Habitation de Port-Royal

Édifice fédéral du patrimoine classé

Port Royal, Nouvelle-Écosse
Habitation de Port-Royal © Canadian Inventory of Historic Buildings, Historical Collection, n.d
Photo prise de l'extérieur
© Canadian Inventory of Historic Buildings, Historical Collection, n.d
Habitation de Port-Royal © Canadian Inventory of Historic Buildings, Historical Collection, n.dVue générale de l'Habitation de Port-Royal montrant l’utilisation de méthodes traditionnelles dans tout le complexe, pour faire revivre l’esprit historique, 1990. © Parks Canada Agency/Agence Parcs Canada, B. Pratt, 1990.Vue générale de l'Habitation de Port-Royal, 1990. © Public Works Canada / Ministère des Travaux publics, B. Pratt, 1990
Adresse : Lower Granville Road, route 217, Port Royal, Nouvelle-Écosse

Loi habilitante : La Politique du Conseil du Trésor sur la gestion des biens immobiliers
Date de désignation : 1993-03-18
Dates :
  • 1939 à 1940 (Construction)

Événement, Personne, Organisation :
  • K.D. Harris  (Architecte)
Autre nom(s):
  • Port-Royal  (Autre nom)
Ministère gardien Parcs Canada
Référence du rapport BEEFP 92-085
Numero RBIF : 02585 00

Description du lieu patrimonial

Haute et très visible, l’habitation est la structure dominante du lieu historique national du Canada de Port-Royal. Cette habitation est formée d’un ensemble de six structures contiguës autour d’une cour centrale. Construites en pierres des champs, bois équarri et briques; chacune est surmontée d’un toit à pente raide et d’une haute cheminée. De petites fenêtres et de nombreuses entrées donnent sur la cour intérieure. L’absence d’ouvertures dans les parois externes combinée à la plate-forme du canon et à la palissade confère à l’ensemble un caractère spectaculaire. L’habitation est située à un endroit dégagé, en surplomb du détroit de Digby. La désignation se limite au tracé au sol du bâtiment.D

Valeur patrimoniale

The Port Royal Habitation is a Classified Federal Heritage building because of its historical associations, and its architectural and environmental values.

Historical Value:
The Port Royal Habitation is one of the best examples of a structure built to present and commemorate a significant early phase Canadian history and events directly associated with Samuel de Champlain. Additionally, it is one of the best examples of the type of project implemented with funds made available by the Public Works Construction Act of 1934 which was introduced during the Great Depression to provide relief in the form of spending on Public Works. The Port Royal Habitation was constructed with the intention of achieving a degree of historical accuracy. This was done through the replication and commemoration of the original structures of the early European settlement based on written descriptions and a drawing from the Works of Samuel de Champlain and also expert analysis of historic Quebec architecture. The intention was also to illustrate early Acadian building techniques. The museum is associated with L. M. Fortier the Honorary Superintendent of Fort Anne and H.T. Richardson of The Associates of Port Royal who met in 1924 which resulted in the idea of the reconstruction of the Habitation.

Architectural Value:
The Port Royal Habitation is an excellent example of a construction which attempts to replicate the architectural style and methods of construction used by the settlers of early Acadia. The value of Port Royal is in its simple early settlement inspired design, and the very good quality of its materials and craftsmanship.

Environmental Value:
Prominent and highly visible, the Habitation is the dominant structure in Port Royal National Historic Site and establishes the historic character of the area. It is a familiar and symbolic landmark to both residents and visiting tourists.

Sources:
Shannon Rickets, Fort Royal Habitation, National Historic Site, Lower Granville Road, Port Royal, Nova Scotia. Federal Heritage Buildings Review Office Report 92-085; Port Royal Habitation, National Historic Site, Lower Granville Road, Port Royal, Heritage Character Statement 92-085.

Éléments caractéristiques

Les éléments qui définissent le caractère de l’habitation de Port-Royal, devraient être respectés.

Sa conception inspirée des premiers établissements pionniers et la qualité des matériaux de construction et de l’exécution, c’est-à-dire : les toits à pente raide revêtus de bardeaux fendus à la main; les hautes cheminées construites en pierres des champs locales et autres éléments en pierre, comme le puits et les sentiers; la palissade et la plate-forme du canon; les panneaux muraux et les planchers de bois taillés à la main ainsi que les éléments en briques construits à la main; les petites fenêtres et nombreuses entrées qui donnent sur la cour intérieure; l’absence d’ouvertures dans les parois externes; les loquets faits à la main et autres pièces de quincaillerie visibles à l’intérieur; l’utilisation de méthodes traditionnelles dans tout le complexe, pour faire revivre l’esprit historique.

