Les projets de conservation et de restauration (CoRe) de Parcs Canada sont aussi variés que les 33 parcs nationaux, lieux historiques nationaux et aires marines nationales de conservation où ils sont réalisés. Les divers projets dont nous faisons état ici sont variés, allant de la restauration des forêts au rétablissement de la zostère marine; du rétablissement des baleines menacées à la sauvegarde des espèces végétales menacées; de la réduction du nombre excessif d’orignaux, à la réduction des abondants oursins; de l’atténuation des menaces posées par les espèces envahissantes à la réduction des problèmes causés par les routes. Différents contextes, différents écosystèmes, différentes collectivités – et différents collaborateurs.

En dépit des façons dont les projets de CoRe diffèrent les uns des autres, ils présentent de nombreuses similitudes. Les projets de CoRe sont organisés en fonction d’un ensemble de normes méthodologiques. Ils sont conçus pour définir les problèmes, collaborer avec d’autres intervenants, investir dans des solutions et atteindre des résultats communs. En suivant des approches pratiques en matière de conservation et de restauration, les projets de CoRe réussissent à mobiliser et à profiter à la société.

L’enjeu

Parcs Canada définit les problèmes liés aux projets de CoRe de deux façons. Premièrement, dans les parcs nationaux, nous surveillons l’intégrité écologique – c’est-à-dire la capacité d’un écosystème de se maintenir à long terme – en mesurant les variations à l’écosystème en se basant sur le degré de changement reflétant une intégrité écologique bonne, passable ou médiocre. Les projets de CoRe accordent typiquement la priorité aux mesures de restauration pour les écosystèmes qui sont dans un état médiocre ou passable. Deuxièmement, les projets de CoRe traitent les problèmes liés aux espèces en péril. Celles-ci sont typiquement identifiées dans les plans d’action publiés par le gouvernement du Canada dans le Registre public des espèces en péril. Les plans d’action signalent les activités nécessaires pour protéger et rétablir les espèces (p. ex. augmentation de la taille de la population, amélioration de l’habitat); c’est ainsi qu’environ le tiers des projets de CoRe sont concentrés sur ces types de problèmes.

L’approche

Afin d’améliorer l’intégration, la communication et l’efficacité entre les projets, CoRe favorise l’usage d’une terminologie cohérente et d’une approche normalisée en matière de planification et de mise en oeuvre de la conservation – des lignes directrices appelées collectivement Open Standards for the Practice of Conservation. (normes ouvertes pour la pratique de la conservation). Les normes ouvertes visent à remédier aux faiblesses courantes des plans de conservation et de restauration en appliquant un cadre de gestion évolutive simple et transparent qui améliore l’unité de l’équipe, la conceptualisation des projets, l’efficience à long terme et l’évaluation des résultats de la conservation. Une attente clé quant aux projets de CoRe est qu’ils soient efficients, engageants et efficaces – des principes auxquels adhèrent Parcs Canada et nos partenairesNote de bas de page 1. Leur réussite est également fondée sur des preuves. Les projets de CoRe définissent a priori ce qu’ils visent à accomplir et comment le succès sera mesuré. En consignant les réalisations, Parcs Canada évalue objectivement le succès relatif des projets de CoRe sur une base annuelle.

Les réalisations

Plus de 40 projets CoRe sont résumés dans le présent rapport, projets qui peuvent être en train d’être réalisés ou terminés. La diversité des enjeux, des approches et des réalisations à l’échelle du pays est évidente. Trente-quatre pour cent des projets permettent de rétablir des espèces en péril. Quarante et un pour cent gèrent les espèces envahissantes. Des brûlages dirigés ou contrôlés sont utilisés aux fins de vingt-neuf pour cent des projets en vue de rétablir des espèces et des écosystèmes. Cinquante et un pour cent comprennent la transplantation ou la translocation d’espèces pour les réintroduire dans nos aires patrimoniales protégées.

Environ la moitié de tous les projets se font en collaboration avec des partenaires ou des collectivités autochtones, qui contribuent largement à leur succès. À travers des expériences virtuelles ou en personne, tous les projets mobilisent des intervenants, des partenaires, des visiteurs ou des Canadiens. En innovant, en apprenant et en s’adaptant à des problèmes de conservation qui sont parfois relativement nouveaux, les chefs de projet ont pu atteindre la barre des 60 pour cent des objectifs écologiques – un succès qui continuera de s’accroître à mesure que nous acquérons davantage d’expérience en matière de restauration.

Nous espérons qu’en lisant les aperçus des projets suivants, vous apprendrez quelque chose de nouveau au sujet des défis auxquels font face les espèces et les écosystèmes dans les aires patrimoniales protégées, de ce que Parcs Canada a fait ou continue de faire pour remédier à ces problèmes et de ce que nous avons appris ou réalisé en cours de route.