré l’accessibilité des centres d’accueil, des terrains de camping et des installations d’avant-pays dans tout le pays.
    • Des lignes directrices sur l’accessibilité des toilettes (inclusivité) sont en cours d’élaboration.
    • Parcs Canada élabore actuellement un plan d’action pour répondre à la nouvelle Loi canadienne sur l’accessibilité afin de faire preuve de leadership en matière d’égalité.

Utiliser la technologie, les communications et le marketing pour atteindre un public plus diversifié.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • De nouvelles technologies ont été conçues pour permettre à différents publics d’accéder aux sites de Parcs Canada sans avoir à les visiter en personne, notamment des technologies de réalité virtuelle pour les événements de sensibilisation urbaine et des vidéos pour le site Web qui offrent des points de vue/un accès à 360 degrés.
    • Les campagnes publicitaires nationales de Parcs Canada ciblent habituellement les centres urbains du Canada, ce qui permet de rejoindre une population plus diversifiée. Parcs Canada choisit des placements médiatiques précis pour s’assurer que ses campagnes rejoignent des publics diversifiés sur le plan culturel.
    • Parcs Canada s’efforce toujours de veiller à ce que ses images et ses vidéos reflètent la diversité de la population canadienne.
    • Le concours « Découvrez le Canada » de Parcs Canada fait partie de la campagne promotionnelle de l’Agence visant à étendre la portée de Parcs Canada, à faire connaître les sites de Parcs Canada et à stimuler la fierté et la protection de ces lieux.
    • Le bulletin d’information de Parcs Canada concerne 2,4 millions d’abonnés (et est envoyé cinq fois par an), ce qui permet à l’Agence d’étendre sa portée et de communiquer régulièrement avec des publics clés grâce à des communications ciblées.
Les opinions que nous avons entendues

Rejoindre de nouveaux publics et encourager la diversité

Ce que nous allons faire—La réponse de la ministre

Encourager la diversité parmi les visiteurs des sites de Parcs Canada est une priorité. L’objectif est de faire en sorte qu’un plus grand nombre de Canadiens et de Canadiennes puissent profiter des parcs nationaux et des lieux historiques nationaux, en mettant particulièrement l’accent sur les personnes qui ont eu peu souvent l’occasion de profiter du plein air. Voici ce que nous ferons pour atteindre nos objectifs :

  • Étudier comment l’évolution du profil démographique du Canada influe sur la perception et l’expérience des gens par rapport aux parcs nationaux et aux lieux historiques nationaux. À partir des données ainsi recueillies, Parcs Canada adaptera ses programmes et ses communications pour assurer l’accès à une population de plus en plus diversifiée.

  • Conserver la gratuité de l’entrée aux sites de Parcs Canada pendant un an pour tous les nouveaux citoyens canadiens adultes et y tenir davantage de cérémonies de remise de certificats de citoyenneté.

  • Donner des moyens à un plus grand nombre de familles à revenu faible ou moyen de se rendre dans les parcs et lieux historiques nationaux et ainsi d’en profiter pleinement.

  • Dans le cadre du programme de réfection de l’infrastructure et des biens de Parcs Canada, veiller à ce que les améliorations permettent un meilleur accès aux personnes ayant divers handicaps. En outre, Parcs Canada se conformera à la nouvelle loi nationale sur l’accessibilité qui vise à promouvoir l’égalité des chances et la participation des personnes ayant divers types de handicaps.

  • Recourir à la technologie, aux communications et au marketing pour atteindre un public plus diversifié.

Réalisations

Élaborer des façons nouvelles et novatrices de faire connaître les lieux historiques du Canada au moyen de programmes d’interprétation, de technologies numériques et de partenariats.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations

    « Rêver un pays » est une exposition interactive proposée dans cinq lieux historiques nationaux via une cabine photo de sensibilisation éphémère et sur les médias sociaux. Il s’agit également d’un exemple de la manière d’aborder une interprétation difficile en amenant les visiteurs à prendre part à des discussions et des expériences significatives et stimulantes.

