Lieu historique national du Canada Fort-Dufferin

Emerson, Manitoba
Vue des champs environnants de fort Dufferin. © Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada.
Vue générale
© Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada.
Vue de l'extérieur de l’écurie de fort Dufferin, qui montre son emplacement relativement isolée dans un pré. © Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada.Vue de la rivière Rouge du fort Dufferin. © Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada.Vue des champs environnants de fort Dufferin. © Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada.
Adresse : route 75, Emerson, Manitoba

Loi habilitante : Loi sur les lieux et monuments historiques (L.R.C. (1985), ch. H-4)
Date de désignation : 1937-05-20
Dates :
  • 1872 à 1873 (Construction)
  • 1875 à 1879 (Significative)
  • 1874 à 1874 (Significative)
  • 1872 à 1875 (Significative)

Événement, Personne, Organisation :
  • La Police à cheval du Nord-Ouest et la Marche vers l’Ouest  (Événement)
  • James Morrow Walsh  (Personne)
  • George Mercer Dawson  (Personne)
  • Captain Donald Cameron  (Personne)
  • Commissioner George A. French  (Personne)
  • William Hespeler  (Personne)
  • Commission des frontières nord-américaines  (Organisation)
  • Captain Arthur C. Ward  (Architecte)
Autre nom(s):
  • Fort Dufferin  (Nom de la désignation)
  • la Marche vers l'ouest  (Nom de la plaque)
Numéro du rapport de recherche : 2002-079, 2005-SDC/CED-081
Numero RBIF : 56581 00

Plaques


Plaque existante:  route 75, Emerson, Manitoba

En juin 1874 la nouvelle Police à cheval du Nord Ouest se réunit ici, au fort Dufferin, quartier général canadien de la Commission de la frontiare internationale. Le 8 juillet, la police entreprit sa fameuse "marche vers l'ouest" jusqu'en Alberta où elle fonda les forts Macleod et Saskatchewan. Elle réprima le trafic des spiritueux dans l'ouest et soumit ce territoire a la loi canadienne, première étape en vue de la colonisation des Prairies.

Inscription approuvé:  Winnipeg, Manitoba

Fort Dufferin, établi en 1872, fut au cœur des opérations qui affirmèrent la souveraineté du Canada sur le Manitoba et les Territoires du Nord-Ouest. À l’origine, il logea le quartier général du contingent britanno-canadien de la Commission des frontières nord-américaines, chargée d’arpenter le 49e parallèle. Puis, le 8 juillet 1874, la Police à cheval du Nord-Ouest s’y rassembla pour engager sa « marche vers l’Ouest ». Station d’immigration du sud du Manitoba entre 1875 et 1879, cet ensemble accueillit quelque 18 600 colons d’origines diverses qui gagnèrent en bateau à vapeur sur la rivière Rouge ces terres récemment délimitées.

Description du lieu patrimonial

Situé dans une zone rurale au nord de la ville d’Emerson, au Manitoba, sur la rive ouest de la rivière Rouge, le lieu historique national du Canada du Fort-Dufferin est composé des ruines du complexe central construit pour la Commission des frontières nord-américaines (CFNA) à partir de 1872. Il a ensuite été utilisé par la Police à cheval du Nord-Ouest (P.C.N.-O) en préparation pour la Marche vers l’Ouest et il a aussi servi de poste de police au cours de l’hiver 1875. La reconnaissance officielle fait référence aux ruines du complexe central, aux quatre bâtiments existants (appelés cuisine du réfectoire, entrepôt, étable et latrine), à au moins douze dépressions (anciennes caves, fosses et bâtiments semi-souterrains) et à des éléments paysagers.

Valeur patrimoniale

Le fort Dufferin fut désigné lieu historique national du Canada en 1999 pour les raisons suivantes : le fort Dufferin a servi à affirmer la souveraineté du Canada sur le Manitoba et les Territoires du Nord-Ouest entre 1872 et 1879; il a été d'une importance cruciale comme base d'opération du contingent britanno-canadien de la Commission des frontières nord-américaines ayant délimité et aborné la frontière du 49e parallèle de l'automne 1872 à l'hiver 1874; il a servi de lieu de rassemblement à la toute nouvelle Police à cheval du Nord-Ouest avant qu'elle n'entreprenne, le 8 juillet 1874, sa fameuse « marche vers l'Ouest »; il a tenu lieu de station d'immigration à la frontière sud du Manitoba de 1875 à 1879, années au cours desquelles il a accueilli plus de 18 600 personnes des origines les plus diverses.

Dès 1872, le fort Dufferin a servi de base d’opérations sur le terrain à la Commission des frontières nord-américaines qui a travaillé au cours des deux années suivantes à définir et à baliser le 49e parallèle. Par la suite, la Police à cheval du Nord-Ouest a utilisé le fort Dufferin à deux reprises, la première fois en 1874 comme poste de maréchal de la Marche vers l’Ouest, puis à l’hiver 1874-1875 comme quartier général de la Division « D ». Entre 1875 et 1879, le fort Dufferin a servi de port d’entrée au Manitoba et de portail vers l’ouest canadien. Le rôle du fort Dufferin en tant que poste d’immigration n’a duré que le temps où les bateaux de la rivière Rouge étaient le principal mode de transport des immigrants vers le Manitoba. La propriété a ensuite servi d’aire de quarantaine pour le bétail, avant d’être cédée à des propriétaires privés, puis par la suite acquise par la province du Manitoba.

Sources : Commission des lieux et monuments historiques du Canada, Procès-verbal, décembre 2005; Énoncé d’intégrité commémorative, janvier 2007.

Éléments caractéristiques

Les principaux éléments qui contribuent à la valeur patrimoniale de ce lieu sont les suivants : son emplacement sur la berge de la rivière Rouge, près d’Emerson, au Manitoba; son emplacement relativement isolée dans un pré, en pleine forêt riveraine le long de la rivière Rouge; la structure de base originale de 1872 de la cuisine du réfectoire sur ses assises et la structure et les finis originaux sous des couches subséquentes de matériaux, situés à leur emplacement original; l’entrepôt, l’écurie et les latrines existants, dont les matériaux et la structure indiquent leur construction par la Commission des frontières nord-américaines et dont les dimensions partielles sont approximativement celles des bâtiments de la CFNA; les traces au-dessus et au-dessous du niveau du sol de ruines archéologiques datant de la période 1874-1879; l’intégrité des traces archéologiques connues ou à découvrir sur le site, leurs emplacements et dans leurs étendues d’origine; l'intégrité des vestiges archéologiques qui subsistent ou qui n'ont pas encore été mis au jour, mais qui pourraient l'être à leur emplacement et dans leur état d'origine; les vues de et vers la rivière Rouge et les champs environnants.