La génétique au service de la conservation des arbres au parc national de la Pointe-PeléeNote de bas de page *

L’enjeu

Une personne plantant un semis de mûrier rouge.
Un employé de Parcs Canada plante un semis de mûrier rouge dans le cadre du projet de conservation de souches génétiques pures. Photo : © Brianna Jackson

Le parc national de la Pointe-Pelée abrite des essences parmi les plus rares au Canada : le frêne bleu, le noyer cendré, le mûrier rouge et le chicot févier, entre autres. Leur rareté est telle que leur patrimoine génétique s’est élevé au rang de trésor national. Or, la diversité des gènes protège les arbres contre une multitude de facteurs de stress, notamment les maladies exotiques, les infestations d’insectes et l’hybridation. Par exemple, le mûrier blanc, plus commun et envahissant, menace la survie à long terme de son cousin, le mûrier rouge, dont il dilue graduellement le patrimoine génétique par sa capacité d’hybridation : il ne subsiste que 20 individus de cette rare essence. Le personnel du parc s’emploie à repérer et à préserver les plus purs spécimens, ceux capables d’assurer la survie du mûrier rouge.

L’approche

  • En collaboration avec des partenaires gouvernementaux et scientifiques, trouver des techniques pour identifier et conserver les souches génétiques des arbres rares.
  • Utiliser les méthodes de pollinisation, de collecte de graines et de propagation pour favoriser la reproduction des essences en péril.
  • Éliminer au moins 90 % des arbres hybrides et des plantes non indigènes qui entravent la reproduction des arbres rares.
  • Planter des semis d’espèces pures obtenus par propagation en serre.
  • Surveiller l’état des arbres et adapter les stratégies à la lumière des observations.
  • Informer les visiteurs et le grand public des méthodes de conservation génétique utilisées pour identifier et préserver les arbres.

Les réalisations

  • Identification et conservation des arbres rares avec le concours de nos partenaires, dont la Forest Gene Conservation Association, Agriculture et Agroalimentaire Canada, l’Université Trent et le Centre national de semences forestières de Ressources naturelles Canada.
  • Propagation en serre de souches pures et saines de mûrier rouge et de noyer cendré.
  • Défrichage d’espèces non indigènes sur 3,6 hectares autour de 18 mûriers rouges et plantation de 26 semis purs de cette essence.
  • Sensibilisation du grand public grâce à une exposition au centre des visiteurs du parc et à une campagne dans les médias nationaux (disponible en anglais seulement) et locaux et dans les médias sociaux.