Poudrière de l'Esplanade

Édifice fédéral du patrimoine reconnu

Québec, Québec
Vue de l'extérieur de la poudrière de l'Esplanade, qui montre la construction voûtée en pierre, 1989. © Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1989.
Façade
© Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1989.
Vue de l'extérieur de la poudrière de l'Esplanade, qui montre la construction voûtée en pierre, 1989. © Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1989.Vue de l'entrée principale de la poudrière de l'Esplanade, qui montre le toit à pignon, 1989. © Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1989.
Adresse : 100, rue Saint-Louis, Québec, Québec

Loi habilitante : La Politique du Conseil du Trésor sur la gestion des biens immobiliers
Date de désignation : 1989-09-28
Dates :
  • 1807 à 1807 (Construction)

Événement, Personne, Organisation :
  • Ralph Henry Bruyères  (Architecte)
Ministère gardien Parcs Canada
Référence du rapport BEEFP 88-165
Numero RBIF : 05807 00

Description du lieu patrimonial

Située près de la porte Saint-Louis et de l’Assemblée nationale dans le lieu historique national du Canada des Fortifications-de-Québec, la poudrière de l’Esplanade est un ouvrage militaire construit en pierre et surmonté par une voûte coiffée d’un toit à deux versants. L’entrée se trouve du côté sud. Un toit plat lie le bâtiment au mur protecteur en pierre qui l’entoure et qui est situé à une distance de 3,6 mètres (12 pieds). Le bâtiment abrite le centre d’interprétation des Fortifications-de-Québec. La désignation se limite au tracé au sol du bâtiment.

Valeur patrimoniale

La poudrière de l’Esplanade est un édifice fédéral du patrimoine reconnu en raison de son importance historique, de l’intérêt qu’elle présente sur le plan architectural et de la place privilégiée qu’elle occupe dans son milieu.

Valeur historique
La poudrière de l’Esplanade est étroitement associée à une vaste réorganisation du système de défense de Québec survenue au tournant du XIXe siècle. Élément intégral des fortifications de Québec, elle occupe une place importante dans l’histoire locale car elle évoque le programme de construction d’ouvrages défensifs entrepris à partir de 1790 pour satisfaire les besoins d’une présence militaire qui ne cessait d’augmenter dans la Haute-Ville à cette époque.

Valeur architecturale
La valeur de la poudrière de l’Esplanade découle des bonnes qualités esthétiques de sa conception d’ouvrage militaire défensif spécialisé. Reflétant une excellente conception fonctionnelle, la poudrière s’inscrit dans la pure tradition militaire établie au XVIIe siècle par l’ingénieur Vauban: elle comprend tous les éléments nécessaires pour rendre les deux salles qu’elle abrite résistantes aux bombes et les assécher. L’orientation vers le sud de l’entrée et la présence d’évents évoquent les mesures prises pour améliorer l’aération des lieux. Il faut noter la qualité de l’exécution, notamment du bâtiment principal voûté, exécuté en pierre, et du mur protecteur qui l’entoure, également construit de maçonnerie.

Valeur environnementale
La poudrière de l’Esplanade, située près de la porte Saint-Louis du côté ouest du rempart, renforce le caractère militaire défensif de la forteresse où elle se trouve dans le Vieux-Québec. Le bâtiment est aujourd’hui un repère tant pour les personnes qui habitent Québec que pour les nombreux touristes qui visitent la ville.

Sources : André Charbonneau et Julie Harris, La poudrière de l’Esplanade, Québec (Québec), Bureau d’examen des édifices fédéraux du patrimoine, rapport de recherche, 88-165; Poudrière de l’Esplanade, Québec (Québec), Énoncé de la valeur patrimoniale, 88-165.

Éléments caractéristiques

Les éléments qui définissent le caractère de la poudrière de l’Esplanade devraient être respectés.

Sa conception d’ouvrage militaire défensif spécialisé, son excellente conception fonctionnelle et la qualité des matériaux et de l’exécution, c’est-à-dire : le bâtiment principal avec son toit à pignon et son entrée orientée vers le sud; la construction voûtée en pierre; les voûtes plein cintre du magasin à poudre; les évents des murs longitudinaux; la partition intérieure entre les deux pièces résistantes aux bombes et sèches.

