Lieu historique national du Canada Willowbank

Niagara-on-the-Lake, Ontario
Vue générale du Willowbank, qui montre son entrée principale surmontée d’une véranda à colonnades à double hauteur. © The School of Restoration Arts At Willowbank, Emily Game.
Vue générale
© The School of Restoration Arts At Willowbank, Emily Game.
Vue générale du Willowbank, qui montre la maison avec son style néoclassique, 2011. © Willowbank, Sean Marshall, October 2011.Vue générale du Willowbank, qui montre son entrée principale surmontée d’une véranda à colonnades à double hauteur. © The School of Restoration Arts At Willowbank, Emily Game.
Adresse : 14487, promenade Niagara, Queenston, Niagara-on-the-Lake, Ontario

Loi habilitante : Loi sur les lieux et monuments historiques (L.R.C. (1985), ch. H-4)
Date de désignation : 2004-03-05
Dates :
  • 1834 à 1836 (Construction)
  • 1985 à 2002 (Significative)
  • 1912 à 1912 (Altération)

Événement, Personne, Organisation :
  • John Latshaw  (Constructeur)
Autre nom(s):
  • Willowbank  (Nom de la désignation)
  • Willowbank Heritage Estate  (Autre nom)
Numéro du rapport de recherche : 2003-025, 2002-82

Description du lieu patrimonial

Le lieu historique national du Canada Willowbank est un élégant domaine boisé avec une majestueuse demeure de trois étages et demi dont la façade rappelle un temple. Cette demeure du début du XIXe siècle, construite sur une éminence surplombant la rivière Niagara et la frontière entre le Canada et les États-Unis, est la pièce maîtresse d’une propriété boisée de cinq hectares située à l’extrémité nord du village de Queenston, qui fait partie de la municipalité de Niagara-on-the-Lake. La désignation officielle concerne la maison et la propriété qui lui est associée.

Valeur patrimoniale

Willowbank a été désigné lieu historique national du Canada en 2004 du fait :
– que le domaine possède, dans son architecture extérieure et son paysage, les qualités de la fusion romantique entre l’architecture néoclassique et les aménagements paysagers pittoresques qui caractérisaient les majestueux domaines ruraux du Haut-Canada au début du XIXe siècle;
– que la maison, qui n’a pratiquement pas été modifiée dans sa forme extérieure, a été construite à l’époque où les idéaux du néoclassicisme étaient à leur apogée dans l’Amérique du Nord britannique et que sa conception extérieure était raffinée pour l’époque, avec un ordre ionique modifié pour son portique d’entrée.

Le domaine de Willowbank reflète les idéaux romantiques associés à la colonisation du Haut-Canada au début du XIXe siècle. Inspirés en partie par les sensibilités romantiques du néoclassicisme, des membres de l’élite de la société du Haut-Canada construisaient de grands domaines ruraux dans des endroits considérés comme reculés. Willowbank est un exemple typique d’une attitude romantique qui faisait construire des demeures ressemblant à des temples dans des lieux surélevés, dans un paysage naturel et pittoresque. Willowbank est un des rares exemples de telles demeures autrefois beaucoup plus courantes dans le paysage du Haut-Canada à avoir survécu.

L’intérieur de la maison a été rénové en 1912, puis dans les années 1930, et depuis les années 1980, après son acquisition pour en faire une école de restauration architecturale.

Source : Procès-verbal de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada d’avril 2004.

Éléments caractéristiques

Voici les principales caractéristiques qui contribuent au caractère patrimonial de Willowbank : les qualités pittoresques de son terrain de cinq hectares, y compris ses paysages onduleux et vallonnés, la pelouse dégagée autour de la maison, les bois de saules, de caroubiers et de conifères alentour, la crevasse abrupte qui limite le domaine et le portail en pierre qui marque l’ancienne entrée de la propriété; le site qui met la maison en valeur sur une colline herbeuse; le point de vue que l’on a de la rivière Niagara depuis la maison; la maison avec son style néoclassique, évident dans sa masse cubique de trois étages et demi, son toit à quatre versants avec quatre grandes cheminées, ses ouvertures symétriques avec les entrées centrales sur les façades opposées, son entrée principale (est) surmontée d’une véranda à colonnades à double hauteur sur toute la longueur de l’élévation avec d’énormes colonnes ioniques en bois, disposées deux par deux, sa corniche denticulée et son fronton central protégeant la façade à trois ouvertures avec de larges fenêtres tripartite et une porte centrale à éclairage vertical et latéral, sa façade ouest à cinq ouvertures avec, au deuxième (et principal) étage, des fenêtres à guillotine et à vitres multiples de chaque côté de l’entrée centrale, éclairée aussi par une fenêtre tripartite située au-dessus; la construction en maçonnerie avec ses murs en pierre arasée et jointoyée; les signes qui subsistent de l’aménagement et des détails intérieurs d’origine, y compris le plâtrage, des ferrures et des encadrements de fenêtres en bois originaux.