Musée de guerre

Édifice fédéral du patrimoine classé

Ottawa, Ontario
Élévation frontale de l'anciennes archives nationales (maintenant la Musée de la guerre national), construit entre 1904 et 1905. (© (NAC, C-15204).)
Façade
(© (NAC, C-15204).)
Adresse : 330, promenade Sussex, Ottawa, Ontario

Loi habilitante : La Politique du Conseil du Trésor sur la gestion des biens immobiliers
Date de désignation : 1987-11-06
Dates :
  • 1904 à 1906 (Construction)
  • 1924 à 1925 (Significative)

Événement, Personne, Organisation :
  • David Ewart  (Architecte)
Autre nom(s):
  • Ancien édifice des Archives fédérales  (Autre nom)
  • Ancien Musée canadien de la guerre  (Autre nom)
Ministère gardien Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Référence du rapport BEEFP 86-87
Numero RBIF : 09007 00

Description du lieu patrimonial

La Musée de la guerre est un édifice de style gothique Tudor qui consiste en une bâtiment rectangulaire trapu avec une façade symétrique formelle percée d’une entrée centrale qui est rehaussée par une travée en saillie et un parapet surélevé. Une aile qui a été ajoutée plus tard est conçue dans un style comparable, mais avec des éléments décoratifs légèrement différents. Le bâtiment se trouve sur la promenade Sussex, aux côtés de plusieurs autres édifices publics importants. La désignation se limite au tracé au sol du bâtiment.

Valeur patrimoniale

En tant que premier siège permanent des Archives fédérales (aujourd'hui les Archives nationales du Canada) et du Musée de la guerre, l'édifice a eu une part importante dans l'exaltation de l'esprit national au Canada sous Laurier. Pendant les quinze premières années du XXe siècle, le premier ministre sir Wilfrid Laurier a été l'instigateur de nombreux chantiers destinés à faire d'Ottawa une ville digne de son titre de capitale nationale. Depuis sa construction, l'édifice de l’ancien Musée canadien de la guerre est devenu un important point de repère de la ville d'Ottawa. Sa présence dans le paysage de la promenade Sussex est également notable. La continuité entre les deux fonctions — archives et musée — ressort plus nettement encore du fait qu'on associe à l'édifice le nom de sir Arthur Doughty, qui fut archiviste fédéral de 1904 à 1935 et qui joua un rôle de premier plan dans le développement des deux institutions.

La partie la plus ancienne (c.1905) est une construction massive et robuste, dont les détails et les matériaux sont bien adaptés à la fonction de l'édifice. Le pavillon de 1925, auquel aurait dû s'ajouter une deuxième aile, présente un style semblable, mais avec des détails Tudor plus marqués. L’édifice de l’ancien Musée de la guerre possède de bonnes caractéristiques fonctionnelles. Il a en effet été expressément conçu pour supporter le poids considérable imposé par l’entreposage archivistique, pour offrir beaucoup d'espace ouvert avec le minimum de supports intermédiaires et pour être à l'épreuve du feu.

Sources :
Kate MacFarlane, Ancien édifice des archives du Dominion /Musée canadien de la guerre, Ottawa (Ontario), Bureau d’examen des édifices fédéraux du patrimoine rapport de recherche 86-087; Ancien édifice des archives du Dominion /Musée canadien de la guerre, Ottawa (Ontario), Énoncé de la valeur patrimoniale, 86-087.

Éléments caractéristiques

La valeur patrimoniale de l'édifice tient principalement
·aux rapports qui le lient aux Archives nationales du Canada et au Musée canadien de la guerre;
·aux façades principales, en particulier à celles du corps de bâtiment construit vers 1905;
·à la conception réussie des structures et des plans;
·au bel emplacement qu'occupe l'immeuble sur la promenade Sussex, à proximité de l’immeuble de la Monnaie royale canadienne et du Musée des beaux-arts du Canada;
·à son style gothique Tudor.