La façon dont la poudrière de l’Esplanade renforce le caractère militaire défensif de la forteresse où elle se trouve dans le Vieux-Québec et est un repère bien connu dans la ville, c’est-à-dire : son échelle générale, sa volumétrie et les matériaux employés, qui s’harmonisent avec les abords du côté ouest du rempart dans le Vieux-Québec; sa fonction de centre d’interprétation et son emplacement bien en vue dans le lieu historique national du Canada du Fortifications-de-Québec, qui en font un repère connu tant pour les personnes qui habitent Québec que pour les nombreux touristes qui visitent la ville.

Énoncé de valeur patrimoniale

Avis de non-responsabilité - L'énoncé de valeur patrimoniale a été mis en place par le BEÉFP, afin de clarifier l'objet de la désignation d'un bâtiment fédéral du patrimoine et ce qui confère à l'édifice son importance patrimoniale. Il est donc un document de référence clé pour toute personne impliquée dans un projet d'intervention sur des édifices fédéraux du patrimoine et il est utilisé par le BEÉFP lors de ses examens d'intervention.

La poudrière de l'Esplanade a été construite en 1807 selon les plans de l'ingénieur militaire Ralph Henry Bruyères. En 1959, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada lui a reconnu une importance historique nationale. Depuis 1979, l'immeuble abrite le centre d'accueil des fortifications de Québec et il appartient au Service canadien des parcs, Environnement Canada. Voir le rapport 88-165 du BEEFP.

Raison de la désignation

La poudrière de l'Esplanade a été désignée RECONNUE parce que sa construction témoigne de la vaste réorganisation du système défensif de Québec au tournant du XIXe siècle, que sa conception fonctionnelle est d'une grande qualité, que son rapport avec l'environnement immédiat a peu changé et enfin parce qu'elle est devenue, au fil des années, un point d'intérêt dans le Vieux-Québec.

Partie intégrante de l'ensemble fortifié de Québec, la poudrière de l'Esplanade a joué un rôle important dans l'histoire locale puisqu'elle témoigne du programme de construction d'ouvrages défensifs entrepris à partir de 1790 pour répondre aux besoins d'une présence militaire qui ne cessait d'augmenter à l'intérieur de la haute-ville à cette époque.

S'inscrivant dans la pure tradition militaire établie par l'ingénieur Vauban, la poudrière comprend tous les éléments nécessaires pour augmenter sa résistance aux bombes et permettre l'assèchement des deux salles usuelles dans ce genre d'édifice. Le bâtiment principal, construit en pierres et surmonté d'une voûte, est encore aujourd'hui entouré d'un mur protecteur situé à une distance de 12 pieds. Malgré l'addition d'un toit entre les deux structures, le design originel ressort encore. L'orientation sud de l'entrée et la présence d'évents démontrent les mesures prises pour assurer une meilleure ventilation.

Cette poudrière est située près de la porte St-Louis, du coté ouest du rempart, dans un environnement qui a toujours contribué à rehausser sa valeur. Depuis 1939, le bâtiment a abrité différents services offerts à la collectivité: centre récréatif, restaurant, centre d'accueil. Pour cette raison, et sans doute grâce à son caractère pittoresque, il est devenu un point de repère à la fois pour les résidents de Québec et ses nombreux touristes.

Éléments servant à définir la valeur

La valeur patrimoniale de l'édifice réside de façon générale dans l'ensemble des éléments associés à sa fonction originelle, c'est-à-dire: le mur de protection fait en grande partie de pierres de grès, les voûtes plein cintre du magasin à poudre, les évents de ventilation des murs longitudinaux, la partition intérieure en deux pièces. Si jamais on entreprend la rénovation ou le réaménagement de l'intérieur, il serait souhaitable de mettre ces éléments du bâtiment en évidence. Dans ce cas, la meilleure façon de rétablir le rapport originel entre le mur protecteur et la poudrière serait d'éliminer la toiture qui les relie depuis les années 1920 ou 1930. Les voûtes dissimulées par des plafonds suspendus devraient être exposées. Un éclairage moderne et discret pourrait être installé sur les murs latéraux en tenant compte des exigences de l'usage projeté pour ces espaces.

La relation de départ entre la poudrière et son emplacement existe encore à cause de la présence du parc de l'Esplanade et de l'absence de bâtiments importants à proximité. Il serait préférable que cela reste ainsi.