Lieu historique national du Canada du Phare-du-Cap-des-Rosiers

Cap-des-Rosiers, Québec
Vue générale du Phare de Cap-des-Rosiers, qui montre son emplacement exposé au sommet d’une falaise abrupte, sur un point de terre séparant deux étendues d’eau importantes. © Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada.
Vue générale
© Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada.
Vue générale du Phare de Cap-des-Rosiers, qui montre son emplacement exposé au sommet d’une falaise abrupte, sur un point de terre séparant deux étendues d’eau importantes. © Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada.Vue générale du Phare de Cap-des-Rosiers, qui montre la silhouette élancée et la masse solide du phare : une tour circulaire effilée coiffée d’un feu bien visible avec une grosse lanterne de métal recouverte d’un dômec, 1986. © Transports Canada / Transport Canada, c. 1986.
Adresse : route 132, Cap-des-Rosiers, Québec

Loi habilitante : Loi sur les lieux et monuments historiques (L.R.C. (1985), ch. H-4)
Date de désignation : 1974-05-18
Dates :
  • 1853 à 1858 (Construction)
  • 1858 à 2004 (Significative)

Événement, Personne, Organisation :
  • Ministère des Travaux publics du Canada  (Organisation)
  • John Page  (Architecte)
  • Charles François-Xavier Baby  (Constructeur)
Autre nom(s):
  • Phare du Cap-des-Rosiers  (Nom de la désignation)
Numero RBIF : 05209 00

Plaques


Plaque existante:  route 132, Cap-des-Rosiers, Québec

Érigé en 1858, ce phare fait partie de la série des hautes tours effilées construites dans le golfe Saint-Laurent et le lac Huron par le ministère des Travaux publics. Ses 112 pieds de hauteur en font le plus haut phare du Canada. Ses murs de pierre qui sont recouverts de briques réfractaires ont plus de sept pieds d'épaisseur à la base et trois au sommet. Ses fondations ont huit pieds de profondeur. À l'origine, une habitation y était attenante. Un puissant feu, perché à 136 pieds au-dessus du niveau de la marée haute, a guidé les navires qui s'engageaient dans l'estuaire du Saint-Laurent.

Description du lieu patrimonial

Haut de trente-sept mètres, ce phare en pierre est perché au sommet d’une falaise escarpée, près du village de Cap-des-Rosiers, au Québec. Cet endroit exposé se trouve à l’embouchure du fleuve Saint-Laurent, à l’endroit où celui-ci se jette dans le golfe du Saint-Laurent. Témoin de nombreux naufrages, le phare continue de guider les navires à travers ces eaux traîtresses. La reconnaissance officielle vise l’intérieur et extérieur du phare. Les touristes peuvent à présent le visiter.

Valeur patrimoniale

Le phare de Cap-des-Rosiers a été désigné lieu historique national en 1974 pour les motifs suivants: il faisait partie d’une série de hauts phares effilés construits par le ministère des Travaux publics dans le golf du Saint-Laurent et sur les rives du lac Huron; il est le plus haut phare au Canada (34,1 mètres - 112 pieds).

La valeur patrimoniale du phare de Cap-des-Rosiers réside dans son emplacement, sa conception, sa construction et ses matériaux. Sa hauteur impressionnante et son profil effilé en font un archétype. Le phare de Cap-des-Rosiers a été conçu par John Page, ingénieur en chef au ministère des Travaux publics du Canada-Uni et construit par l’entrepreneur Charles François-Xavier Baby de 1853 à 1858. Il a conservé depuis 1858 son équipement d’origine, malgré l’évolution de la technologie relative au feu lui-même : feu catadioptrique fixe à lumière blanche (1858-1903), feu incandescent à vapeur d’essence (1903-1921), lampe à brûleur de fabrication canadienne (1921-1950), lampe électrique actionnée à la main (1950-1972), feu en partie automatisé (1972-1981), puis feu entièrement automatisé (1981-2004). Sa tour a été revêtue de crépi en 1861, 1881 et 1897, et réparée en 1929-1930, 1954 et 1984. Les fenêtres ont été remplacées en 1884 et la maçonnerie réparée en 1993.

Source : Commission des lieux et monuments historiques du Canada, Procès-verbal, 1974.

Éléments caractéristiques

Les éléments clés qui contribuent à la valeur patrimoniale du lieu sont les suivants : son emplacement exposé au sommet d’une falaise abrupte, sur un point de terre séparant deux étendues d’eau importantes; la silhouette élancée et la masse solide du phare : une tour circulaire effilée coiffée d’un feu bien visible avec une grosse lanterne de métal recouverte d’un dôme; la simplicité et le dépouillement de ses éléments (petites fenêtres, petits corbeaux supportant la galerie de la lanterne); la plan intérieur fonctionnel et notamment l’escalier en vis sur les neuf étages; la qualité d’exécution et l’intégrité des matériaux (maçonnerie de marbre blanc, fini de ciment/crépi, intérieur en brique réfractaire anglaise, lanterne en métal); la construction en pierre solide, à l’épreuve du feu; le système d’éclairage avec son appareil optique d’origine et des vestiges des technologies antérieures; les perspectives dégagées sur le fleuve Saint-Laurent; la forme triangulaire des lieux; la disposition et l’organisation des lieux : emplacement, fonction, matériaux et formes des autres bâtiments et structures de la station par rapport à la tour (deux gros bâtiments, une haute antenne, une corne de brume, des abris pour la génératrice et la batterie, et un petit hangar); les vestiges d’anciens bâtiments et structures, ainsi que leur rapports spatiaux et fonctionnels avec les anciens modes de fonctionnement de la station; la perspective sur les eaux balayées par le feu de la tour; les perspectives sur le fleuve Saint-Laurent et le golfe du Saint-Laurent à partir du phare; les perspectives sur le village de Cap-des-Rosiers à partir du phare; le statut du phare en tant que repère de longue date à partir du golfe du Saint-Laurent, du fleuve Saint-Laurent et du village de Cap-des-Rosiers.