Énoncé de valeur patrimoniale

Avis de non-responsabilité - L'énoncé de valeur patrimoniale a été mis en place par le BEÉFP, afin de clarifier l'objet de la désignation d'un bâtiment fédéral du patrimoine et ce qui confère à l'édifice son importance patrimoniale. Il est donc un document de référence clé pour toute personne impliquée dans un projet d'intervention sur des édifices fédéraux du patrimoine et il est utilisé par le BEÉFP lors de ses examens d'intervention.

La maison Girard est une grande maison québecoise située dans la municipalité rural de L'Isle-Verte. Selon l'histoire locale, elle a été érigée par Louis Bertrand, homme d'affaires prospère de la région, à titre de dot pour sa ville, ce qui situe sa construction vers le milieu des années 1830. Pendant plus de cent ans, elle a servi de maison de ferme, à laquelle fut annexée une cuisine d'été vers le début du siècle. En 1979, la maison fut séparée de sa terre d'origine, puis vendue au gouvernment du Canada. C'est le Service canadien de la faune d'Environnement Canada qui en assure la garde. Au cours de la dernière décennie, la maison a servi de résidence saisonnière et de centre d'interprétation pour le Service canadian de la faune et pour la Société de conservation de L'Isle-Verte. (Voir rapport du BEEFP 86-86.)

Raison de la désignation
La maison Girard a été désignée "reconnu" principalement parce qu'elle constitue un bel exemple de maison québécoise de la vallée du Saint-Laurent.

Elle a servi de maison de ferme à partir du moment de sa construction, dans les années 1830, et ce jusqu'en 1960. Son emplacement, au milieu de terres agricoles ondulées, ainsi que la vue magnifique qu'elle offre sur le fleuve Saint-Laurent lui donnent tout son cachet. Le bâtiment représente un point d'intérêt local important.

Élements caractéristiques
La valeur patrimoniale de la maison Girard tient aux caractéristiques de sa construction tout à fait typiques de ce genre de maison québécoise de la vallée du Saint-Laurent. Pourvue d'une structure de deux étages et demi, bâtie pièces sur pièces, elle présente, sur une grande échelle, toutes les caractéristiques et tous les matériaux traditionnels de ce genre de construction. Parmi ces caractéristiques soulignons notamment l'équilibre et la symétrie de son plan et de ses proportions d'ensemble, le rez-de-chaussée surélevé et la façade équilibrée à cinq baies, le toit à larmier de pente moyenne, la grande galerie à l'avant, la cheminée de briques et la cuisine d'été. Il convient d'accorder un soin particulier à la sauvegarde de ces caractéristiques, et, pour ce fiare, en assurer la solidité, la précision et l'intégrité.

La qualité de la construction et des matériaux, apparente tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la maison ainsi que de son annexe, devrait être mise en évidence au cours d'éventuels travaux. Le bâtiment présente également à l'intérieur de nombreux éléments qui évoquent sont long passé de maison de ferme, notamment ses planchers de madriers et son plafond de plâtre moulé. Ces traits méritent d'être relevés et maintenus.

Le rétablissement des voies traditionnelles de déplacement à l'intérieur de la maison et sur le terrain contribuerait largement à faire ressortir la relation de la maison avec son héritage agricole.

Par exemple, on pourrait remener l'escalier du bâtiment principal à sa place d'origine, et ainsi redonner à l'aménagement de la maison son aspect traditionnel.

La cour avant de la maison sert actuellement de centre d'interprétation extérieur sur les artefacts. Un changement dans l'utilisation de ce terrain, pour une fonction plus en rapport avec sa vocation agricole traditionnelle, serait recommandé. On rehausserait ainsi considérablement la valeur de la propriété.

Étant donné l'association étroite qui existe entre la petite histoire de la maison et le fleuve, et comme l'emplacement du bâtiment a manifestement été choisi en fonction du panorama magnifique qu'on y trouve, il y a lieu de décourager toute érection éventuelle de quelque structure que ce soit qui pourrait obstruer la vue entre la maison et le fleuve.

En général, les principales caractéristiques d'intérêt de la maison Girard peuvent être protégées par des travaux réguliers d'entretien et de réparation, par un chauffage à longueur d'année et par l'adoption de mesures de sécurité contre les incendies et le vandalisme.