Phare

Édifice fédéral du patrimoine reconnu

Henry Island, Nouvelle-Écosse
Vue aérienne du lieu du Phare de l'île Henry, 1990. © Transport Canada / Transports Canada, 1990.
Vue aérienne
© Transport Canada / Transports Canada, 1990.
Vue générale des façades sud et ouest du Phare de l'île Henry, 1990. © Transport Canada / Transports Canada, 1990.Vue aérienne du lieu du Phare de l'île Henry, 1990. © Transport Canada / Transports Canada, 1990.
Adresse : Port Hood, Henry Island, Nouvelle-Écosse

Loi habilitante : La Politique du Conseil du Trésor sur la gestion des biens immobiliers
Date de désignation : 1991-08-19
Dates :
  • 1902 à 1902 (Construction)

Événement, Personne, Organisation :
  • Service de génie, ministère de la Marine et des Pêcheries  (Architecte)
Ministère gardien Pêches et Océans Canada
Référence du rapport BEEFP 90-290
Numero RBIF : 67639 00

Description du lieu patrimonial

Le Phare de l’île Henry se trouve sur le promontoire d’une île près de Port Hood, sur la côte ouest du cap Breton. Il s’agit d’une tour en bois de hauteur moyenne coiffée d’une lanterne en fonte. Les éléments décoratifs d’inspiration classique et les proportions élégantes de cette tour octogonale évasée contribuent à lui donner une allure saisissante. La désignation se limite au tracé au sol du bâtiment.

Valeur patrimoniale

Le Phare est un édifice fédéral du patrimoine reconnu en raison de son importance historique, de l’intérêt qu’il présente sur le plan architectural et de la place privilégiée qu’il occupe dans son milieu.

Valeur historique
Le Phare est associé aux campagnes visant l’installation d’aides à la navigation le long des côtes. Il est aussi associé à l’importante période de croissance qu’a connue Port Hood au début d’une période d’expansion au tournant du XXe siècle.

Valeur architecturale
Le Phare est un très bel exemple d’une tour évasée présentant une volumétrie symétrique, des éléments décoratifs d’inspiration classique et une construction de pièces sur pièces. La silhouette simple du Phare est mise en valeur par ses façades revêtues de bardeaux en bois peints, sans planches cornières, et par les petites planches recouvrant la gorge de la corniche, éléments qui témoignent de la qualité de l’exécution.

Valeur environnementale
Le Phare de l’île Henry renforce le caractère maritime et côtier de son emplacement actuel et est un repère familier dans les environs.

Sources :
Bureau d’examen des édifices fédéraux du patrimoine, rapport de recherche 90-290; Énoncé de la valeur patrimoniale, 90-290.

Éléments caractéristiques

Les éléments qui définissent le caractère du Phare devraient être respectés.

Son esthétisme et la qualité de l’exécution, c’est-à-dire : la volumétrie symétrique et la forme octogonale évasée de la tour ainsi que la lanterne octogonale en fonte coiffée d’un aérateur conique; la construction de pièces sur pièces en bois; les façades en bardeaux de bois peints sans planches cornières et les petites planches recouvrant la gorge de la corniche; les frontons des portes et des fenêtres, la plate-forme de la lanterne ainsi que la gorge évasée; le garde-corps en acier peint de la lanterne, formé de tubes reliés à l’aide de coudes; la palette de couleurs alternant le rouge et le blanc sur chacun des flancs de la tour; les fenêtres à carreaux à châssis en bois et la porte à panneaux.

La façon dont le Phare renforce le caractère maritime et côtier de son emplacement et est un repère familier dans la région, c’est-à-dire : les qualités pittoresques de sa conception et de sa forme, qui s’harmonisent avec le cadre naturel; le fait que le Phare est très visible et connu des marins et des habitants de la région de Port Hood.

Énoncé de valeur patrimoniale

Avis de non-responsabilité - L'énoncé de valeur patrimoniale a été mis en place par le BEÉFP, afin de clarifier l'objet de la désignation d'un bâtiment fédéral du patrimoine et ce qui confère à l'édifice son importance patrimoniale. Il est donc un document de référence clé pour toute personne impliquée dans un projet d'intervention sur des édifices fédéraux du patrimoine et il est utilisé par le BEÉFP lors de ses examens d'intervention.

Le phare de l’île Henry a été construit en 1902. Il a été conçu par le service de génie du ministère de la Marine et des Pêcheries. Le phare est actuellement complètement automatisé. La Garde côtière canadienne en a la responsabilité. Se reporter au rapport 90-290 du BEÉFP.

Raisons de la désignation

Le phare est un édifice fédéral du patrimoine «reconnu» en raison de son importance architecturale et environnementale, et aussi de son histoire.

Les détails d’inspiration classique et les proportions élégantes de cette tour octogonale évasée contribuent à lui donner une allure saisissante. Sa silhouette attrayante est mise en valeur par les frontons couronnant les portes et les fenêtres ainsi que par la corniche à gorge supportant la galerie. La lanterne bien proportionnée contribue à donner au phare sa silhouette caractéristique.

Les dimensions et la silhouette du phare de l’île Henry contribuent au caractère maritime du lieu. Situé sur le promontoire d’une île, il a conservé sa relation historique avec le paysage naturel. Pour les marins de la région de Port Hood, il constitue un point de repère bien connu.

La construction du phare est le résultat de campagnes visant à mettre en place un réseau d’aides à la navigation le long de la côte. Le phare est aussi associé à l’importante période de croissance qu’a connu Port Hood au tournant du siècle.

Éléments caractéristiques

Le caractère patrimonial du phare de l’île Henry réside dans l’agencement général de ses volumes, sa silhouette, ses éléments architecturaux, ses matériaux de construction et sa relation avec le site.

Les proportions élégantes de la tour octogonale évasée, d’une hauteur moyenne et surmontée d’une corniche à gorge, contribuent à lui donner sa silhouette gracieuse. La lanterne octogonale en fonte, coiffée d’un aérateur conique, est bien proportionnée par rapport à la tour. Cette relation devrait être respectée. L’agencement symétrique des volumes et de la silhouette, y compris la relation entre la lanterne et la tour, ne devraient pas être modifiés.

La forme simple du phare est mise en valeur par des façades revêtues de bardeaux horizontaux en bois, sans planches de coin, et par les petites planches recouvrant la gorge de la corniche. Les frontons des portes et des fenêtres, la plate-forme de la lanterne ainsi que la gorge sont des détails d’inspiration classique qui définissent la texture du bâtiment et créent un contraste visuel avec la forme épurée de la tour. Le parement de bois devrait faire l’objet de travaux d’entretien réguliers. La structure en pièce sur pièce du phare est inhabituelle et devrait être conservée.

Le garde-corps de la lanterne est en acier peint. Ses tubes reliés à l’aide de coudes témoignent du caractère utilitaire des éléments employés dans la construction des premiers phares industriels. Le garde-corps octogonal adopte la même forme que la lanterne. La palette de couleurs, alternant le rouge et le blanc sur chacun des flancs de la tour, est frappante et devraient être conservée dans la mesure où cela ne nuit pas au bon fonctionnement du phare.

Les fenêtres à carreaux au châssis en bois contribuent à définir le caractère du bâtiment. La porte à panneaux semble également d’origine et devrait être conservée.

Petit et dégagé, le site n’est pas aménagé et est recouvert d’une simple couverture végétale nécessitant peu d’entretien, conformément aux critères fonctionnels propres à d’un tel lieu. Cela est approprié et devrait être respecté.