Restauration de l’écosystème côtier au parc national Forillon

L’enjeu

Deux personnes sur une plage tenant un tube d’échantillonnage blanc.
Des employés du parc prélèvent des oeufs de capelan sur la plage à Cap-des-Rosiers.

L’érosion des côtes menace le secteur de Cap-des-Rosiers, au coeur du parc national Forillon dans la péninsule de Gaspé. Ce phénomène sans précédent est aggravé par l’élévation du niveau de la mer dans le golfe du Saint-Laurent, l’intensité accrue des tempêtes et la réduction du couvert de glace en hiver. Dans le parc, la détérioration des infrastructures mal adaptées aux changements qui surviennent dans le milieu côtier, comme les routes et les sentiers, fait considérablement augmenter les coûts d’entretien et pose des problèmes de sécurité. En outre, ces bouleversements minent l’intégrité naturelle et culturelle de ce coin de pays : les plages, où viennent frayer les capelans, se sont considérablement rétrécies, tandis que les eaux menacent d’emporter un monument historique. Pour remédier à ces problèmes, le personnel du parc national Forillon a entrepris de restaurer l’écosystème côtier par des solutions écologiques et durables.

L’approche

  • Collaborer avec des universités et des experts-conseils à la recherche de stratégies d’adaptation et de restauration de l’écosystème côtier de Cap-des-Rosiers.
  • Réintroduire des plantes indigènes adaptées pour restaurer les arrière-plages et favoriser l’adaptation naturelle des plages.
  • Accroître et améliorer l’habitat de frai du capelan sur les plages.
  • Sauvegarder le monument du Carricks (à la mémoire du naufrage d’un navire transportant des immigrants irlandais en 1847).
  • Désaffecter toutes les infrastructures vulnérables et aménager un sentier polyvalent pour les visiteurs reliant l’entrée du parc au havre de Cap-des-Rosiers.
  • Créer et installer des panneaux d’interprétation expliquant aux visiteurs le projet de restauration des côtes.

Les réalisations

  • En collaboration avec l’Université du Québec à Rimouski, étude du phénomène d’érosion côtière et conception de méthodes d’adaptation du milieu au changement de dynamique du golfe du Saint-Laurent.
  • Démantèlement de 1,5 km de chemins côtiers, de services publics et d’enrochements; reprofilage des plages pour leur donner une pente naturelle qui accroît leur résistance aux vents violents et aux tempêtes hivernales.
  • Naturalisation du bas de plage et agrandissement de l’habitat de frai du capelan de 1,1 hectare.
  • Déménagement du monument du Carricks en lieu sûr, dans la zone végétalisée.
  • Début de la construction d’un sentier polyvalent surélevé pour résister aux fluctuations du niveau des eaux (achèvement prévu en 2019).
  • Conception de panneaux d’interprétation en vue de sensibiliser les visiteurs à l’écosystème côtier et au projet de restauration (achèvement prévu en 2019).