Protection du chardon de Mingan, plante emblématique de la réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan

L’enjeu

Une femme examinant un plan de chardon de Mingan.
Une employée de Parcs Canada mesure la hauteur d’un chardon de Mingan mature en pleine floraison. Photo : © Patricia Moreau

Le chardon de Mingan est en forte décroissance dans la réserve de parc avec laquelle il partage son nom. Présent en petites colonies sur quatre îles de la réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan, le chardon de Mingan est de plus en plus en proie aux ondes de tempête dévastatrices, à la progression de la forêt, à la faible couverture neigeuse et aux sécheresses estivales. Sa population péréclite depuis 2011 : moins de 445 spécimens subsistent et seule une de ses neuf colonies est considérée viable à long terme. Sans l’intervention du personnel du parc, il pourrait disparaître de l’est de l’Amérique du Nord.

L’approche

  • Dégager les plants de chardon de Mingan en y retirant les troncs d’arbres, le sable et les roches apportés par les tempêtes.
  • Trouver de nouveaux habitats convenant à l’établissement de colonies.
  • Recueillir des graines, puis les semer dans des zones favorisant la germination; veiller à maintenir la génétique du Chardon de Mingan en diversifiant les sources de graines utilisées.
  • Utiliser la collecte de graines et la propagation hors site pour augmenter le nombre de plantes et de graines disponibles pour le rétablissement et la recherche.
  • Continuer à mobiliser la population, les visiteurs et les intervenants du secteur en les informant des défis et des possibilités liés au rétablissement du chardon de Mingan.

Les réalisations

  • Dégagement et sauvetage de spécimens de chardon de Mingan enterrés par une tempête en 2016; retrait d’arbres qui menaçaient la survie de ces plantes et aménagement de roches afin de stabiliser le sable autour de certaines colonies.
  • Recensement des colonies et analyse de viabilité.
  • Récolte et plantation de graines issues des sept spécimens en floraison dans le parc (2017).
  • Production de graines et de semis par le Biodôme de Montréal et le Gosling Research Institute for Plant Preservation de l’Université de Guelph.