Rétablissement des espèces en péril dans le parc national des PrairiesNote de bas de page *

L’enjeu

Vue aérienne de cinq personnes à cheval sur une colline surplombant un paysage où des bovins broutent dans les pâturages.
Le programme Western Heritage Experience sensibilise à l’importance de l’élevage du bétail dans la conservation des prairies.

Les prairies tempérées constituent le biome le plus gravement menacé sur la planète. Le Canada a perdu environ 70 % de ses prairies indigènes, principalement au profit de l’agriculture et de l’exploitation pétrolière et gazière. Dans le parc national des Prairies, créé pour protéger la prairie mixte, la restauration de l’écosystème s’attaque à des problèmes de longue date : l’invasion de plantes non indigènes comme l’euphorbe ésule, la diminution des populations d’espèces caractéristiques comme le putois d’Amérique et la suppression de processus écologiques essentiels, notamment les incendies. La restauration du parc favorise la protection d’espèces en péril telles que le grand iguane à petites cornes, la chevêche des terriers et le renard véloce, mais elle rétablit également le lien des collectivités autochtones avec les prairies et sensibilise les visiteurs et le grand public à l’égard de la conservation.

L’approche

  • Maintenir la population de bisons, qui ont été réintroduits dans le parc, à environ 300 à 500 individus.
  • Planter ou ensemencer jusqu’à 75 hectares d’armoise argentée, qui offre un habitat de nidification et d’alimentation au Tétras des armoises.
  • Rehausser la qualité de l’habitat du chien de prairie à queue noire par le fauchage ou le pâturage et replanter des espèces indigènes.
  • Fournir plus d’habitats à de multiples espèces en péril en procédant à des brûlages dirigés sur plus de 400 hectares de prairies.
  • Retirer les clôtures ou améliorer leur visibilité pour empêcher que les animaux s’y heurtent.
  • Construire et moderniser des infrastructures dans le parc, enrichir les programmes et mener des campagnes dans les médias traditionnels et les médias sociaux pour sensibiliser le grand public à la conservation de la prairie mixte.

Les réalisations

  • Maintien de la population de bisons à la taille ciblée chaque année.
  • Plantation et ensemencement d’armoise argentée sur plus de 42 hectares en 2016 et en 2017.
  • Exécution de brûlages dirigés sur 106 hectares en 2015 et 13 hectares en 2016 pour éradiquer les espèces envahissantes (euphorbe ésule, brome inerme et agropyre à crête) et, toujours en 2016, sur 137 hectares pour recréer l’habitat du chien de prairie à queue noire.
  • Retrait ou marquage de 93 km de clôtures de 2015 à 2017 afin d’empêcher que les animaux s’y heurtent.
  • Création de trois programmes de bénévolat et publication de neuf articles dans les médias pour sensibiliser le public à la conservation de la prairie mixte, se traduisant par une hausse de 55 % de la mobilisation et une augmentation de 34 % de mentions J’aime dans Facebook.