Lieu historique national du Canada Fort-Nashwaak (Naxoat)
Fredericton, Nouveau-Brunswick
Vue générale
© Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1955
Adresse :
au coin des rues Union et Gibson, Parc Carleton, Fredericton, Nouveau-Brunswick
Loi habilitante :
Loi sur les lieux et monuments historiques (L.R.C. (1985), ch. H-4)
Date de désignation :
1924-06-04
Dates :
-
1691 à 1692
(Construction)
-
1692 à 1698
(Significative)
Événement, Personne, Organisation :
-
Joseph Robineau de Villebon
(Personne)
Autre nom(s):
-
Fort Nashwaak (Naxoat)
(Nom de la désignation)
-
Fort Saint-Joseph
(Autre nom)
Numéro du rapport de recherche :
2008-CED/SDC-024
Plaques
Plaque existante: au bas de rue Gibson sur la côte de la riviere Saint John Rues Gibson et Union, Fredericton, Nouveau-Brunswick
Construit en 1692 par le gouverneur Villebon au confluent des rivières St-Jean et Nashwaak. Point de départ de nombreuses incursions françaises, notamment de celle où fut pris le fort William Henry à Pemaquid, en août 1696. Vainement assiégé en octobre suivant par les troupes de la Nouvelle Angleterre sous le colonel M. Hawthorne, it fut abandonné en 1698.
Description du lieu patrimonial
Le lieu historique national du Canada Fort-Nashwaak (Naxoat) est manqué par une plaque de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada, situé au parc Carleton, à proximité de l’intersection des rues Union et Gibson, à Fredericton, Nouveau-Brunswick. Même s’il ne reste aucun vestige, ni preuve archéologique, il s’agissait autrefois d’un fort français typique du XVIIe siècle, cerné d’une palissade de pieux en bois et de bastions en losange. Le fort a été érigé à l’embouchure de la rivière Nashwaak, à l’endroit où elle se jette dans la rivière Saint Jean, à environ 700 mètres au sud de l’emplacement actuel de la plaque. La reconnaissance officielle s’applique à la plaque et au rayon de cinq mètres qui l’entoure.
Valeur patrimoniale
Le fort Nashwaak (Naxoat) a été désigné lieu historique national du Canada en 1924 parce que : érigé en 1692 et abandonné en 1698, le fort a servi de base aux Français pour de nombreuses incursions en Nouvelle Angleterre, dont l’une a mené à la prise du fort William Henry à Pemaquid en août 1696.
Construit par le gouverneur de la Nouvelle-France, Joseph Robineau de Villebon, durant l’hiver 1691-1692, le fort Nashwaak (Naxoat) sert à défendre la frontière entre la Nouvelle-Angleterre et l’Acadie et permet d’éviter l’annexion de la colonie française par les Britanniques. Avec l’aide des Abénakis, les Français organisent et lancent diverses incursions contre les établissements de la Nouvelle-Angleterre à partir du fort. Durant l’une d’elle menée à l’été 1696, un détachement français mené par de Villebon et son frère prend d’assaut le fort William Henry. Les troupes anglaises ripostent en attaquant le fort Nashwaak (Naxoat) par la rivière Saint Jean, mais leurs efforts échouent et le siège est levé après deux jours. En 1698, le roi ordonne à de Villebon de construire un nouveau fort à l’embouchure de la rivière Saint Jean, et le fort Nashwaak (Naxoat) est démoli. Le lieu et tout vestige archéologique ont ensuite été détruits par l’érosion.
Sources : Commission des lieux et monuments historiques du Canada, Procès verbal, 1924, 1925, 2008.
Éléments caractéristiques
Les éléments caractéristiques associés à la valeur patrimoniale du lieu sont les suivants : son emplacement dans un paysage en bordure de la frontière historique entre l’Acadie et la Nouvelle-Angleterre; sa relation avec les rivières Saint Jean et Nashwaak, obstacles naturels aux attaques; le lien qui existe entre la plaque et l’emplacement original du fort, situé à 700 mètres au sud de la plaque, à la pointe nord est du croisement des rivières Saint Jean et Nashwaak; l’intégrité des artéfacts non identifiés qui pourraient subsister sur place, à leur emplacement d'origine et dans leur état original et étendue.