Pour une cohabitation harmonieuse de l’homme et de la faune dans la région de la réserve de parc national Pacific Rim

L’enjeu

Photo en noir et blanc d’un loup près d’un arbre la nuit.
Un loup se frotte contre un arbre muni d’un piège à fourrure. Les poils qu’il y dépose serviront à l’analyse de son ADN. Photo : © Rob Buchanan

Dans les années 1990, le loup a commencé à recoloniser la côte ouest de l’île de Vancouver, notamment la réserve de parc national Pacific Rim, après trente ans d’absence. Les peuples Nuu-chah-nulth, dont les terres ancestrales englobent cette région, se réjouissent du retour de cet animal sacré. Son habitat s’est toutefois radicalement transformé depuis sa disparition dans les années 1960. Il croise désormais sur les plages et dans les sentiers des humains qui cherchent parfois à s’en approcher. Ce concours de facteurs est propice à l’éclosion de conflits entre le loup, l’humain et les autres espèces fauniques. On a même constaté que certains loups avaient perdu leur méfiance instinctive à l’égard de l’homme, tandis que d’autres l’ont associé à une source de nourriture. Les chiens, particulièrement sans laisse, aggravent la situation : ils attirent les loups, qui les voient soit comme des proies, soit comme d’autres canidés envahissant leur territoire.

L’approche

  • Élaborer et appliquer avec les peuples autochtones, les autorités locales et les autres parties prenantes un train de mesures traduisant une vision commune de la cohabitation de l’homme et du loup dans cette région.
  • Analyser le point de vue humain et les comportements des visiteurs de la réserve et des habitants de la région; à la lumière des constatations, concevoir une campagne de sensibilisation afin de changer les comportements, de faire respecter les règlements et de résorber les conflits avec les loups et autres espèces fauniques.
  • Évaluer les résultats en comparant le degré de sensibilisation, les comportements et la fréquence des conflits avant et après la campagne.
  • Étudier de plus près les comportements des loups et leur utilisation de l’habitat; à la lumière des constatations, créer des conditions favorisant la santé du loup et renforçant sa méfiance, notamment par l’interdiction de le nourrir, et orienter les comportements humains pour prévenir les conflits.

Les réalisations

  • Rencontre avec un groupe d’aînés Nuu-chah-nulth pour recueillir leur vision d’une cohabitation harmonieuse avec le loup.
  • Formation d’un groupe de travail régional chargé d’appliquer les éléments d’une vision commune de la cohabitation de l’homme avec le loup et les autres espèces fauniques.
  • Études pilotes sur le terrain : échantillonnage de l’ADN des loups à partir de la collecte de poils afin d’identifier les individus et d’établir des liens de consanguinité, de délimiter leurs territoires et d’estimer leur population totale.
  • Création de nouveaux messages d’intérêt public pour les panneaux d’affichage et le matériel de communication expliquant les comportements respectueux de la faune à adopter; sollicitation de médias (disponible en anglais seulement) dans cet esprit.