Ancienne résidence du directeur #12

Édifice fédéral du patrimoine reconnu

Summerland, Colombie-Britannique
Vue en angle de l’ancienne résidence du directeur, qui montre la construction en bois, 1989. © Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1989.
Vue en angle
© Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1989.
Façade de l’ancienne résidence du directeur, qui montre son bâtiment asymétrique, à deux étages et coiffé d’un toit à deux versants, 1989. © Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1989.Vue en angle de l’ancienne résidence du directeur, qui montre la construction en bois, 1989. © Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1989.Vue de l'intérieur de l’ancienne résidence du directeur, qui montre les éléments intérieurs qui demeurent, notamment les boiseries et l’escalier tournant, 1989. © Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1989.
Adresse : Centre de recherches agroalimentaires du Pacifique, Summerland, Colombie-Britannique

Loi habilitante : La Politique du Conseil du Trésor sur la gestion des biens immobiliers
Date de désignation : 1990-02-15
Dates :
  • 1923 à 1926 (Construction)

Événement, Personne, Organisation :
  • Ministère de l’Agriculture  (Architecte)
Autre nom(s):
  • Musée, ancienne résidence du directeur, bâtiment 44  (Autre nom)
Ministère gardien Agriculture et Agroalimentaire Canada
Référence du rapport BEEFP 89-003
Numero RBIF : 16373 00

Description du lieu patrimonial

L’ancienne résidence du directeur se trouve dans un jardin privé de la Station de recherches de Summerland. Il s’agit d’un bâtiment en bois peint en blanc de deux étages, coiffé d’un toit à deux versants, et complété de porches, de lucarnes et d’une terrase d’observation à l’étage. La désignation se limite au tracé au sol du bâtiment.

Valeur patrimoniale

L’ancienne résidence du directeur est un édifice fédéral du patrimoine reconnu en raison de son importance historique, de l’intérêt qu’elle présente sur le plan architectural et de la place privilégiée qu’elle occupe dans son milieu.

Valeur historique
L’ancienne résidence du directeur est associée au thème de l’expansion du réseau de fermes expérimentales au Canada. Elle est la plus ancienne des bâtiments encore debout de la Station de recherches de Summerland. Elle servait à loger les directeurs au sein même de la station. À compter de 1969, elle a commencé à servir à la fois d’édifice de l’administration et de bibliothèque. Elle a été transformée en musée il y a quelques années.

Valeur architecturale
L’ancienne résidence du directeur a été construite dans le style des cottages anglais et est typique de l’architecture domestique apparue dans les années 1920. Elle est le seul spécimen connu des maisons de ce style à avoir été construit dans une ferme expérimentale au Canada.

Valeur environnementale
L’ancienne résidence du directeur est entourée d’un jardin privé. Les espaces de verdure autour de la maison, aménagés à l’origine pour protéger l’intimité du directeur et de sa famille, s’accordent avec l’horizontalité et le plan irrégulier de la maison et fournissent un contrepoint aux jardins d’ornement et à l’aire de pique-nique situés dans le secteur dit ornemental de la Station de recherche.

Sources : Marilyn E. Armstrong Reynolds, ancienne résidence du directeur (aujourd’hui le musée de la Station de recherches de Summerland), bâtiment 44, Station de recherches de Summerland, Summerland (Colombie-Britannique), Bureau d’examen des édifices fédéraux du patrimoine, rapport de recherche 89-003; Ancienne résidence du directeur, Station de recherches de Summerland, Summerland (Colombie-Britannique). Énoncé de la valeur patrimoniale 89-003.

Éléments caractéristiques

Les éléments suivants, qui définissent le caractère de l’ancienne résidence du directeur, devraient être respectés.

Sa conception esthétique et la bonne qualité des matériaux et de l’exécution, c’est-à-dire : son bâtiment asymétrique, à deux étages et coiffé d’un toit à deux versants; les deux porches, les lucarnes et la terrasse d’observation de l’étage supérieur; la construction en bois; les éléments intérieurs qui demeurent, notamment les boiseries, les cheminées en bois et en carreaux et l’escalier tournant; l’agencement des pièces.

La façon dont l’ancienne résidence du directeur renforce le secteur dit ornemental de la Station de recherches de Summerland, c’est-à-dire : le rapport historique persistant entre la maison, les jardins d’ornement et l’aire de pique-nique.

