Restauration des prairies du parc national des Lacs-Waterton

L’enjeu

Une femme tenant un filet à mailles fines contenant une grenouille dans les mains.
Cette jeune grenouille léopard issue des oeufs transférés du parc national des Prairies a contribué au rétablissement de l’espèce dans le parc. Photo : © Jasper Angel

Les prairies du parc national des Lacs-Waterton ont entamé leur déclin à la fin du dix-neuvième siècle. En l’absence d’incendies et de bisons, environ 25 % des prairies aux plus basses altitudes ont été colonisées par les arbrisseaux, les forêts de trembles et des plantes envahissantes à partir de 1889. On estime aujourd’hui que 10 % des quelque 1 100 espèces végétales sont non indigènes, et bon nombre sont nuisibles pour la santé et la biodiversité des prairies. Le sort de la grenouille léopard donne toute la mesure de la gravité de la situation. Cette espèce menacée en Alberta sert d’intermédiaire entre les habitats des milieux humides et des prairies, se déplaçant de l’un à l’autre pour se nourrir et se reproduire. En déclin dès les années 1970, la grenouille léopard a disparu du parc dix ans plus tard.

L’approche

  • Renverser le déclin des prairies du parc d’ici 2019.
  • Retirer les plantes envahissantes prioritaires, notamment la centaurée maculée, et replanter dans les zones perturbées des espèces indigènes cultivées à partir de semences récoltées dans la région.
  • Procéder à des brûlages dirigés pour réduire l’empiètement des arbres et arbrisseaux.
  • Réintroduire la grenouille léopard par le transfert d’oeufs de populations saines du parc national des Prairies.
  • Sensibiliser le grand public par des programmes d’information, d’interprétation, d’éducation et de bénévolat.

Les réalisations

  • Création et application d’un système de gestion pour les plantes envahissantes.
  • Élimination des plantes envahissantes sur 1 327 hectares de prairies.
  • Collecte des graines de 48 espèces indigènes d’herbes et de fleurs et plantation de 5 500 semis sur 2 hectares de prairie; aménagement d’un bâtiment à régulation climatique pour y conserver les semences de plantes indigènes.
  • Exécution de brûlages dirigés pour réduire l’empiètement des arbres et arbrisseaux sur 1 571 hectares de prairie et observation des résultats par drone et imagerie satellite.
  • Reprise de la reproduction des grenouilles léopard dans le parc pour la première fois depuis les années 1970.
  • Participation de plus de 200 000 personnes à des activités d’apprentissage et de bénévolat pour la conservation et la restauration des prairies, notamment le Camp des enquêteurs des écosystèmes, récompensé par un prix.