Lieu historique national du Canada de l'Hôtel-Dieu-de-Québec

Québec, Québec
Vue aérienne de l'Hôtel-Dieu de Québec dans le dernier quart du XXe siècle. © Parks Canada Agency/ Agence Parks Canada, c.1975.
Vue aérienne
© Parks Canada Agency/ Agence Parks Canada, c.1975.
Vue extérieur de l'Hôtel-Dieu de Québec, qui montre le jardin du monastère et les ajouts latéraux du 19e siècle, 2004. © Parks Canada Agency/ Agence Parks Canada, Michel Pelletier, 2004.Vue de l'intérieur de l’Hôtel-Dieu de Québec, qui montre un couloir de l'intérieur avec les détails et la décoration d’époque, 2004. © Parks Canada Agency/ Agence Parks Canada, Michel Pelletier, 2004.Vue aérienne de l'Hôtel-Dieu de Québec dans le dernier quart du XXe siècle. © Parks Canada Agency/ Agence Parks Canada, c.1975.
Adresse : 11, Côte du Palais (rue Charlevoix), Québec, Québec

Loi habilitante : Loi sur les lieux et monuments historiques (L.R.C. (1985), ch. H-4)
Date de désignation : 1936-05-28
Dates :
  • 1695 à 1936 (Construction)
  • 1756 à 1756 (Significative)
  • 1800 à 1803 (Significative)
  • 1809 à 1809 (Significative)
  • 1930 à 1931 (Significative)
  • 1936 à 1936 (Significative)

Événement, Personne, Organisation :
  • Pierre Lévesque  (Architecte)
  • Beaulé and Morissette  (Architecte)
  • Père Desjardins  (Architecte)
  • Thomas Baillairgé  (Architecte)
  • Raphaël Giroux  (Architecte)
  • François de Lajouë  (Architecte)
  • Jacques Desguise dit Flamand  (Constructeur)
  • François Charlery, Pierre Émond, Raphaël Giroux  (Constructeur)
Autre nom(s):
  • Hôtel-Dieu de Québec  (Nom de la désignation)
  • Premier hôpital au Canada  (Autre nom)
Numéro du rapport de recherche : 2002-SDC/CDE-069

Plaques


Plaque originale:  11, Côte du Palais (rue Charlevoix), Québec, Québec

L'HOTEL-DIEU DE QUÉBEC, FONDÉ LE 16 AOUT 1637, PAR LA DUCHESSE D'AIGUILLON ET LES AUGUSTINES HOSPITALIERES DE DIEPPE, EST LE PREMIER HOPITAL ÉTABLI EN AMÉRIQUE AU NORD DU MEXIQUE. ARRIVÉES EN 1639, LES AUGUSTINES S'Y DÉVOUENT, DEPUIS LORS, AU SOULAGEMENT DES SOUFFRANCES HUMAINES.

Inscription approuvé:  11, Côte du Palais, Québec

Fondé le 16 août 1637 par la duchesse d'Aiguillon et les Augustines Hospitalières de Dieppe, l'Hôtel-Dieu de Québec est le premier hôpital permanent établi au nord du Mexique. Dès leur arrivée au Canada en 1639, les religieuses consacrent tous leurs efforts à soulager la souffrance humaine. Derrière l'enceinte de pierre de l'Hôtel-Dieu subsistent l'hôpital, le monastère, l'église ainsi que le jardin et le cimetière, témoins de la vie d'une communauté jadis cloîtrée qui a su maintenir des liens étroits avec son uvre hospitalière pendant plus de 350 ans.

Description du lieu patrimonial

Le lieu historique national du Canada de l’Hôtel-Dieu-de-Québec est un vaste complexe religieux et hospitalier situé au cœur du Vieux-Québec, au Québec. Fondé en 1637, il est maintenant un des plus importants hôpitaux de la ville. Le site comprend des structures inter-reliées dont la construction remonte de 1695 à 2001. Les voûtes du sous-sol qui soutiennent les ailes hautes de trois étages ont été construites en 1695. Des murs de pierre entourent le cimetière, le monastère, le jardin et le cloître adjacent des Augustines. Inaugurée en 1803, la chapelle de l’hôpital a vu son intérieur et sa façade remodelés au cours des années subséquentes par Thomas Baillairgé. La reconnaissance officielle fait référence à l’ensemble de l’institution telle qu’elle était en 1936.

Valeur patrimoniale

L’Hôtel-Dieu de Québec fut désigné lieu historique national du Canada en 1936 pour les raisons suivantes : il s’agit du premier hôpital permanent instauré en Amérique du Nord au nord du Mexique; et les sœurs Augustines hospitalières de la Miséricorde de Jésus y ont œuvré pendant plus de 350 ans à soulager la souffrance humaine.

L’Hôtel-Dieu de Québec a été fondé par la duchesse d’Aiguillon le 16 août 1637. Les Augustines, la communauté religieuse de l’Hôtel-Dieu de Québec, sont arrivées dans la Ville de Québec en 1639 afin de fonder un hôpital destiné à apporter un réconfort physique et spirituel aux personnes dans le besoin. En 1644, elles ont emménagé sur les lieux actuels de l’Hôtel-Dieu de Québec , qui est rapidement devenu le principal hôpital civil et militaire de la Nouvelle-France. Le complexe a graduellement évolué en incorporant de nouveaux ajouts et en 1855, fut désigné hôpital universitaire. En 1995, l’Hôtel-Dieu de Québec a fusionné avec deux autres hôpitaux pour devenir le Centre hospitalier universitaire de Québec. Les sœurs Augustines hospitalières occupent encore le monastère de l’Hôtel-Dieu.

Éléments caractéristiques

Les principaux éléments caractéristiques qui contribuent au caractère patrimonial de ce lieu historique sont les suivants : son emplacement comme élément intégral de la vieille ville de Québec; l’organisation spatiale des bâtiments autour d’une cour centrale, que reflète l’aménagement caractéristique des ordres monastiques; les matériaux de construction et leur traitement, les techniques de construction, les styles architecturaux, l’aménagement des espaces ouverts, qui évoquent tous le caractère évolutif du site ainsi que ses buts monastiques et médicaux; les diverses masses des éléments datant de périodes différentes, dont trois ailes de trois étages datant du 18e siècle construit sur des caves en forme de voûtes, une chapelle, le monastère, les ajouts latéraux du 19e siècle et ceux du début du 20e siècle; les caractéristiques du paysage, dont le cimetière, le jardin et le cloître ceinturés d’un mur; la composition formelle des trois ailes, toutes reconstruites à partir du niveau du sol autour de 1756, la disposition régulière des portes et fenêtres, les détails et la décoration d’époque, les étagères encastrées et les portes encore munies de leur quincaillerie d’époque ainsi que les greniers d’époque et l’ossature massive et élaborée de la toiture; l’escalier principal au cadre carré muni de poignées et de pendentifs à la façon du 17e siècle; la chapelle de l’hôpital, qui date du 19e siècle (1800-1803), conçue par le Père Desjardins et dont la façade et l’intérieur ont été remodelés par Thomas Baillairgé, les détails et finis intérieurs comme le tabernacle et le retable originaux et élaborés de l’autel, ainsi que les panneaux muraux de bois sculpté; l’intégrité de la collection de livres et d’objets, ainsi que l’intégrité de la collection d’archives qui y est associée; l’intégrité des ressources archéologiques dont on présume l’existence sur les lieux.