Lieu historique national du Canada de la Cathédrale-Catholique-Notre-Dame

Québec, Québec
Vue générale de la Cathédrale-Catholique-Notre-Dame, montrant la façade néoclassique richement décorée et flanquée de deux tours d'époque et de style différents. (© Parks Canada Agency/Agence Parcs Canada)
Vue générale
(© Parks Canada Agency/Agence Parcs Canada)
Adresse : 1 Côte de la Fabrique, Québec, Québec

Loi habilitante : Loi sur les lieux et monuments historiques (L.R.C. (1985), ch. H-4)
Date de désignation : 1989-06-22
Dates :
  • 1647 à 1647 (Construction)
  • 1844 à 1844 (Significative)
  • 1922 à 1923 (Significative)

Événement, Personne, Organisation :
  • Lauréat Vallière  (Personne)
  • Claude Baillif  (Architecte)
  • Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry  (Architecte)
  • Jean Baillairgé  (Architecte)
  • François Baillairgé  (Architecte)
  • Thomas Baillairgé  (Architecte)
  • Georges-Émile Tanguay  (Architecte)
  • Raoul Chênevert  (Architecte)
  • Maxime Roison  (Architecte)
  • François-Xavier Berlinguet  (Architecte)
Autre nom(s):
  • Cathédrale catholique Notre-Dame  (Nom de la désignation)
Numéro du rapport de recherche : 1989-SUA Mid-Nineteenth Century Cathedrals in Canada

Description du lieu patrimonial

Le lieu historique national du Canada de la Cathédrale-Catholique-Notre-Dame, se dresse au milieu d’autres bâtiments historiques à vocation publique au cœur de l’arrondissement historique du Vieux-Québec, à Québec. Magnifique édifice en pierre donnant sur la Place de l’Hôtel de Ville, la cathédrale, coiffée d’un toit en cuivre, présente une façade principale néoclassique richement décorée et flanquée de deux tours dont l’âge et la conception diffèrent. Située sur l’emplacement de l’église Notre-Dame-de-la-Paix, construite en 1647, la cathédrale actuelle est le fruit de nombreuses reconstructions dont la dernière remonte à 1922 et a permis de redonner à l’édifice l’apparence qu’il avait au milieu du XIXe siècle. La reconnaissance officielle vise le tracé au sol de l’édifice au moment de la désignation.

Valeur patrimoniale

La Cathédrale-Catholique-Notre-Dame a été désignée lieu historique national du Canada en 1989 pour les raisons suivantes : elle a une longue et étroite association à l’histoire de la Nouvelle-France; elle a eu une grande influence sur l’architecture ecclésiastique et sur la décoration intérieure subséquente à Québec.

Bâtie à l’origine en 1647 sous le régime français, la Cathédrale-Catholique-Notre-Dame devient en 1664 la première église paroissiale de la colonie de la Nouvelle-France sous les auspices de François de Montmorency Laval. La cathédrale Notre-Dame a toujours été au cœur de la vie catholique de Québec. Seule église paroissiale jusqu’en 1829, elle desservit toutes les couches de la société. Lorsque François de Montmorency Laval devint en 1674 le premier évêque de Québec, l’édifice fût désigné cathédrale et agrandi par la suite. Détruite pendant le Siège de Québec en 1759, la cathédrale fût reconstruite entre 1766 et 1771 conformément aux plans de Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry (1743), à l’exception du clocher conçu par Jean Baillairgé, qui supervisa aussi les travaux. En 1843-1844, l’architecte Thomas Baillairgé conçut la remarquable façade principale néoclassique et François Baillairgé dessina l’intérieur, dont la facture novatrice influencera l’architecture religieuse au Québec. Ravagé par le feu en 1922, l’édifice est rebâti et l’extérieur retrouva son apparence monumentale du milieu du XIXe siècle. Plusieurs architectes de renom contribuèrent aux plans de l’extérieur et de l’intérieur de la Cathédrale-Catholique-Notre-Dame. Agrandi et modifié à différentes époques de son histoire, l’édifice aura eu une influence marquée sur l’architecture religieuse de Québec et demeurera un élément central de la vie catholique dans la ville.

Sources : Commission des lieux et monuments historiques du Canada, procès-verbaux, 1989.

Éléments caractéristiques

Les principaux éléments qui donnent au lieu sa valeur patrimoniale sont les suivants : son emplacement privilégié dans l’arrondissement historique du Vieux-Québec, sur la Place de l’Hôtel de Ville; sa volumétrie à la fois imposante et géométrique, surmonté d’un toit à deux versants recouvert de plaques de cuivre; les deux tours dépareillées en retrait de la façade principale, dont la tour sud datant du XVIIIe siècle, également coiffée de plaques de cuivre, sa lanterne à deux étages et sa charpente en métal, et sa tour inachevée du XIXe siècle; la structure de l’église, notamment ses murs extérieurs en pierre; la qualité sculpturale de la façade principale néoclassique richement décorée, dont le corps central en saillie est couronné d’un fronton, les arcades et les lambris aveugles, les ouvertures cintrées et ovales, les moulures, les bandeaux, les corniches, les entablements et les pilastres; le plan intérieur, y compris la vaste nef centrale donnant directement sur l’autel, couronnée d’un baldaquin, et les grandes arches séparant les bas-cotés latéraux de la nef; l’emplacement, la conception et les matériaux d’origine des portes et fenêtres, y compris les vitraux représentant des scènes de la vie de la Vierge Marie et des saints; la facture classique de l’intérieur, la disposition des parties et la décoration intérieure, influencées par bon nombre d’architectes, dont ceux qui suivirent le plan de François Baillairgé; la conception, le décor et le mobilier intérieurs, y compris ceux du sanctuaire refait en 1922 selon les plans de François Baillairgé, le baldaquin, le dais épiscopal et l’autel principal, la cathèdre de l’évêque, la lampe de sanctuaire, les vitraux réalisés par la Maison Meyer de Munich et la Maison Champigneulles de Paris, représentant des scènes de la vie de la Vierge Marie et des saints, les trois orgues Casavant, et les retables dans les chapelles de la Sainte-Famille et de Sainte-Anne; le site où est érigée la cathédrale, notamment la petite avant-cour fermée par un mur surmonté d’un garde-fou en fer forgé; les points de vue de la Place de l’Hôtel de Ville sur le complexe religieux et sur le site, et vice versa.