De l’aster du golfe du Saint-Laurent dans le parc national KouchibouguacNote de bas de page *

L’enjeu

Une petite plante verte (aster) poussant dans le sable.
Une aster du golfe du Saint-Laurent mature à l’approche de la floraison. Photo : © David Mazerolle /© CDCCA

L’aster du golfe du Saint-Laurent est une plante qui pousse uniquement au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, à l’Île-du-Prince-Édouard et aux Îles de la Madeleine (Québec). Elle prospère dans les marais salés, un milieu qui s’est fait de plus en plus rare ces dernières années en raison du développement côtier, de l’érosion, de l’élévation du niveau de la mer et de perturbations dues au tourisme. On trouvait autrefois des asters du golfe du Saint-Laurent dans le parc national Kouchibouguac, mais en 2000, une tempête a enseveli l’ensemble des spécimens sous une couche de sable si épaisse que les graines n’ont pu germer. L’espèce rare n’y a pas été revue depuis.

L’approche

  • Collaborer avec des botanistes de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard et du Centre de données sur la conservation du Canada atlantique au rétablissement de l’aster du golfe du Saint-Laurent.
  • Sur une période de deux ans, transplanter au moins 640 semis cultivés en serre sur quatre sites du parc national Kouchibouguac.
  • Concevoir et appliquer un programme de surveillance du rétablissement de l’espèce.
  • Utiliser les médias traditionnels et sociaux pour sensibiliser le grand public et exposer les visiteurs du parc aux efforts de revitalisation de la plante.

Les réalisations

  • Germination fructueuse de semis en serre en collaboration avec des experts.
  • Recensement des habitats convenant à la transplantation ou à la plantation et inventaire de plusieurs centaines de sites potentiels; transplantation de 800 plants sur 14 sites et ensemencement de 30 000 graines sur 31 sites supplémentaires (2016 et 2017).
  • Taux de survie des spécimens transplantés de 95 % en 2016 et de 60 % en 2017; observation de 1 330 plantes matures en 2017 sur les sites ensemencés (première régénération naturelle en 12 ans dans le parc).
  • Prestation de programmes d’interprétation au parc et interventions dans les médias nationaux (disponible en anglais seulement) visant à informer les visiteurs et le grand public de la revitalisation de l’aster du golfe du Saint-Laurent.