Lieu historique national du Canada Norway House

Norway House, Manitoba
Vue de Norway House, qui montre l'entrepôt en arcade et les édifices adjacents vers 1890. © Library and Archives Canada / Bibliothèque et Archives Canada, PA-038697.
Vue depuis le quadrilatère intérieur
© Library and Archives Canada / Bibliothèque et Archives Canada, PA-038697.
Vue de Norway House, qui montre son apparence vers 1878. © Library and Archives Canada / Bibliothèque et Archives Canada, C-000652.Vue de Norway House, qui montre l'entrepôt en arcade et les édifices adjacents vers 1890. © Library and Archives Canada / Bibliothèque et Archives Canada, PA-038697.
Adresse : Norway House, Manitoba

Loi habilitante : Loi sur les lieux et monuments historiques (L.R.C. (1985), ch. H-4)
Date de désignation : 1932-05-30
Dates :
  • 1826 à 1855 (Construction)
  • 1840 à 1840 (Significative)
  • 1855 à 1855 (Significative)
  • 1837 à 1837 (Significative)

Événement, Personne, Organisation :
  • Signature du Traité no 5  (Événement)
  • Révérend James Evans  (Personne)
  • George Millward McDougall  (Personne)
  • Compagnie de la Baie d'Hudson  (Constructeur)
Autre nom(s):
  • Norway House  (Nom de la désignation)
Numéro du rapport de recherche : 1968-029, 2006 SDC-013

Plaques


Plaque existante: propiété de la compagnie de la Baie d'Hudson propiété de la compagnie de la Baie d'Hudson, Norway House, Manitoba

Le premier poste appelé Norway House fut érigé en 1814 à la pointe Mossy, sur le lac Winnipeg, par des bûcherons norvégiens chargés d'aménager la route d'hiver du lac à York Factory. Après 1821, la Compagnie de la Baie d'Hudson en fit le principal dépôt de la brigade de l'Athabasca. Rasé par le feu, le poste fut reconstruit ici en 1826, près de l'ancien emplacement de Jack River House. Il devint le siège du Conseil du Département du Nord pendant de nombreuses années. Même après le déclin de la traite des fourrures, au milieu du XIXe siècle, Norway House demeura un important poste de traite.

Description du lieu patrimonial

Le lieu historique national du Canada Norway House constitue des vestiges d’un ancien fort de la Compagnie de la Baie d’Hudson au Manitoba. Les trois bâtiments en bois, l’entrepôt à arcade, la prison et la poudrière, sont érigés dans un paysage désolé, sur les rives du fleuve Nelson, à l’extrémité nord du lac Winnipeg. La reconnaissance officielle fait référence aux bâtiments sur leurs empreintes.

Valeur patrimoniale

Norway House a été désigné lieu historique national du Canada en 1954 pour les raisons suivantes : il fut un lieu de rencontre pour le Conseil du Département du Nord de la Terre de Rupert et un important poste de traite; et, en 1875, il a été le lieu de signature du Traité no 5.

La valeur patrimoniale de Norway House tient principalement à ses associations historiques avec le dépôt central intérieur de la Compagnie de la Baie d’Hudson pour la traite des fourrures. Il est aussi le lieu de signature en 1875 du Traité no. 5 entre la Première nation des Saulteux (Ojibway) et la Première nation crie des Moskégons, ainsi que la Couronne. Il est aussi le lieu de création de l’écriture syllabique crie par le révérend James Evans. Norway House a été établi à cet endroit en 1825-1826. Les vestiges de ces associations qui survivent sont notamment l’entrepôt à arcade (1839-1841), la prison (1855-1856), et la poudrière (1837-1838).

Sources : Commission des lieux et monuments historiques du Canada, Procès-verbal, juin 1954; Texte de plaque, 1937.

Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques clés associés à la valeur patrimoniale du lieu sont les suivants : l’emplacement des bâtiments sur le fleuve Nelson entre le lac Winnipeg et la baie James; l’emplacement et les liens existants entre les bâtiments au sein du fort; le recours à des techniques et à des matériaux de construction locaux.

Les éléments caractéristiques clés associés à la valeur patrimoniale de l’entrepôt en arcade sont les suivants : son volume rectangulaire coiffé d’un toit en croupe; sa construction à ossature-bois dite de la rivière Rouge et son revêtement en planches; sa façade symétrique avec portes centrales, passage intérieur, petite fenêtre de grenier et clocheton; son fenêtrage équilibré sur la face abritée; son clocheton servant de repère à partir du plan d’eau; ses divisions intérieures d’origine et son blanchiment à la chaux intérieur et extérieur d’origine; ses barreaux en fer, quincaillerie et revêtement d’origine; son implantation comme bâtiment dominant de l’ensemble, avec une façade donnant sur le fleuve.

Les éléments caractéristiques clés associés à la valeur patrimoniale de la prison sont les suivants : son volume rectangulaire coiffé d’un toit en croupe; sa façade symétrique avec porte centrale; sa maçonnerie de moellons et sa qualité d’exécution exceptionnelle, surtout les linteaux et les pierres d’angle en calcaire; ses murs épais en granite, porte en revêtement de fer, barreaux de fenêtres et rares ouvertures qui témoignent de sa vocation; le « 1855 » taillé dans la pierre au dessus de la porte; son implantation comme bâtiment secondaire sur le périmètre sud de l’enceinte du premier fort.

Les éléments caractéristiques clés associés à la valeur patrimoniale de la poudrière sont les suivants : son tracé au sol d’origine et sa volumétrie; sa maçonnerie en moellons; son implantation sur une pointe de terre éloignée du fort d’origine.