Lieu historique national du Canada du Quartier-Chinois-de-Victoria

Victoria, Colombie-Britannique
Vue générale du quartier chinois de Victoria, qui montre la masse rectiligne des édifices au toit plat de deux à trois étages d’inspiration italianisante, 2011. © Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Andrew Waldron, 2011.
Vue générale
© Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Andrew Waldron, 2011.
Vue détaillée du quartier chinois de Victoria, qui montre l’utilisation occasionnelle des motifs chinois, y compris des avant-toits et des tuiles posés à l’envers, 2011. © Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Andrew Waldron, 2011.Vue générale du quartier chinois de Victoria, qui montre des immeubles locatifs en brique de plain-pied ou à deux étages à l’intérieur d’une zone intérieure centrale, 2011. © Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Andrew Waldron, 2011.Vue générale du quartier chinois de Victoria, qui montre la masse rectiligne des édifices au toit plat de deux à trois étages d’inspiration italianisante, 2011. © Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Andrew Waldron, 2011.
Adresse : rues Pandora, Fisgard, Government, Herald, Victoria, Colombie-Britannique

Loi habilitante : Loi sur les lieux et monuments historiques (L.R.C. (1985), ch. H-4)
Date de désignation : 1995-11-24
Dates :
  • 1875 à 1923 (Construction)
  • 1858 à 1923 (Significative)

Événement, Personne, Organisation :
  • Kwong Lee  (Personne)
  • Tai Soong  (Personne)
  • Yang Wo Sang  (Personne)
  • Canadiens d’origine chinoise  (Organisation)
  • Chinese Consolidated Benevolent Association  (Organisation)
  • D.C. Frame  (Architecte)
  • John Teague  (Architecte)
Autre nom(s):
  • Quartier chinois de Victoria  (Nom de la désignation)
Numéro du rapport de recherche : 1988-036, 1995-030, 2005-SDC/CED-065

Plaques


Plaque existante: rue Fisgard, près de Fan Tan Alley rues Pandora, Fisgard, Government, Herald, Victoria, Colombie-Britannique

De tous les quartiers chinois au Canada, celui de Victoria est le plus ancien et le mieux conservé. Il témoigne d'un volet important de l'histoire et du patrimoine des Sino-Canadiens. Principal port d'entrée des immigrants sur la côte ouest avant la Première Guerre mondiale, Victoria se targuait d'avoir la plus forte concentration de Sino-Canadiens au pays. Ceux-ci y aménagèrent un quartier distinct regroupant commerces, habitations et centres récréatifs. Concentré dans la rue Fisgard, le quartier était accessible par un remarquable dédale d'allées et de passages. Les bâtiments en rangs serrés rappellent les modèles et les formes typiques de Victoria. Toits évasés inspirés de ceux des temples, balcons de fer forgé en retrait et en saillie, faux étages de rehaussement, cours intérieures et surplombs en tuiles aux couleurs vives procurent à l'endroit son caractère distinctif. Ce quartier rappelle par son riche cachet les origines de la communauté chinoise du Canada.

Description du lieu patrimonial

Le quartier chinois de Victoria est un quartier reconnaissable d’édifices en brique d’un et deux étages à usage mixte qui couvre trois pâtés de maisons dans le centre-ville de Victoria (Colombie-Britannique). La rue Fisgard en est le cœur, et on y accède par un agencement d’allées et de passages distincts. L’ensemble uni d’édifices qui adapte les formes courantes trouvées ailleurs dans la ville, est décoré de toits évasés comme ceux de temples, de balcons insérés et en saillie en fer forgé, de cours intérieures et d’avancées en tuiles aux couleurs brillantes. Une arche d’entrée cérémoniale a été montée dans le cadre d’un programme de réhabilitation, dans les années 1980. La reconnaissance officielle concerne deux nœuds comprenant 33 édifices et les espaces ouverts entre eux.

Valeur patrimoniale

Le quartier chinois de Victoria a été désigné lieu historique national du Canada parce que: il est le plus vieux quartier chinois subsistant au Canada; il était le plus grand centre urbain à population chinoise au Canada dans la première décennie du XXe siècle; il est un des rares quartiers chinois d’Amérique du Nord à avoir gardé un ensemble uni d’une grande valeur patrimoniale dans lequel dominent les édifices historiques.

La valeur patrimoniale de ce lieu tient à la collection de structures différentes à l’intérieur du quartier, à leurs relations spatiales, et au rôle continu qu’il joue dans les activités commerciales, sociales et institutionnelles de la communauté canadienne d’origine chinoise. Il souligne le fait que, pendant presque trois décennies avant que le Canadien Pacifique Limitée soit terminé, Victoria était le premier port d’entrée de la plupart des immigrants chinois et qu’il est resté une enclave importante jusqu’après la Deuxième Guerre mondiale.

Source: Procès-verbal de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada de novembre 1995.

Éléments caractéristiques

Voici les principales caractéristiques qui contribuent à la valeur patrimoniale de ce site :
le plan, qui incorpore le réseau standard des pâtés de maisons urbains avec des allées intérieures communicantes; l’emplacement de la plupart des édifices près du trottoir, généralement juxtaposés; des immeubles locatifs en brique de plain-pied ou à deux étages à l’intérieur d’une zone intérieure centrale; la prédominance des constructions en brique; la masse rectiligne des édifices au toit plat de deux à trois étages d’inspiration italianisante, avec de larges vitrines au rez-de-chaussée, et des entrées de porte ouvrant à l’origine sur des balcons aux étages supérieurs; les balcons qui subsistent; l’utilisation occasionnelle des motifs chinois, y compris des avant-toits et des tuiles posés à l’envers, et des détails comme les ornements des toits, les dômes, les parapets en saillie, le métal pressé des corniches et des mâts porte-drapeau; les dessins plus complexes du XXe siècle, comme le montrent la Chinese Public School avec sa masse carrée complexe et son balcon décoré, ses avant-toits retournés en surplomb avec un encadrement très travaillé et une lanterne pagode sur le toit, et l’édifice de la Gee Tuck Tong Benevolent Association avec son balcon suspendu à l’étage supérieur et la « cheater storey » insérée entre le rez-de-chaussée et le premier étage; les édifices postérieurs à 1900 avec un couloir interne pour accéder à la zone intérieure centrale; le renforcement des édifices de la fin du XXe siècle, y compris le Chinatown Care Centre et l’ensemble résidentiel Chung Wah Mansion.