Restauration de la forêt-parc à trembles du parc national du Mont-Riding

L’enjeu

Photo de dix personnes vêtues d’équipement de protection dans un paysage naturel.
À la forêt-parc à trembles gérée par Conservation de la nature Canada, au Manitoba, une équipe de gestion du feu de Parcs Canada prête main-forte pour un brûlage dirigé dans le cadre d’un partenariat visant à restaurer cet habitat. Photo : © Tim Gompf /© NCC

La forêt-parc à trembles du Mont-Riding est un lieu unique, une vaste prairie où se mêlent les essences typiques du nord, de l’est et de l’ouest. Les fleurs sauvages y côtoient les trembles, les conifères des hautes terres et les feuillus des basses terres de l’est. Or, des décennies de suppression des incendies ont réduit l’étendue et la qualité des prés de fétuque scabre et causé le vieillissement des forêts de trembles, minant la santé de cette écorégion. En plus de perdre une partie de leur habitat, les populations de wapitis sont en proie à la tuberculose bovine, une maladie infectieuse mortelle. La présence de plantations d’épinettes blanches, d’espèces envahissantes et d’infrastructures dans le parc n’arrangent pas les choses.

L’approche

  • Régénérer les forêts de trembles et les prés de fétuque scabre par des brûlages dirigés, l’abattage des plantations et des activités de restauration (labourage, ensemencement d’espèces indigènes et élimination des espèces envahissantes).
  • Avec l’aide des peuples autochtones, des régions voisines et d’autres intervenants, dépister les cas de tuberculose bovine et prévenir sa propagation en vue d’éradiquer la maladie.
  • Installer une clôture perméable à la faune autour de l’enclos des bisons pour permettre le passage d’autres ongulés et de prédateurs comme les ours et les loups.
  • Sensibiliser le public à la restauration de la forêt-parc à trembles dans les médias et par des partenariats.

Les réalisations

  • Restauration de 1 250 hectares de forêt-parc à trembles au moyen de brûlages dirigés et de 40 hectares de prés de fétuque scabre par l’abattage des plantations d’épinettes blanches, la préparation des sols et l’ensemencement.
  • Collaboration avec la Première Nation Keeseekowenin à des programmes de santé de la faune, à l’abattage des plantations, à la gestion de la population de bisons et à des projets d’enclos.
  • Dépistage de la tuberculose bovine (aucun cas observé depuis 2014) et maintien de la population de wapitis.
  • Installation d’une clôture perméable de 4 km permettant le passage de prédateurs.
  • Création d’une exposition itinérante sur la restauration de la forêt-parc à trembles, présentée au Manitoba Museum et au parc zoologique Assiniboine.