Phare d'Enragée Point

Phare patrimonial

Île Chéticamp, Nouvelle-Écosse
courtoisie de Pêches et Océans Canada / Guarde Côtière Canadienne (© courtesy of Fisheries and Oceans Canada / Canadian Coast Guard // courtoisie de Pêches et Océans Canada / Guarde Côtière Canadienne)
Phare d'Enragée Point
(© courtesy of Fisheries and Oceans Canada / Canadian Coast Guard // courtoisie de Pêches et Océans Canada / Guarde Côtière Canadienne)
Adresse : Île Chéticamp, Nouvelle-Écosse

Loi habilitante : Loi sur la protection des phares patrimoniaux (L.C. 2008, ch 16)
Date de désignation : 2019-08-14
Dates :
  • 1956 à 1956 (Construction)
  • 1937 à 1937 (Établissement)

Description du lieu patrimonial

Le phare d’Enragée Point est un phare octogonal effilé en béton armé, construit en 1956. Le phare mesure 13,3 mètres (44 pieds) et surplombe le golfe du Saint-Laurent depuis son emplacement sur l’île de Chéticamp. Il
s’agit du deuxième phare construit à cet endroit. Il guide les navires dans le détroit de Northumberland, ainsi que dans le port de Chéticamp.

Valeur patrimoniale

Le phare d’Enragée Point est un phare patrimonial en raison de ses valeurs historiques, architecturales et communautaires.

a Valeurs historiques
Le phare d’Enragée Point est un très bon exemple de l’initiative du ministère de la Marine et des Pêches visant à ériger des phares sur le littoral du Cap-Breton. Le premier phare à cet endroit a été mis en service en 1937, un an après le naufrage du bateau à vapeur Kinburn, près de l’île de Chéticamp. Après un incendie en 1956, il a été immédiatement remplacé par une nouvelle structure en béton armé, qui témoigne de la tendance à moderniser la conception et la technologie des phares.

Le phare est un très bel exemple du développement socioéconomique du village voisin de Chéticamp et de l’île du même nom. De nombreux villageois comptaient sur la pêche pour leur subsistance, et l’installation de cet important feu côtier a contribué à assurer leur sécurité en mer.

b Valeurs architecturales
Le phare d’Enragée Point est un très bon exemple de phare octogonal effilé en béton armé. Avec ses lignes simples et épurées, sa tour effilée bien proportionnée et sa coloration rouge et blanche, le phare est un exemple gracieux d’un type commun de phare canadien que l’on préférait au milieu du XXe siècle.

Le phare a été construit selon un plan normalisé du ministère des Transports. La conception en béton armé était répandue dans les régions connues pour leurs conditions météorologiques extrêmes, car elle était extrêmement durable et résistante. La lanterne, construite au Dépôt fédéral des phares à Prescott, en Ontario, a également été conçue pour résister aux conditions maritimes extrêmes.

c Valeurs communautaires
Le phare d’Enragée Point est situé à l’extrémité nord de l’île de Chéticamp, au-dessus du rivage rocheux et au milieu de terres agricoles. Sa présence visible depuis le village de Chéticamp et la célèbre piste Cabot sur le continent renforce le caractère maritime de la région.

Le phare demeure très précieux pour la collectivité locale, à la fois comme aide à la navigation pour les marins et comme attrait touristique important. Le phare d’Enragée Point est un rappel pittoresque du riche patrimoine maritime de la région.

d Bâtiments connexes
Aucun bâtiment connexe ne contribue au caractère patrimonial du phare.

Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques du phare d’Enragée Point devant être respectés sont les suivants : son emplacement à l’extrémité nord de l’île de Chéticamp, en surplomb du golfe du Saint-Laurent; sa forme, sa hauteur, son profil et ses proportions d’origine, inchangés depuis la construction; sa structure octogonale effilée en béton armé; sa porte d’entrée sur la façade sud, surmontée d’un linteau peu profond, en saillie et incliné; ses trois fenêtres placées à distance égale l’une de l’autre à l’arrière; sa galerie, soutenue par la corniche concave qui fait le lien avec les murs effilés; la conception et le matériau du gardecorps qui entoure la galerie; sa lanterne métallique octogonale; son agencement de couleurs traditionnel, composé de blanc pour la tour et de rouge pour la porte, le gardecorps de la galerie et la lanterne; sa prédominance visuelle par rapport à l’eau et au paysage.