Restauration d’un habitat rare dans le parc national de la Pointe-Pelée

L’enjeu

Deux travailleurs avec des lance-flammes portatifs à côté d’un brûlage de champ.
Brûlage dirigé dans le secteur DeLaurier pour la restauration de la savane, en février 2017.

La savane du cordon sablonneux est un rare écosystème qui a besoin des perturbations naturelles (feu, vent, glace et action des vagues) pour conserver son caractère dégagé. Or, le changement de fréquence et d’intensité de ces perturbations, dû notamment à la lutte contre les incendies et à l’érosion des côtes, menace les savanes du parc national de la Pointe-Pelée. L’invasion de plantes non indigènes comme la centaurée maculée ou le mélitot blanc aggrave le problème. Elles modifient l’habitat privilégié d’espèces végétales et animales en voie de disparition telles que l’oponce de l’Est, le scinque pentaligne et la Paruline polyglotte.

L’approche

  • Restaurer les écosystèmes des savanes sur 24 hectares, dont quatre constituent l’habitat de la Paruline polyglotte.
  • Reproduire les perturbations naturelles et freiner la propagation d’espèces envahissantes par diverses méthodes : défrichage mécanique, brûlage dirigé et application d’herbicides.
  • Planter des espèces indigènes pour accélérer le processus.
  • Sensibiliser les visiteurs aux écosystèmes de la savane par des activités pratiques et de l’information sur la restauration.

Les réalisations

  • Défrichage d’espèces envahissantes sur 20 hectares de savane et sur 3 hectares à Anders Field, lieu de nidification de la Paruline polyglotte.
  • Avec l’aide des écoles de la région, collecte de semences, propagation de semis et plantation d’espèces indigènes (liatris cylindrique, asclépiade tubéreuse) en vue d’accélérer la restauration.
  • Création d’un programme d’interprétation à l’intention de camps de vacances pour jeunes expliquant l’importance des écosystèmes des savanes, ouverture d’un nouveau tronçon de la piste cyclable et piétonnière du Centenaire pour admirer la savane et ses habitats restaurés.