Réjuvénation d’un parc à myes dans la réserve de parc national des Îles-Gulf

L’enjeu

Plusieurs enfants et adultes creusant dans une batture.
Activité de récolte des mollusques au camp Science et culture hul’q’umi’num, printemps 2016. Photo : © Hugo Wong

Depuis des temps immémoriaux, les Salish du littoral utilisent la mer comme garde-manger et soignent ses rivages en retour. Se servant de techniques traditionnelles, ils cultivent les écosystèmes intertidaux en arrachant la laitue de mer et en labourant les plages. Ces pratiques favorisent la croissance de plusieurs espèces comestibles dans les eaux côtières peu profondes. La construction de miniremparts de pierre près de la laisse de marée basse emprisonne le sable et les sédiments et crée une terrasse côté terre, environnement idéal pour le développement des mollusques. Une fois aménagés, ces « parcs à myes » abritent beaucoup plus de spécimens qu’une plage ordinaire. L’équilibre de ces systèmes est aujourd’hui rompu, mais le personnel de la réserve de parc national des Îles-Gulf, en collaboration avec les nations WSÁNEĆ et Hul’q’umi’num des Salish du littoral, travaillent à sa restauration et à la réappropriation de cette pratique ancestrale.

L’approche

  • En collaboration avec les nations WSÁNEĆ et Hul’q’umi’num, rétablir les pratiques ancestrales dans les écosystèmes intertidaux.
  • Améliorer les anciens parcs à myes en reconstruisant 275 m de mur d’ici 2019 et en labourant 350 m2 de plage chaque année.
  • Étudier et comprendre le rôle que jouent les parcs à myes dans la rejuvénation des écosystèmes intertidaux.
  • Mobiliser les visiteurs et leur faire comprendre le rôle de l’humain (Autochtones, nouveaux arrivants, Parcs Canada) dans les écosystèmes par le biais des médias sociaux et d’activités de sensibilisation.

Les réalisations

  • Mobilisation des nations WSÁNEĆ et Hul’q’umi’num pour la prise en charge des activités de restauration.
  • Construction d’un parc à myes de 145 m de long et atteinte de l’objectif de labourage trois années de suite.
  • Cartographie des parcs à myes et contrôle des mollusques, des algues et des sédiments qu’ils contiennent par drone.
  • Cartographie et excavations sous-marines, collecte d’échantillons de deux anciens parcs à myes à des fins de datation au carbone 14 pour vérifier qu’ils ont plus de 1 000 à 1 700 ans (l’estimation actuelle de leur âge).
  • Participation de 110 personnes à l’édition 2017 des camps Science et culture; sensibilisation de 14 000 autres à plusieurs sites, notamment à l’Aquarium de Vancouver, au centre Shaw de la mer Salish et aux feux de joie des Salish du littoral en 2017.