Lieu historique national du Canada de la Grosse-Île-et-le-Mémorial-des-Irlandais

Grosse-Île, Québec
Vue générale d'un bâtiment 19ème siècle. © Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Vue générale
© Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Vue d'angle d'un hôtel du 19ème siècle. © Parks Canada Agency / Agence Parcs CanadaVue générale d'un bâtiment 19ème siècle. © Parks Canada Agency / Agence Parcs CanadaPhoto extérieur © Parks Canada / Parcs Canada 1989
Adresse : Grosse-Île, Québec

Loi habilitante : Loi sur les lieux et monuments historiques (L.R.C. (1985), ch. H-4)
Date de désignation : 1974-05-18
Dates :
  • 1832 à 1937 (Significative)
  • 1832 à 1832 (Significative)

Événement, Personne, Organisation :
  • Famine en Irlande et épidémie de typhus en 1847  (Événement)
  • Frederick Montizambert  (Personne)
Autre nom(s):
  • Grosse Île et le Mémorial des Irlandais  (Nom de la désignation)
  • Grosse Île and Immigration to Canada Grosse Île et l'immigration au Canada  (Nom de la plaque)
Numéro du rapport de recherche : 1983-019, 1984-007, 1992-A08 1992-OB10
Numero RBIF : 56522 00

Plaques


Plaque existante: Près de la boutique du Parcs Canada Grosse-Île, Québec

Le lieu historique national de la Grosse-Île-et-le-Mémorial-des-Irlandais rappelle l'importante immigration qu'accueillit le Canada, du début du XIXe siècle jusqu'à la Première Guerre mondiale. Durant cette période, le principal port d'entrée que constituait Québec reçut plus de quatre millions d'immigrants. Dans un contexte de maladies contagieuses mortelles et de connaissances scientifiques longtemps rudimentaires, la Grosse-Île se vit confier, à titre de station de quarantaine en opération de 1832 à 1937, la tâche vitale de préserver la santé publique. Nombre de prêtres, de médecins, d'infirmières et d'autres employés ont accueilli et soigné, quelquefois au péril de leur vie, les nouveaux arrivants. La Grosse-Île commémore aussi les événements tragiques vécus par les immigrants irlandais en ce lieu, principalement lors de l'épidémie de typhus de 1847. Cette année-là, près de 100 000 personnes, en majorité des immigrants tentant d'échapper à la Grande Famine qui sévissait alors en Irlande, mirent le cap sur le Canada. Plus de 5000 d'entre eux furent inhumés dans cette île.

Description du lieu patrimonial

Le lieu historique national de la Grosse-Île-et-le-Mémorial-des-Irlandais est situé sur la Grosse-Île dans le fleuve Saint-Laurent. Ce lieu était un station de quarantaine au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Aujourd’hui, il comprend des bâtiments, des ressources archéologiques et ethnologiques, des ouvrages de génie, des cimetières et autres paysages culturels, ainsi que des monuments (un votif; deux commémoratifs). Cette désignation comprend toutes les ressources historiques contributives situées sur l’île.

Valeur patrimoniale

Le lieu historique national de la Grosse-Île-et-le-Mémorial-des-Irlandais commémore : l'importance de l'immigration au Canada, via la porte d'entrée de Québec, du début du XIXe siècle jusqu'à la Première Guerre mondiale; les événements tragiques vécus par les immigrants irlandais en ce lieu, principalement lors de l'épidémie de typhus de 1847; le rôle que joua l'île, de 1832 à 1937, à titre de station de quarantaine du port de Québec point d'arrivée des immigrants au Canada.

La valeur patrimoniale du lieu réside dans son paysage culturel et les composantes qui illustrent le processus de mise en quarantaine pour les immigrants arrivant au Canada par le port de Québec entre 1832 et 1937, notamment pour l'immigration irlandaise particulièrement importante durant la première moitié du XIXe siècle.

Parmi les résidents du lieu, le docteur Frederick Montizambert, surintendant de l'île de 1869-1899. Sa foi dans la médecine préventive moderne (microbiologie, épidémiologie, désinfection et vaccination) l'a amené à concevoir une nouvelle génération de postes de quarantaine, afin de protéger la population canadienne des épidémies.


Source
Procès-verbaux de la CLMHC (1974, 1983, 1993 et 1998) ainsi que l'annonce ministérielle de l'objectif de commémoration en 1996

Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques qui confèrent à la propriété sa valeur patrimoniale comprennent : le paysage culturel situé sur la côte sud de l’île, composé de trois secteurs d’activité distincts; la route traversant l’île sur toute sa longueur et reliant ses différents secteurs; la collection de bâtiments en bois modestes et vernaculaires, ainsi que deux en brique; les lieux commémoratifs, nommément des cimetières ainsi que la croix celtique; l’emplacement géographique du lieu, isolé par la forêt couvrant la partie nord de l’île et par les eaux du fleuve Saint-Laurent.

Secteur ouest Les bâtiments des XIXe et XXe siècles, c’est-à-dire le bâtiment de désinfection, l’atelier de charpenterie et de plomberie, les édifices de détention (hôtels), le lavoir, la boulangerie, la cuisine, la maison de l’électricien, le bureau de vaccination et d’examen médical, le poste de garde et la maison du médecin assistant selon leur forme, leur disposition spatiale relative et leurs matériaux d’origine; le cimetière des Irlandais et le monument des médecins, avec ses pierres tombales sans inscription, envahies par la végétation; la croix celtique, dont la forme, les matériaux et l’emplacement sont d’origine; le quai ouest construit en 1846-1847 et plusieurs fois modifié par la suite, ainsi que d’autres ouvrages de génie; de nombreux vestiges archéologiques.

Secteur centre L’agglomération comprenant notamment le bloc d’en haut (quartier des marins), la chapelle anglicane, la maison de l’officier des Travaux publics, le hangar du surintendant, la chapelle catholique, le presbytère catholique, les résidences de médecin, l’atelier, l’école, la cuisine du presbytère protestant, la résidence de l’intendant de l’hôpital, la station Marconi selon leur forme, leur disposition spatiale relative et leurs matériaux d’origine; la batterie de canons; le cimetière; les vestiges du quai d’en bas et d’autres ouvrages de génie; de nombreux vestiges archéologiques.


Secteur est La buanderie de l’hôpital de 1881; les fondations de l’hôpital pour maladies infectieuses; le lazaret ( hôpital de la variole); le cimetière, subdivisé en secteurs catholique et protestant; de nombreux vestiges archéologiques..