    • Parcs Canada compte maintenant 31 lieux pouvant être appréciés virtuellement grâce à Google Street View.
    • Un certain nombre de lieux historiques nationaux proposent de nouvelles expériences d’interprétation qui font appel aux technologies numériques :
      • l’exposition « Jeux de pouvoir » au lieu historique national de Sir-George-Étienne-Cartier;
      • Halifax pendant la guerre, 1944 : une expérience virtuelle au lieu historique national de la Citadelle-d’Halifax;
      • l’application du parc urbain national de la Rouge pour découvrir la riche histoire du parc, sa forêt et ses pistes;
      • la réalité virtuelle Minecraft au lieu historique national Rocky Mountain House, une expérience qui permet aux visiteurs de visiter les quatre postes de traite des fourrures;
      • une visite interactive sur tablette du lieu historique national du Fort-Anne, au cours de laquelle les visiteurs découvrent des récits cachés tout en se promenant sur le terrain du fort et font l’expérience de récits animés à la première personne;
      • une expérience d’interprétation en réalité virtuelle au lieu historique national Province House.

Veiller à ce que les histoires des néo Canadiens, qui sont souvent sous représentés dans le récit historique, soient élaborées et racontées dans les parcs et les lieux historiques.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations

    Le programme « Récits du Canada » soutient 25 projets concernant près de 40 sites du système de l’Agence Parcs Canada visant à intensifier la mise en œuvre du cadre pour l’histoire et la commémoration du point de vue des Autochtones. Les lieux historiques suivants ont été sélectionnés afin de proposer et de mettre en place conjointement de nouvelles façons de comprendre et d’expérimenter leur importance et l’importance de l’histoire qu’ils transmettent.

    • Lieux historiques nationaux Cave and Basin et Rocky Mountain House
    • Parc national Jasper
    • Parc national des Lacs-Waterton
    • Parcs nationaux Yoho et Kootenay
    • Lieu historique national de Skmaqn–Port-la-Joye–Fort-Amherst
    • Réserve de parc national Monts Mealy et Parc national des Monts-Torngat
    • Parc national Kouchibouguac
    • Parc national Fundy
    • Lieu historique national du Fort-Anne
    • Lieu historique national du Fort-Chambly
    • Lieu historique national Cartier-Brébeuf
    • Parc national de La Mauricie/Lieu historique national des Forges-du-Saint-Maurice
    • Aire marine nationale de conservation du Lac-Supérieur
    • Parc national de la Pointe-Pelée
    • Parc urbain national de la Rouge/Lieux historiques nationaux du sud-ouest de l’Ontario
    • Parc national de Prince Albert
    • Lieu historique national du Fort-Battleford
    • Site canadien des pingos
    • Lieu historique national Saoyú-Ɂehdacho
    • Parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers et lieu historique national du Col-Rogers
    • Réserve de parc national des Îles-Gulf
    • Réserve de parc national Gwaii Haanas
    • Réserve de parc national Pacific Rim
    • Lieu historique national du Fort-Langley
    • Unité de gestion du Yukon – parc national Vuntut, réserve de parc national Kluane, lieu historique national du Complexe-Historique-de-Dawson, lieu historique national de la Piste-Chilkoot, Lieu historique national S.S. Klondike
Les opinions que nous avons entendues

Innover dans le partage de lieux historiques

Ce que nous allons faire—La réponse de la ministre

Parcs Canada joue un rôle clé en racontant des histoires sur notre patrimoine diversifié; l’accès aux lieux historiques est un moyen important pour les visiteurs d’améliorer leur expérience de notre passé. Afin de renforcer ce rôle, voici des mesures que nous comptons prendre :

  • Mettre en valeur le passé et le caractère des lieux historiques en créant des programmes d’interprétation, en trouvant de nouvelles façons d’utiliser les technologies numériques et en établissant des partenariats.

  • Voir à donner une plus grande place dans les lieux historiques nationaux à la présentation des souvenirs collectifs des néo-Canadiens, qui sont souvent sous-représentés dans la trame historique.

