Restauration des écosystèmes lacustres du parc national de la Mauricie

L’enjeu

Un homme dans l’eau jusqu’aux hanches tirant un rondin à l’aide d’une corde et d’un hache.
Un employé de Parcs Canada retire des billots échoués au fond d’un lac dans le cadre du projet de restauration de l’habitat de l’omble de fontaine.

Entre 1850 et 1970, l’intensité de l’exploitation forestière sur les terres situées à l’intérieur et autour des frontières de l’actuel parc national de la Mauricie a laissé des traces, et pas seulement sur les forêts. Les lacs et les cours d’eau utilisés pour le transport du bois en ont été profondément marqués, comme en témoignent encore aujourd’hui les anciens barrages, les billots submergés, le niveau élevé des eaux et la santé fragile des écosystèmes aquatiques. L’omble de fontaine, une espèce indigène, en a particulièrement fait les frais : son habitat s’étant détérioré, elle a vu diminuer sa population et son intégrité génétique se diluer. Une vingtaine d’autres espèces de poissons ont envahi ces eaux, faisant peser une menace supplémentaire sur la survie des espèces indigènes. Depuis 2004, l’amélioration de l’état naturel des lacs et des cours d’eau et le rétablissement des populations d’ombles de fontaine sont deux domaines d’intervention prioritaires du personnel.

L’approche

  • Préserver la diversité génétique des populations d’ombles de fontaine en capturant des individus pour les faire se reproduire en écloserie et relâcher les alevins dans leur lac d’origine.
  • Éliminer les espèces envahissantes des lacs où sont réintroduits les ombles de fontaine.
  • Retirer les débris de bois des fonds lacustres et des rives pour recréer un habitat de qualité.
  • Démanteler les anciens barrages pour rétablir les voies de passage des poissons entre les plans d’eau.
  • Sensibiliser les visiteurs et le grand public aux méthodes employées pour restaurer les écosystèmes aquatiques dans le parc national de la Mauricie.

Les réalisations

  • Capture d’ombles de fontaine de populations distinctes de cinq lacs pour les faire se reproduire en écloserie en préservant leurs caractéristiques génétiques, puis libération de 49 500 alevins dans neuf lacs.
  • Retrait d’espèces non indigènes de 12 lacs et d’environ 98 000 billots de 18 lacs.
  • Démantèlement de 18 anciennes digues pour abaisser le niveau de l’eau et permettre le passage des poissons.
  • Campagne de sensibilisation dans les médias sociaux et nationaux, des publications locales et dans le cadre de deux grands événements à Montréal.