Lieu historique national du Canada des Sites-Archéologiques-de-Kittigazuit

Kittigazuit, Territoire du Nord-Ouest
Vue générale du Lieu historique national du Canada des Sites-Archéologiques-de-Kittigazuit, 1932. (© Library and Archives Canada/Bibliothèque et Archives Canada, Department of Indian and Northern Affairs/Ministère d'Affaires indiennes et du Nord Canada, 1932.)
Vue générale
(© Library and Archives Canada/Bibliothèque et Archives Canada, Department of Indian and Northern Affairs/Ministère d'Affaires indiennes et du Nord Canada, 1932.)
Adresse : Kittigazuit, Territoire du Nord-Ouest

Loi habilitante : Loi sur les lieux et monuments historiques (L.R.C. (1985), ch. H-4)
Date de désignation : 1978-06-19
Dates :
  • 1400 à 1900 (Construction)
  • 1400 à 1900 (Significative)

Événement, Personne, Organisation :
  • Inuit  (Personne)
  • Compagnie de la Baie d’Hudson  (Organisation)
Autre nom(s):
  • Sites archéologiques de Kittigazuit  (Nom de la désignation)
Numéro du rapport de recherche : 1978-SUA, 2007-SDC-028

Description du lieu patrimonial

Le lieu historique national du Canada des Sites-Archéologiques-de-Kittigazuit est situé sur l’île de Kittigazuit, à l’embouchure du fleuve Mackenzie, dans les Territoires du Nord-Ouest. Le lieu, qui englobe le village actuel de Kitigaaryuk et une partie des terres environnantes, comprend divers éléments archéologiques, notamment les ruines de maisons d’hiver, une maison en bois rond et un hangar à glace effondrés ainsi que les vestiges de l’ancien village de Kittigazuit. Sur les terrains surélevés situés au nord et au sud du village, un grand nombre de pierres tombales indiquent la présence de tombes autochtones traditionnelles. La reconnaissance officielle fait référence à un polygone de forme irrégulière entourant le site archéologique.

Valeur patrimoniale

Les sites archéologiques de Kittigazuit ont été désignés lieu historique national du Canada en 1978 parce que : occupés en permanence entre 1400 et 1900 environ, ces sites ont été le plus grand lieu de rassemblement saisonnier des Inuits dont on connaisse l'existence dans l'Arctique canadien; pendant au moins 500 ans, les Kitigaaryungmiut, ancêtres des actuels habitants d'Inuvik et de Tuktoyuktuk, s'en sont servis comme station de chasse à la baleine.

La valeur patrimoniale des sites archéologiques de Kittigazuit tient à ses associations historiques avec les populations inuites qui utilisent à l’époque le site pour chasser le béluga, comme en témoignent le site et ses vestiges archéologiques. Les indices archéologiques démontrent que les Kittegaryumiuts ont occupé les terres de Kittigazuit sans interruption pendant près de 500 ans, entre 1400 et 1900. Le site est alors utilisé par les Inuvialuits habitant la région qui, pendant l’été, pratiquent la chasse au béluga, l’estuaire constituant un piège naturel pour les baleines. Environ 1 000 personnes habitent Kittigazuit et le village adjacent de Kupuk pendant l’été, constituant ainsi le plus important rassemblement traditionnel d’Inuits connu dans l’Arctique canadien. Les vestiges de six maisons d’hiver et un grand nombre de tombes autochtones traditionnelles sont encore visibles aujourd’hui. Le lieu est également l’endroit où sir John Richardson, membre de l’équipe de la deuxième expédition dans l’Arctique de sir John Franklin, entre en contact pour la première fois avec des Inuits. En outre, le lieu constitue l’emplacement du premier poste de traite de la Compagnie de la Baie d’Hudson exploité sur la côte ouest de l’Arctique. Les vestiges d’une maison en bois rond et d’un hangar à glace utilisés par la Compagnie de la Baie d’Hudson sont encore visibles.

Sources : Commission des lieux et monuments historiques du Canada, Procès-verbal, juin 1978, décembre 2007.

Éléments caractéristiques

Parmi les éléments clés contribuant à la valeur patrimoniale du lieu notons : son emplacement à l’intérieur et autour du village de Kittigazuit, à l’embouchure du fleuve Mackenzie, dans les Territoires du Nord Ouest; sa situation sur une île rocheuse séparée du continent par un canal étroit; l’intégrité des vestiges archéologiques qui subsistent ou qui n’ont pas encore été identifiés témoignant de l’occupation des lieux par les Inuits, notamment les vestiges visibles de six maisons d’hiver, de grandes maisons en forme de croix, de tombes et de pierres tombales, de caveaux, de dépôts de détritus, de parties de squelettes de bélugas et d’autres éléments anthropiques dont la fonction n’est pas connue; l’intégrité des vestiges archéologiques qui subsistent ou qui n’ont pas encore été identifiés liés au poste de traite de la Compagnie de la Baie d’Hudson, notamment les vestiges de la maison en bois rond et du hangar à glace effondrés et du magasin de la Compagnie; les vues du site vers le fleuve Mackenzie.