Réalisations

Collaborer avec les peuples et les collectivités autochtones à des initiatives d’intendance et de gérance autochtones; veiller à ce que ces efforts puissent s’appliquer aux lieux historiques nationaux et inclure le partage de faits historiques et anecdotiques autochtones.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • En collaboration avec environ 300 groupes autochtones au Canada, Parcs Canada et les peuples autochtones sont des partenaires dans la conservation du patrimoine naturel et culturel du Canada et la communication des récits de ces lieux précieux. Voici des exemples :
      • Dans la réserve du parc national des îles Gulf, les Premières Nations Salish se mobilisent pour la restauration écologique en recourant à leurs pratiques traditionnelles de gestion des terres et en promouvant les espèces d’intérêt culturel (nourriture, médecine, usages traditionnels) dans le cadre de cette restauration.
      • Dans le parc national de Jasper, Parcs Canada continue de nouer des relations avec des partenaires autochtones et de les inviter à faire part de leurs commentaires sur la gestion et l’exploitation du parc par l’intermédiaire du Forum autochtone de Jasper.
      • Au lieu historique national du Fort Battleford, Parcs Canada collabore avec des groupes autochtones pour créer un conseil consultatif autochtone et s’assurer que les voix autochtones font partie intégrante des programmes revitalisés qui reflètent l’histoire autochtone de la région.
    • Depuis 2017, Parcs Canada a affecté 4,7 millions de dollars à des initiatives de développement du tourisme autochtone partout au pays.
    • Parcs Canada collabore avec des personnes et des collectivités autochtones afin de faire connaître leurs histoires dans nos lieux grâce aux programmes « Héros de chez nous » et « Héros de haute mer » et à d’autres programmes de commémoration historique. Jusqu’à présent, 25 personnes autochtones représentant diverses nations ont été reconnues comme des héros de chez nous pour leur contribution à la Première ou à la Seconde Guerre mondiale.
    • En 2019, Parcs Canada a reconnu l’Année internationale des langues autochtones, telle qu’elle a été déclarée par les Nations Unies. Outre les plus de 150 initiatives en langues autochtones déjà en place sur les sites de Parcs Canada dans l’ensemble du pays, qui vont des programmes d’expériences destinées aux visiteurs à l’inclusion de langues autochtones sur les panneaux de signalisation, Parcs Canada a élaboré un certain nombre d’articles pour faire connaître l’Année internationale des langues autochtones. Quatre nouveaux projets en langues autochtones ont été financés pour encourager l’utilisation des langues autochtones sur les panneaux de signalisation.
    • La mise en œuvre du Cadre stratégique pour l’histoire et la commémoration, combinée au financement fourni dans le cadre du budget de 2018, permettra de veiller à ce que les points de vue et l’histoire autochtones soient intégrés aux récits présentés dans plus de 220 lieux patrimoniaux gérés par Parcs Canada.
Les opinions que nous avons entendues

Histoires et intendance des Autochtones

Ce que nous allons faire—La réponse de la ministre

La création d’occasions pour les peuples autochtones de raconter leurs propres histoires sur des sites d’importance culturelle permettrait aux visiteurs d’en apprendre davantage sur l’histoire autochtone et constituerait un aspect important de la réconciliation. Voici ce que nous ferons pour atteindre nos objectifs :

  • Oeuvrer de concert avec les peuples et collectivités autochtones à des projets de gestion responsable et des programmes de gardiens autochtones, veiller à mettre en œuvre ces mesures dans les lieux historiques nationaux et faire en sorte qu’elles comprennent la diffusion des récits et de l’histoire autochtones.

Thème : Pérennité

Parcs Canada forme une organisation vaste et complexe, dotée d’un budget annuel dépassant les 1,2 milliard de dollars et comptant sur un personnel de quelque 7 000 personnes pendant la haute saison estivale. La gestion d’une telle organisation exige une gouvernance solide et un financement stable pour assurer son efficacité à long terme en matière de protection de l’environnement et de reconnaissance de l’importance économique de nos parcs et de nos lieux historiques.

Parcs Canada fait un important apport à l’économie canadienne en générant environ 3,38 milliards de dollars par année pour le PIB du pays, en soutenant environ 40 000 emplois équivalents temps plein et en contribuant à l’essor économique de plus de 400 collectivités. Les activités de Parcs Canada démontrent que l’environnement et l’économie peuvent se compléter sans pour autant perdre de vue l’intégrité écologique et commémorative.

La question de la pérennité porte sur les mesures visant à renforcer la gouvernance, à assurer un financement stable, à collaborer avec des partenaires externes et à faire en sorte que Parcs Canada rende compte de ses activités en facilitant l’accès aux rapports et en favorisant la participation du public.

