Réintroduction du bison dans le parc national BanffNote de bas de page *

L’enjeu

Un travailleur tient un lance-flammes portable dans un champ qui brûle à l’arrière.
Un membre de l’équipe d’incendie de Parcs Canada met le feu à un pré en vue de stimuler la croissance et d’améliorer la qualité du fourrage dont se nourrissent les bisons des prairies. Photo : © Dan Rafla

Il y a plus de 140 ans, la chasse a décimé les populations de bisons dans les grandes plaines et sur le versant est de la ligne continentale de partage des eaux, y compris sur le territoire de l’actuel parc national Banff. La quasi extinction de cette espèce clé a eu de lourdes conséquences sur la biodiversité et la fonction écosystémique. En effet, le bison a une influence démesurée sur les autres espèces et les communautés naturelles. Sa présence contribue à la diversité des habitats pour une multitude d’espèces végétales et animales, tout spécialement les prés d’herbe, et les migrations des hardes redistribuent les nutriments et ressources énergétiques dans l’ensemble de l’écosystème. Les peuples autochtones, dont la culture est intimement liée au bison, ont souffert de sa disparition. Bref, son absence dans la région de Banff fut une catastrophe écologique et culturelle.

L’approche

  • Planifier la réintroduction du bison en consultation avec les peuples autochtones, les gouvernements et des experts parc national Elk Island, éleveurs de bisons, etc.).
  • Surveiller les écosystèmes afin d’observer leur réaction à la réintroduction du bison.
  • Brûler 1 500 hectares de prés afin d’améliorer la qualité du fourrage.
  • Réintroduire 16 bisons des plaines dans un pâturage clôturé, pour ensuite libérer la harde.
  • Maintenir les bisons à l’intérieur d’un périmètre délimité par des éléments naturels et des clôtures de déviation permettant toutefois le passage aux autres grands mammifères.
  • Favoriser la reproduction pour porter la population à 30 bisons d’ici 2022.
  • Communiquer régulièrement au grand public les progrès accomplis.

Les réalisations

  • Amélioration du plan de réintroduction grâce aux consultations avec les peuples autochtones, le public et les intervenants concernés.
  • Observation de l’état de l’écosystème durant deux ans avant la réintroduction.
  • Brûlages dirigés sur 865 hectares pour améliorer la qualité des prés.
  • Réintroduction de 10 femelles et de 6 mâles dans un pâturage clôturé de 6 hectares en février 2017, puis déplacement de la harde vers un pâturage naturel de 12 hectares une fois l’été venu.
  • Tenue de deux cérémonies spirituelles autochtones afin de marquer comme il se doit le retour du bison après une absence de plus de 140 ans.
  • Essai de différents types de clôtures afin de dissuader les bisons de quitter la zone de réintroduction.
  • Naissance de 10 bisonneaux en pleine santé en mai 2017, portant la harde à 26 individus.
  • Célébration de la réussite de la réintroduction avec plus de 800 000 visiteurs virtuels.