Gestion des populations de cerfs à la réserve de parc national des Îles-Gulf

L’enjeu

Deux hommes se tenant près d’une clôture séparant un secteur à sous-bois d’un secteur dégagé.
Le contraste est évident entre une zone ouverte au daim (à droite de la clôture) et un zone dont il est exclu (à gauche de la clôture). Photo : © Todd Golumbia

Des troupeaux de daims européens ravagent les forêts de l’île Sidney dans la réserve de parc national des Îles-Gulf. Introduit sur l’île au début du vingtième siècle, cet animal s’est depuis multiplié à l’instar du cerf à queue noire indigène. Les deux espèces ne sont pas particulièrement capricieuses et ont eut vite fait de brouter la quasi totalité de la végétation du sous-étage, nuisant du même coup à la régénération de la forêt et à certaines essences et espèces déjà en péril comme le carex tumulicole et la noctuelle d’Edwards. Sans prédateur naturel et largement ignorés par la chasse traditionnelle autochtone, le cerf à queue noire et le daim européen sont en voie d’altérer de façon irréparable l’écosystème de l’île Sidney. Le personnel de la réserve de parc national des Îles-Gulf en a fait sa mission de limiter les dégâts et de restaurer la forêt.

L’approche

  • Collaborer avec les propriétaires fonciers de l’île Sidney et des alentours ainsi qu’avec des partenaires autochtones à trouver une approche durable permettant d’exterminer le daim européen.
  • Concevoir et mettre en oeuvre des stratégies complémentaires visant le rétablissement des espèces menacées et des espèces à grande importance culturelle dans les zones forestières de l’île Sidney.
  • Suivre le progrès des mesures de rétablissement, en consigner les résultats et modifier les pratiques au besoin.
  • Éduquer les collectivités locales, les intervenants du secteur et le grand public afin de les rallier au projet.

Les réalisations

  • Consultations entamées auprès des intervenants du secteur, des peuples autochtones et des propriétaires fonciers sur la meilleure façon d’éliminer le daim européen de l’Île Sidney.
  • Formation d’un groupe de travail avec les Autochtones sur les savoirs autochtones afin de lancer un camp culturel jeune-ancien en 2018.
  • Conception d’une stratégie de communication et d’un feuillet informatif destiné au public.
  • Obtention des fonds nécessaires pour mener l’entreprise à son terme, prévu pour 2022.