Réalisations

Élargir l’inclusion de points de vue externes dans la prise de décisions à Parcs Canada.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Le Groupe de travail autonome sur l’intégrité écologique et commémorative de la ministre a commencé son examen en octobre 2018 et a présenté ses recommandations finales à la ministre le 31 mars 2019.
    • Parcs Canada a facilité le travail du Cercle autochtone d’experts, qui a mené à la publication du rapport de mars 2018 – Nous nous levons ensemble – qui explore le concept des aires protégées et de conservation autochtones et leur contribution aux résultats en matière de conservation.
    • Parcs Canada mobilise les principaux intervenants locaux et régionaux et les communautés autochtones dès le début du processus de planification de la gestion des sites patrimoniaux, et cette participation oriente la préparation du plan. L’Agence consulte également les Canadiens, les communautés autochtones et les parties prenantes afin d’élaborer une ébauche de plan : ces points de vue sont pris en compte dans la version finale. Différentes stratégies de mobilisation sont déployées en fonction du contexte et de la complexité du lieu patrimonial. L’Agence a interagi avec les Canadiens afin d’élaborer 50 plans de gestion de parcs nationaux, de lieux historiques nationaux et d’aires marines nationales de conservation.
    • La première étape de la participation du public dans la révision des plans de gestion dans les parcs nationaux des montagnes a eu lieu pour les parcs nationaux Banff, Jasper, Yoho, Kootenay, du Mont-Revelstoke et des Glaciers tout au long de l’année 2019. Parcs Canada a invité les Canadiens à partager leur vision idéale de ce à quoi chaque parc pourrait ressembler à l’avenir, ainsi que les défis et les possibilités futurs qu’il sera important d’aborder dans les prochains plans. Dans le cadre de ces consultations, les parcs nationaux Banff et Jasper ont sollicité l’engagement des intervenants dans les processus et les approches de prise de décisions en matière d’aménagement commercial à grande échelle. Un résumé des commentaires qui éclaireront les projets de plans de gestion a été publié dans le rapport sur « ce que nous avons entendu » en août 2019.
    • Le document de Parcs Canada intitulé La voie du changement : favoriser une culture de réconciliation au sein de Parcs Canada fournit des conseils pour améliorer les politiques et les outils de l’Agence et tendre ainsi vers la réconciliation. Il propose des mesures et des orientations pour soutenir le mécanisme permettant une participation efficace des voix autochtones à la gouvernance et à la prise de décision de l’Agence.
    • Parcs Canada consulte les intervenants touristiques nationaux et régionaux afin de soutenir la Stratégie fédérale en matière de tourisme du Canada. Dirigée par Innovation, Sciences et Développement économique Canada, la stratégie repose sur la collaboration et l’engagement actif de plusieurs organismes et ministères afin de déterminer et de mettre en œuvre des mesures encourageant la croissance du tourisme durable.

Veiller à ce que les documents d’orientation et de formation des employés de Parcs Canada permettent au personnel de bien connaître et comprendre les priorités en matière d’intégrité écologique et commémorative.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • Un cours en ligne actualisé sur l’intégrité écologique a été conçu et est disponible pour tout le personnel de Parcs Canada.

Demander au directeur général de Parcs Canada de veiller à ce que les structures de gestion du rendement de l’Agence pour les gestionnaires et les cadres supérieurs englobent et fassent progresser de façon appropriée les priorités en matière d’intégrité écologique et commémorative établies dans la Loi sur les parcs nationaux du Canada et la Loi sur l’Agence Parcs Canada.

Complété – engagement entièrement respecté

  • Détails des réalisations
    • Tous les cadres supérieurs de Parcs Canada doivent s’engager à respecter et à soutenir les priorités générales de l’Agence par l’établissement et la réalisation d’un plan axé sur les résultats. Ce plan des résultats énonce les priorités de l’Agence qui orientent la planification des activités des cadres supérieurs. Il est obligatoire pour tous les cadres supérieurs et constitue une composante importante de leur entente de rendement. La conservation de la nature et de la culture sont des priorités clés de l’Agence, et celle-ci a pris des mesures et des engagements précis en matière d’intégrité écologique et commémorative.

Continuer de promouvoir une plus grande équité entre les sexes et une plus grande représentation des Canadiens autochtones et des groupes minoritaires.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • L’Agence effectue également un examen complet de ses pratiques en matière de dotation afin de déterminer lesquelles peuvent être mises à jour, modifiées ou supprimées, conformément aux pratiques exemplaires en matière d’acquisition et de conservation des talents.
    • Parcs Canada a lancé un plan d’action pluriannuel pour la diversité et l’inclusion dans sa main-d’œuvre et sur son lieu de travail, qui sera achevé en 2021.
Les opinions que nous avons entendues

Gouvernance et prise de décision

Ce que nous allons faire—La réponse de la ministre

Une solide gouvernance est essentielle pour veiller à ce que les mesures mentionnées dans le présent document soient prises, pour aider la ministre à surveiller l’Agence Parcs Canada et pour aider la haute direction en fournissant des conseils et une orientation. Voici ce que nous ferons pour atteindre nos objectifs :

  • Intégrer une plus vaste gamme de perspectives externes au processus décisionnel à Parcs Canada.

  • Veiller à ce que les documents d’orientation et de formation à l’intention du personnel de Parcs Canada lui fassent bien connaître et comprendre les priorités en matière d’intégrité écologique et commémorative.