Énoncé de valeur patrimoniale

Avis de non-responsabilité - L'énoncé de valeur patrimoniale a été mis en place par le BEÉFP, afin de clarifier l'objet de la désignation d'un bâtiment fédéral du patrimoine et ce qui confère à l'édifice son importance patrimoniale. Il est donc un document de référence clé pour toute personne impliquée dans un projet d'intervention sur des édifices fédéraux du patrimoine et il est utilisé par le BEÉFP lors de ses examens d'intervention.

L'ancienne maison du directeur de la Station de recherche de Summerland, en Colombie-Britannique, a été construite entre 1923 et 1926, d'après les plans conçus par la Direction des fermes expérimentales du ministère de l'Agriculture. La maison appartient à Agriculture Canada. Voir le Rapport de bâtiment no 89-03 du BEEFP.

Raisons de la désignation
L'ancienne maison du directeur a été désignée édifice 'reconnu' pour des motifs historiques, l'intérêt qu'elle présente sur le plan architectural et l'importance qu'elle revêt par rapport aux éléments qui l'entourent.

La construction de la Station de recherche de Summerland a marqué le début d'une ère nouvelle pour l'agronomie, en ce premier quart du XXe siècle, et d'une période de croissance correspondante pour la Direction des fermes expérimentales du ministère de l'Agriculture. Créée en 1914, la station de Summerland compte parmi les quelques stations de recherche établies dans tout le Canada pour adapter la recherche aux besoins des nouvelles régions agricoles; sa mission à elle consistait à trouver des solutions aux problèmes de la culture et de la mise en conserve des fruits et à découvrir s'il existait des moyens pour rendre viables, dans les zones semi-arides, la culture maraîchère, l'élevage du bétail et la culture du tabac.

L'ancienne maison du directeur a été érigée sous la surveillance du directeur de l'époque, Wilbur T. Hunter. La construction de l'édifice avait pour but d'éviter aux directeurs qui allaient se succéder de faire constamment la navette entre leur domicile et la station de recherche. En 1969, la maison a commencé à servir à la fois comme édifice de l'administration et comme bibliothèque, puis elle a été transformée en musée il y a quelques années.

La maison, construite dans le style des cottages anglais, que caractérisent une répartition asymétrique des masses et l'abondance de lucarnes et de porches, est typique de l'architecture domestique apparue dans les années 1920. Elle est le seul spécimen connu des maisons de ce style à avoir été construit dans une ferme expérimentale canadienne et le seul bâtiment encore debout parmi tous ceux qui avaient été édifiés au cours des trois premières décennies qui ont suivi la création de la station de recherche.

Les espaces de verdure autour de la maison, qu'on a embellis avant tout pour l'agrément du directeur et de sa famille et afin de protéger leur intimité, s'accordent à merveille avec l'horizontalité et le plan irrégulier de l'édifice, avec lequel ils forment une belle composition, et fournissent en quelque sorte un contrepoint aux jardins d'ornement et à l'aire de pique-nique situés dans la partie ornementale» de la station de recherche.

Éléments caractéristiques
Le caractère patrimonial de la maison réside à la fois dans la disposition asymétrique des toits, des lucarnes et des volumes et l'utilisation du bois comme matériau de finition. Les deux piliers en pierre des champs qui encadrent l'entrée principale, ainsi que les fenêtres latérales et les appliques cochères qui flanquent la porte comptent aussi parmi les éléments caractéristiques importants. Les nombreux porches, fenêtres et galeries sont les liens qui unissent la maison au décor de verdure qui l'entoure, aussi faudra-t-il toujours en prendre grand soin.

Les seules modifications faites à l'extérieur ont consisté à fermer le porche de l'est pour le transformer en solarium et à enlever les auvents en toile qui étaient tendus au-dessus des fenêtres de l'étage. Il y aurait peut-être lieu d'étudier la possibilité de réintroduire ces auvents à l'occasion d'éventuels travaux de rénovation.

Bien que la maison ait servi à différents usages dans le cours du temps, les détails intérieurs et l'agencement des pièces n'ont pas du tout changé; la menuiserie, les cheminées en bois et en carreaux, ainsi que les escaliers tournants sont restés en place et en bon état. Les projecteurs sur rail qui ont été installés pour les besoins du musée, pourraient, même s'ils n'ont pas entraîné de modifications irréversibles, être remplacés par un mode d'éclairage qui serait beaucoup plus en harmonie avec le caractère historique de la maison.

Les transformations apportées à l'aménagement paysagé ont toujours eu pour effet d'améliorer le rapport de complémentarité qui existe entre la maison et son décor de verdure, aussi, il importe que cette complémentarité soit préservée si d'autres travaux d'amélioration étaient un jour envisagés.