Réaménagement du réseau de sentiers du parc national Fundy

L’enjeu

Une ravine de plusieurs pieds de largeur et de profondeur formée par l’érosion.
Les ravages de l’érosion ont forcé la désaffectation du sentier de la rivière Goose. Photo : © Jane Watts

À la création du parc national Fundy en 1948, on s’est contenté de reclasser un grand nombre de chemins charretiers et forestiers en tant que sentiers de randonnée touristique par souci d’économie de temps et d’argent. Or, ces sentiers sont devenus impropres à l’usage qu’on en fait aujourd’hui : trop larges, vulnérables à l’érosion, coûteux à entretenir et peu attrayants ou sûrs pour la randonnée et le cyclisme. En outre, le personnel du parc a observé des effets néfastes sur l’environnement, notamment l’invasion de plantes exotiques comme la renouée du Japon qui perturbent la biodiversité indigène, ainsi que la réduction de la qualité de l’eau et la dégradation des habitats sur les rives causées par le mauvais état des ouvrages de franchissement des cours d’eau. Le parc national Fundy a donc entrepris de réaménager l’ensemble de son réseau de sentiers dans une perspective durable, pour mieux répondre aux besoins des visiteurs, encourager la saine utilisation des espaces naturels et rétablir des valeurs écologiques – le tout, d’ici 2019.

L’approche

  • De concert avec le personnel du parc, des experts et nos partenaires, concevoir et aménager un réseau durable de sentiers de randonnée et de cyclisme.
  • Réduire l’emprise globale des sentiers de 5 000 m2 par le rétrécissement de certains tronçons, le retrait des infrastructures superflues comme les promenades en bois et les chemins pavés, et le réaménagement des espaces ainsi dégagés pour y planter des espèces indigènes.
  • Réaménager 25 km de sentiers dans une perspective durable en modifiant leurs tracés pour suivre les contours naturels et les pentes.
  • Réduire le nombre d’habitats vulnérables aux plantes envahissantes comme la renouée du Japon pour endiguer leur propagation.
  • Collaborer avec des projets d’infrastructure afin d’en tirer des avantages mutuels.

Les réalisations

  • Collaboration avec l’International Mountain Biking Association à l’organisation d’un atelier avec le personnel du parc, les intervenants régionaux et des bénévoles.
  • Désaffectation de 56 % des sentiers inadaptés (2 187 m2) et plantation de plus de 600 arbres indigènes dans les zones réaménagées, dont 65 gaules d’épinette rouge issues de graines d’arbres matures collectées dans le parc.
  • Modification du tracé de 16,4 km de sentiers pour suivre les contours naturels du paysage; réduction du risque d’érosion et amélioration globale de l’expérience du visiteur.
  • Prévention de la propagation d’espèces envahissantes comme la renouée du Japon.
  • Harmonisation du réaménagement des sentiers avec des projets de renouvellement des infrastructures afin d’en maximiser la portée et les avantages; réaménagement ou désaffectation de 52 km de sentiers prévus d’ici 2019.