  • Demander au directeur général de Parcs Canada de veiller à ce que les structures de gestion du rendement de l’Agence s’appliquant aux gestionnaires et cadres englobent de façon appropriée les priorités en matière d’intégrité écologique et commémorative énoncées dans la Loi sur les parcs nationaux du Canada et la Loi sur l’Agence Parcs Canada.

  • Continuer de promouvoir l’égalité des sexes et une meilleure représentation des Autochtones et des groupes minoritaires.

Réalisations

Effectuer un examen du modèle opérationnel de Parcs Canada en mettant l’accent sur les façons d’optimiser les biens, les ressources et les revenus de l’Agence afin de l’aider à mieux remplir son mandat de protection et de présentation des lieux patrimoniaux nationaux du Canada.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada a réalisé un examen national complet de l’état et de la valeur de remplacement de son portefeuille d’immobilisations, une analyse du financement nécessaire pour soutenir la gestion du cycle de vie du portefeuille de biens construits et un plan de mise en œuvre d’ajustements ciblés afin d’aligner ses tarifs sur le coût de la prestation des services.
    • En 2019-2020, l’Agence a commencé à faire évoluer son modèle de financement. Conformément aux orientations du budget de 2019, l’Agence adoptera une nouvelle structure de vote en 2021-2022. La planification de la mise en place d’une structure de vote à deux niveaux distincts pour les dépenses de fonctionnement et d’investissement est en cours, ce qui contribuera à orienter et à optimiser l’allocation des ressources dans l’ensemble de l’Agence.
    • Parcs Canada passe également à un régime de gestion suivant la comptabilité d’exercice afin de confirmer un mécanisme de financement prévisible à long terme pour réaliser son mandat de protection et de mise en valeur des lieux patrimoniaux du Canada. Dans le cadre de ce projet, l’Agence perfectionnera encore son modèle d’entreprise, ses processus de gestion et sa gouvernance globale en matière de gestion financière et de planification des placements.
    • En 2021-2022, Parcs Canada examinera sa capacité, sa planification, sa gestion financière ainsi que ses processus, ses systèmes et ses outils de mesure des activités et du rendement, afin de s’assurer qu’il dispose de services internes solides, efficaces et efficients pour soutenir l’exécution de ses programmes et fournir des résultats aux Canadiens. L’Agence continuera à renforcer sa planification des actifs à long terme et le cadre de gestion associé en vue d’assurer un financement prévisible à long terme. En outre, Parcs Canada mettra la dernière main à sa stratégie en matière de données et en commencera la mise en œuvre.

Procéder à une évaluation des biens stratégiques et cerner les ressources nécessaires pour remettre l’infrastructure dans un état acceptable, ou pour désaffecter certaines infrastructures et réhabiliter les sites.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • S'appuyant sur la révision des actifs nationaux de 2017-18, une analyse continue est en cours sur le financement nécessaire pour soutenir une gestion efficace du cycle de vie et maintenir le portefeuille diversifié d’actifs de Parcs Canada. L'Agence est en bonne voie d'élaborer un plan de placement à long terme afin de répondre à son besoin permanent en matière d'entretien et de recapitalisation des actifs.
    • Parcs Canada élabore des options permettant de fournir des orientations plus claires sur la manière dont les lieux du patrimoine national devraient être désignés et préservés, et travaille à l’élaboration d’une législation complète sur les lieux patrimoniaux appartenant au gouvernement fédéral. Ce travail permettra de hiérarchiser les investissements afin de protéger l’intégrité commémorative. Des activités de mobilisation des parties prenantes, des partenaires autochtones ainsi que des provinces et des territoires sont prévues pour 2020-2021, afin de formuler des recommandations précises.

Élaborer une stratégie de financement opérationnel à plus long terme qui assure une certaine sécurité financière à Parcs Canada pour qu’il puisse s’acquitter de son mandat.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Au début de l’année 2020, Parcs Canada a fait une demande de soutien et a reçu de l’aide afin d’obtenir des fonds d’immobilisation à long terme dans le cadre d’un modèle de budgétisation d’exercice, comme d’autres grands gardiens fédéraux tels que le ministère de la Défense nationale. L’établissement d’un tel cadre à long terme nécessitera du temps en matière de prévisions et de planification adéquates. Dans l’intervalle, l’Agence cherche également à maintenir son niveau d’investissement actuel, afin de continuer à améliorer l’état de ses actifs, de conserver son expertise et sa main-d’œuvre uniques (p. ex. patrimoine, voies navigables, autoroutes, conservation marine) et à offrir des possibilités économiques dans les collectivités situées partout au Canada, y compris dans les régions éloignées et nordiques.