La façon dont l’habitation rend compte du caractère actuel du lieu historique, dans le cadre dramatique et ouvert de l’endroit.

Énoncé de valeur patrimoniale

Avis de non-responsabilité - L'énoncé de valeur patrimoniale a été mis en place par le BEÉFP, afin de clarifier l'objet de la désignation d'un bâtiment fédéral du patrimoine et ce qui confère à l'édifice son importance patrimoniale. Il est donc un document de référence clé pour toute personne impliquée dans un projet d'intervention sur des édifices fédéraux du patrimoine et il est utilisé par le BEÉFP lors de ses examens d'intervention.

L’habitation de Port-Royal, en Nouvelle-Écosse, a été érigée en 1939-1 940; il s’agit en fait d’une réplique de la structure d’origine construite en 1605 par le Sieur de Monts et son groupe de pionniers français. Cet édifice est administré par Parcs Canada. Consulter le rapport 92-085 du BEEFP.

Raisons de la désignation

L’habitation de Port-Royal a été désignée «édifice classé» en raison de la thématique historique qui lui est associée, ainsi que pour son statut de reconstitution architecturale et pour ses qualités environnementales.
L’habitation de Port-Royal est un ensemble de six bâtiments formant un quadrilatère situé dans une zone dégagée, à proximité du détroit de Digby. Se voulant une réplique de bâtiments esquissés dans le journal de Samuel de Champlain, cet ensemble représente le plus ancien projet de reconstitution entrepris par le gouvernement fédéral pour commémorer l’histoire du Canada; il constitue aussi une première initiative visant à atteindre une précision historique grâce à l’interprétation d’experts.

Lors de la reconstitution du site, on a tenté de reproduire le style architectural ainsi que les méthodes de construction de l’époque et de tenir compte du mode de vie des pionniers de l’Acadie. L’utilisation de méthodes et de matériaux traditionnels et le recours à des artisans locaux ont contribué à faire revivre l’esprit historique et à faire resurgir de vieux métiers. Les divers bâtiments de l’ensemble abritent un poste de garde, une chapelle, une cuisine et une boulangerie, les quartiers des artisans, les quartiers réservés aux gentilshommes, de même que des espaces servant à la traite et à l’entreposage.

L’habitation de Port-Royal est un des sites historiques nationaux les plus connus du Canada.

Eléments caractéristiques

La valeur patrimoniale de l'édifice repose sur sa forme et son groupement, sur ses matériaux de construction et ses finis et sur la relation de l’ensemble avec son cadre naturel.

L’habitation regroupe six bâtiments pittoresques dont chacun est surmonté d’un toit à pente raide et d’une haute cheminée et qui sont reliés les uns aux autres de manière à former un quadrilatère. Ces bâtiments ont été construits selon les méthodes traditionnelles et avec les matériaux de l’endroit, notamment de la pierre des champs, du bois équarri et de la brique. Les éléments en pierre – les cheminées, le puits, les sentiers – de même que les pièces en bois patinées par le temps en sont des caractéristiques distinctives dont il est essentiel de maintenir l’intégrité. Quand des réparations s’imposeront, il faudra continuer de recourir aux méthodes et aux matériaux traditionnels utilisés lors de la reconstruction et de faire appel à des artisans spécialisés.

De petites fenêtres et de nombreuses entrées donnent sur la cour intérieure. L’absence d’ouverture dans les parois externes, la plate-forme du canon, la palissade, les deux structures sans toit qui flanquent les coins sud-est et sud-ouest confèrent à l’ensemble un caractère dramatique. La disposition des bâtiments et l’emplacement des ouvertures sont typiques de l’architecture de l’époque; aucune modification ni ajout ne devraient y être apportés.

À l’intérieur, les panneaux muraux et les planchers de bois taillés à la main selon des méthodes ancestrales ne devraient pas être altérés.

Le terrain sur lequel est bâti cet ensemble architectural présente un aspect naturel et sans artifices qui contribue à conférer au site son authenticité. Avant de modifier la pente du terrain ou encore l’aménagement paysager de la cour intérieure, il faudrait mener des recherches quant au choix des éléments et des surfaces. La modification de parcelles de terre à proximité de l’habitation a entraîné la destruction de bâtiments voisins. Des interventions futures compromettraient la préservation de bâtiments avoisinants et de paysages d’intérêt.