Restauration des écosystèmes côtiers du parc national Forillon

L’enjeu

Trois personnes plantant de l’ammophile à ligule courte sur le rivage.
Là où un bâtiment de service a été démantelé, des employés du parc plantent de l’élyme des sables dans le cadre de la restauration de la zone côtière.

Les changements climatiques provoquent l’élévation du niveau de la mer dans le golfe du Saint- Laurent. Il est probable qu’en 2050, une partie des côtes de la péninsule de Penouille, dans le parc national Forillon, soit périodiquement inondée. Les écosystèmes s’adapteront à ces changements : de nouvelles plages remplaceront les plages submergées et les ammophiles y prendront racine. On observe déjà une fréquence accrue des tempêtes violentes et une réduction du couvert de glace en hiver, deux conséquences des changements climatiques dont les effets se font sentir sur les routes, les sentiers et les bâtiments du parc à proximité de la côte. La dégradation des sentiers poussera les visiteurs vers des zones sensibles où ils piétineront les végétaux, notamment la rare hudsonie tomenteuse. Le personnel du parc national Forillon s’emploie à restaurer la côte afin d’atténuer les effets de ces changements.

L’approche

  • Démanteler le chemin d’accès endommagé menant à la péninsule de Penouille et y planter des espèces côtières indigènes, telles l’élyme des sables.
  • Déplacer ou réaménager des bâtiments et des sentiers afin qu’ils résistent mieux à l’élévation du niveau de la mer et aux tempêtes.
  • Conscientiser les intervenants, les visiteurs du parc et le grand public au problème de l’érosion des côtes et aux initiatives d’adaptation en vue de protéger cette zone sensible.

Les réalisations

  • Démantèlement du chemin d’accès à la péninsule de Penouille et plantation sur 450 m2 de plantes indigènes pour stabiliser les étendues de sable.
  • Démolition d’un bâtiment et réaménagement d’un autre sur pilotis afin qu’il résiste mieux à la montée des eaux et aux courtes périodes d’inondation ou qu’on puisse facilement le déplacer.
  • Aménagement de nouveaux sentiers pour réduire de 76 % le piétinement des espèces végétales protégées dans les zones côtières ciblées.
  • Vaste campagne de communication en ligne, à l’aide de vidéos ainsi que dans les médias sociaux et traditionnels permettant de recueillir l’appui du grand public pour les initiatives de restauration.