Évaluer les tarifs d’accès aux parcs pour s’assurer qu’ils ne constituent pas un obstacle à l’accessibilité.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada a consulté les Canadiens au sujet des services à valeur ajoutée et des droits connexes. Les tarifs des services à valeur ajoutée, tels que les permis pour les événements spéciaux, le transport des visiteurs et le stationnement, seront ajustés.

    D’autres ajustements seront effectués conformément à la Loi sur les frais de service.


Entreprendre des recherches à jour sur la valeur économique des activités de Parcs Canada pour l’économie canadienne, y compris les avantages pour les collectivités locales.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada continue d’actualiser la recherche sur la valeur économique de Parcs Canada, y compris la publication de l’impact économique de l’Agence Parcs Canada en 2017-2018.
    • La prochaine mise à jour de l’impact économique de l’Agence aura lieu en 2020.

Mettre à jour l’évaluation du capital naturel et de la valeur de nos parcs nationaux

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada a effectué une analyse de la valeur du capital naturel. L’Agence examine actuellement des façons de peaufiner cette analyse.
Les opinions que nous avons entendues

Économie complète des parcs

Ce que nous allons faire—La réponse de la ministre

Pour régler la question du financement stable et adéquat, nous examinerons le modèle financier de Parcs Canada :

  • Examiner le modèle de gestion de Parcs Canada en mettant l’accent sur les moyens d’optimiser les biens, les ressources et les recettes de l’Agence afin de mieux remplir le mandat de protection et de mise en valeur des lieux patrimoniaux nationaux du Canada.

  • Évaluer les biens de valeur stratégique et déterminer les ressources nécessaires pour remettre l’infrastructure dans un état acceptable ou pour la désaffecter et la remettre en état.

  • Mettre en place un cadre de financement des activités qui offrira une certaine sécurité financière à Parcs Canada à plus long terme et lui permettra de s’acquitter de son mandat.

  • Évaluer la tarification en vigueur dans les parcs pour s’assurer qu’elle ne fait pas obstacle à l’accès.

  • Mener des recherches de pointe sur l’apport économique des activités de Parcs Canada sur le plan national, y compris les avantages pour les collectivités locales.

  • Mettre à jour l’évaluation du capital naturel et de la valeur de nos parcs nationaux.

Réalisations

Harmoniser les activités et collaborer plus étroitement avec Environnement et Changement climatique Canada, particulièrement en ce qui concerne la recherche sur les changements climatiques, les espèces en péril et l’Arctique.

Complété – engagement entièrement respecté

  • Détails des réalisations
    • En 2020, des ateliers ont été organisés entre Parcs Canada et Environnement et Changement climatique Canada afin de développer une action conjointe et collaborative sur les priorités cernées lors du Symposium scientifique de 2019. La mise en œuvre des diverses initiatives a commencé en mars 2020 et se poursuivra tout au long de 2021.

Collaborer avec les collectivités voisines des lieux de Parcs Canada pour contribuer à l’atteinte d’objectifs communs en matière de conservation et de jouissance des parcs nationaux, des aires marines nationales de conservation et des lieux historiques nationaux.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada a soutenu une série d’initiatives de planification de la conservation intégrée qui facilitent la conservation au niveau du paysage dans son ensemble. Parcs Canada vise à optimiser la planification afin de soutenir la conservation des ressources naturelles, l’adaptation au changement climatique, les espèces en péril et la conservation du patrimoine autochtone. Voici quelques exemples d’initiatives de planification intégrée de la conservation qui ont été soutenues jusqu’à présent :
      • Réunions multipartites pour aborder les impacts sociaux et écologiques du changement climatique dans le parc national et le lieu historique national Kejimkujik et autour de ces lieux.
      • Élaboration d’un plan de conservation par et pour la Première Nation des Innus de Nutashkuan dans la réserve de parc national de Mingan.
      • Collaboration entre les experts scientifiques et les détenteurs du savoir autochtone afin d’éclairer la surveillance de l’efficacité dans la réserve et l’aire marine nationale de conservation de Gwaii Haanas.

Collaborer avec le secteur privé pour améliorer les possibilités de loisirs à faible impact qui favorisent une expérience positive pour les visiteurs.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada met la dernière main à une norme pour les sentiers qui garantira des principes de durabilité des sentiers lors de la planification, de la conception, de la construction, de la gestion et de l’entretien de l’ensemble du réseau de sentiers. Cela permettra à Parcs Canada de continuer à soutenir les activités récréatives non motorisées et à faible impact telles que la randonnée, le vélo, la raquette et le ski de fond.
    • Parcs Canada continue de diversifier ses options d’hébergement de plein air en proposant des produits comme les Ôasis et les MicrOcubes. Ces hébergements uniques permettent aux visiteurs de passer la nuit dans une structure à très faible encombrement qui a un contact limité avec le terrain et un impact limité sur les sols.
    • Les terrains de camping traditionnels de Parcs Canada sont en cours de rénovation ou de reconstruction dans tout le pays. Par exemple, le terrain de camping de Whistlers dans le parc national de Jasper, le terrain de camping Jeremy’s Bay dans le parc national Kejimkujik et le terrain de camping du Mont-Crandell dans le parc national des Lacs-Waterton font l’objet de rénovations qui visent à proposer une offre plus accessible et plus inclusive, des installations plus efficaces sur le plan énergétique et un aménagement modernisé. Parcs Canada continue de proposer des options d’hébergement à faible impact qui permettent à des millions de Canadiens de découvrir la nature et la culture et d’entretenir le contact.
    • L’Agence travaille avec des partenaires du secteur privé afin de mettre à la disposition des visiteurs un large éventail d’équipements qui facilitent les activités de loisirs à faible impact. Par exemple, en partenariat avec des organisations à but non lucratif et des organisations privées, les visiteurs peuvent louer des équipements tels que des canoës dans le parc national de la Pointe-Pelée et des bateaux et des vélos dans le parc national de Kouchibouguac.
    • En partenariat avec de nombreuses organisations locales de guides et de pourvoyeurs, l’Agence propose des expériences comme des randonnées, des excursions guidées sur les rivières et des expériences d’observation des baleines dans tout le pays. On peut notamment citer en exemple les excursions sur la rivière de la réserve de parc national Nahanni, les randonnées guidées, le kayak et le surf dans la réserve de parc national Pacific Rim et l’observation des baleines dans l’aire marine nationale de conservation du Saguenay-Saint-Laurent.

Établir d’autres partenariats avec des organisations qui ont des mandats semblables pour faire progresser la science de la conservation et les aires protégées au Canada.

Progrès réalisés – Actions entreprises

  • Détails des réalisations
    • Le leadership continu de Parcs Canada dans le cadre de l’initiative #NaturePourTous a permis de continuer à faire croître l’initiative, qui compte maintenant plus de 375 partenaires, y compris au Canada. Ensemble, les partenaires lancent une initiative de jeunes champions #NaturePourTous, qui vise à donner aux jeunes du Canada et du monde entier les moyens d’agir en faveur de la conservation de la nature.
    • Parcs Canada, le Conseil canadien des parcs et le Collectif des parcs canadiens pour l’innovation et le leadership collaborent à l’élaboration d’un réseau canadien pour la science et la connaissance soutenant la gestion efficace des aires protégées.
    • Parcs Canada continue de travailler en étroite collaboration avec d'autres ministères fédéraux (p. ex. Environnement et Changement climatique Canada, Agence canadienne d'inspection des aliments, Ressources naturelles Canada) sur diverses initiatives liées à la science.
Les opinions que nous avons entendues

Collaboration et partenariats

Ce que nous allons faire—La réponse de la ministre

Parcs Canada peut améliorer son rendement en collaborant avec d’autres organismes, la société civile, les collectivités et le secteur privé. Voici ce que nous ferons pour améliorer la collaboration :

  • Collaborer plus étroitement avec Environnement et Changement climatique Canada en harmonisant diverses activités, particulièrement en ce qui a trait à la recherche sur le changement climatique, les espèces en péril et l’Arctique.

  • Travailler à la réalisation d’objectifs communs en matière de conservation et de jouissance des parcs nationaux, des aires marines nationales de conservation et des lieux historiques nationaux, en collaboration avec les collectivités voisines de ces endroits.

  • De concert avec le secteur privé, offrir des activités de loisirs écologiques qui permettront aux visiteurs de vivre une expérience agréable.

  • Créer des partenariats avec des organismes dont le mandat est similaire pour faire progresser les sciences de la conservation et les aires protégées au Canada.

Réalisations

Veillera à ce que la recherche, les données, les évaluations environnementales et les rapports de surveillance soient rendus publics.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • L’Agence s’est engagée à respecter la priorité du gouvernement du Canada en matière de données ouvertes. À ce jour, Parcs Canada figure parmi les chefs de file de la fonction publique fédérale, avec 77 % des ensembles de données applicables accessibles au public, y compris les données liées à l’intégrité écologique. À l’avenir, Parcs Canada prévoit de partager plus de données numériques que jamais auparavant. En 2019-2020, l’Agence élaborera un cadre pour aider à intégrer les données ouvertes aux opérations à tous les niveaux et à rendre plus d’ensembles de données accessibles au public.

Veiller à ce que le public participe aux séances de responsabilisation, comme la Table ronde de la ministre, les évaluations environnementales et les propositions de développement.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada mène des consultations actives et a sollicité les commentaires du public sur un certain nombre d’initiatives, comme l’indique la page Web Consultations auprès des Canadiens.

Veiller à ce que tous les processus de consultation publique respectent les pratiques exemplaires en matière d’ouverture et de transparence et prévoir suffisamment de temps pour l’examen.

Complété – les progrès se poursuivent

  • Détails des réalisations
    • Parcs Canada s’engage à suivre les pratiques exemplaires suivantes lorsqu’il consulte la population canadienne dans le cadre de consultations publiques :
      • Respect : Nous apprécions les opinions, les idées et les commentaires des Canadiens; nous apprécions également le temps et la participation des Canadiens.
      • Ouverture : Nous écouterons les commentaires et les idées des Canadiens, nous en discuterons et nous en tiendrons compte. Nous sommes une population diversifiée et nous nous efforçons d’être diversifiés dans notre processus de consultation.
      • Inclusivité : Nous ferons tous les efforts possibles pour inclure les Canadiens susceptibles d’être touchés par les décisions découlant des consultations, ainsi que ceux qui choisissent d’y participer.
      • Transparence : Nous rendrons publiques les décisions qui peuvent faire l’objet de commentaires et la façon dont la participation du public influera sur la décision ou le résultat final.
      • Raisonnable : Nous vous donnerons suffisamment d’information, de temps et d’occasions de participer à cette consultation.
      • Accessibilité : Nous fournirons de l’information claire et compréhensible ainsi que diverses occasions significatives d’accéder à cette information et de formuler des commentaires.
      • Responsabilisation : Nous définirons clairement les rôles et les responsabilités et ferons rapport aux Canadiens sur la décision finale et le résultat.
    • Dans le cas des plans de gestion, un délai minimum de 30 jours est prévu pour l’examen public et jusqu’à trois mois pour les sites plus complexes.
Les opinions que nous avons entendues

Transparence et participation du public

Ce que nous allons faire—La réponse de la ministre

Le gouvernement du Canada est déterminé à accroître la participation du public et la transparence dans la prise de décisions. Pour respecter cet engagement, Parcs Canada agira comme suit :

  • Publier les études, les données, les évaluations environnementales et les rapports de surveillance.

  • Assurer la participation du public aux séances de reddition de comptes comme les tables rondes ministérielles, les évaluations environnementales et les études de projets de construction.

  • Veiller à ce que toutes les démarches de consultation publique respectent les pratiques exemplaires en matière d’ouverture et de transparence et prévoir suffisamment de temps pour l’examen des propositions.

Prochaines étapes

Le personnel de Parcs Canada examinera les mesures indiquées dans ce document et élaborera des plans de mise en œuvre en conséquence. Certaines des recommandations peuvent être mises en œuvre immédiatement; d’autres exigeront une planification à plus long terme et des approbations de financement. On vise à faire état des progrès réalisés dans la mise en œuvre de ces mesures lors de la table ronde de la ministre de 2019.

Conclusion

Grâce à la participation de plus de 13 000 personnes à la Table ronde de la ministre de 2017, nous avons désormais une idée plus précise de l’avenir que la population envisage pour nos parcs nationaux, nos lieux historiques nationaux et nos aires marines nationales de conservation. Non seulement cette consultation fut-elle la plus vaste que nous ayons jamais entreprise, mais elle nous a aussi permis de recueillir des commentaires de groupes qui ne s’étaient jamais fait entendre auparavant pendant les tables rondes ministerielles : jeunes, familles, nouveaux arrivants au Canada et gens vivant en milieu urbain.

Les commentaires et les conseils que nous avons reçus des participants représentent une mine de nouvelles idées et de stratégies pour atteindre les objectifs de longue date de Parcs Canada. Ils illustrent également les immenses défis que pose la sauvegarde des trésors naturels et historiques du Canada face au réchauffement climatique et aux autres mutations environnementales, ainsi que la nécessité de rendre ces richesses nationales accessibles à une société canadienne de plus en plus diversifiée.

L’Agence Parcs Canada est ravie de pouvoir concrétiser les bonnes idées exprimées à la Table ronde.