Édifice Hope

Édifice fédéral du patrimoine reconnu

Ottawa, Ontario
Entrée principale de l'Édifice Hope , 1985. (© Public Works and Government Services Canada / Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, 1985.)
Entrée principale
(© Public Works and Government Services Canada / Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, 1985.)
Adresse : 61-63, rue Sparks, Ottawa, Ontario

Loi habilitante : La Politique du Conseil du Trésor sur la gestion des biens immobiliers
Date de désignation : 1986-06-06
Dates :
  • 1910 à 1910 (Construction)
  • 1984 à 1984 (Significative)

Événement, Personne, Organisation :
  • James Hope  (Personne)
  • W.E. Nofke  (Architecte)
Ministère gardien Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Référence du rapport BEEFP 85-15
Numero RBIF : 08833 00

Description du lieu patrimonial

L’édifice Hope se dresse sur un terrain étroit du côté nord de la rue Sparks, dans le cœur du quartier des affaires d’Ottawa. Ce bâtiment de neuf étages, à ossature d’acier et dalle de béton, se distingue par ses nombreuses vitres. La façade principale est revêtue de granit et caractérisée par une verticalité prononcée. L’étage supérieur comporte un capuchon travaillé de panneaux de terre cuite émaillée. La désignation se limite au tracé au sol du bâtiment.

Valeur patrimoniale

L’édifice Hope est un édifice fédéral du patrimoine reconnu en raison de son importance historique, de l’intérêt qu’il présente sur le plan architectural et de la place privilégiée qu’il occupe dans son milieu.

Valeur historique
L’édifice Hope est associé au développement commercial de la rue Sparks vers l’ouest, en direction de la rue Bank, au début du XXe siècle. Il a été le premier des immeubles de grande hauteur privés érigés du côté nord de la rue. Libraire et papetier, James Hope a construit le bâtiment principalement pour louer des bureaux à des avocats, des agents immobiliers et d’autres membres de professions libérales. L’édifice combinait une librairie et un immeuble à bureaux consacré principalement à l’édition religieuse comme le laisse supposer son nom, « Bible House ».

Valeur architecturale
Reconnu pour ses qualités esthétiques supérieures, l’édifice Hope est un bâtiment de neuf étages, à ossature d’acier et dalle de béton. L’étroitesse du terrain, combinée à la construction à ossature d’acier, se prête à une très haute fonctionnalité et à un traitement simple de la façade au-dessus du rez-de-chaussée. Cet édifice fonctionnel est caractérisé par la qualité supérieure de l’exécution et des matériaux employés, notamment dans l’entrée en acajou avec accessoires en bronze, les panneaux de terre cuite émaillée du dernier étage et la corniche en bronze couronnée par une statue en terre cuite représentant « l’espoir », une figure allégorique féminine inspirée de la mythologie grecque. Le bâtiment a reçu un prix d’excellence reconnaissant les efforts de réfection du ministère des Travaux publics en 1984.

Valeur environnementale
L’édifice Hope entretient un rapport inchangé avec son emplacement dans le centre commercial historique et s’accorde avec le cadre du quartier commercial où il est situé, et est connu des personnes qui habitent le secteur ou y travaillent et des piétons.

Sources :
Dana Johnson, 19 propriétés fédérales - rue Sparks, édifice Hope, 61-63, rue Sparks, Ottawa (Ontario), Bureau d’examen des édifices fédéraux du patrimoine, rapport de recherche 85-015; Édifice Hope, 61-63, rue Sparks, Ottawa (Ontario), Énoncé de la valeur patrimoniale 85-015.

Éléments caractéristiques

Les éléments qui définissent le caractère de l’édifice Hope, devraient être respectés.

Son esthétique supérieure, sa fonctionnalité et la qualité de l’exécution et des matériaux, c’est-à-dire : la volumétrie haute et étroite de ce bâtiment de neuf étages à façade symétrique; la construction à ossature d’acier et dalle de béton, avec tous les autres murs en brique; les nombreuses vitres et les tympans de bronze de la façade principale; l’élévation donnant sur la rue Sparks, avec son entrée en acajou avec accessoires en bronze et la façade commerciale du rez-de-chaussée, en bronze, verre et granit; le dernier étage avec son capuchon travaillé de panneaux de terre cuite émaillée produits par les ateliers de poterie Doulton de Leeds, en Angleterre; la corniche de bronze surmontée d’une sculpture en terre cuite représentant « l’espoir ».

La façon dont l’édifice Hope entretient un rapport inchangé avec son emplacement, renforce le caractère du centre commercial où il est situé dans le centre-ville d’Ottawa et est un repère familier, c’est-à-dire : le rapport soutenu du bâtiment avec le paysage urbain où il est situé et avec les bâtiments voisins; son design et les matériaux employés qui entretiennent un rapport physique et visuel avec les édifices voisins dans le secteur commercial central du centre-ville d’Ottawa; son emplacement en milieu d’îlot, à côté de la succursale postale, et sa hauteur, qui en fait un bâtiment bien connu de la rue Sparks.

Énoncé de valeur patrimoniale

Avis de non-responsabilité - L'énoncé de valeur patrimoniale a été mis en place par le BEÉFP, afin de clarifier l'objet de la désignation d'un bâtiment fédéral du patrimoine et ce qui confère à l'édifice son importance patrimoniale. Il est donc un document de référence clé pour toute personne impliquée dans un projet d'intervention sur des édifices fédéraux du patrimoine et il est utilisé par le BEÉFP lors de ses examens d'intervention.

L'édifice Hope a été construit en 1910 par Holbrooke et Sutherland, entrepreneurs, et par la Dominion Bridge Co. pour ce qui est de la structure d'acier, selon les plans de W.E. Noffke, un architecte d'Ottawa. Le bâtiment a été désigné « édifice reconnu » parce qu'il constitue un très bon exemple de l'évolution de la collectivité et en raison de sa très bonne conception architecturale.

Historique
Cet édifice est l'un des dix-neuf bâtiments qui bordent le côté nord de la rue Sparks entre les rues Elgin et Bank, un secteur qui depuis au moins les années 1880 constitue le coeur du district des affaires du centre-ville d'Ottawa. L'immeuble a été érigé par le libraire et éditeur d'Ottawa James Hope, pour servir principalement d'immeuble locatif à des avocats, des agents immobiliers et autres membres de professions libérales. M. Hope était un propriétaire foncier de longue date de la rue Sparks. Après s'être défait de deux immeubles antérieurs, il a acheté une étroite parcelle de terrain plus à l'ouest de la rue Sparks et demandé à l'architecte W.E. Noffke d'Ottawa de dessiner un immeuble qui accueillerait une librairie, pour son propre usage, combinée à un immeuble à bureaux consacré principalement à la passion de Hope, l'édition d'oeuvres religieuses. Il devait nommer l'immeuble « Bible House » et commander une statue de l'espoir, une figure allégorique féminine inspirée de la mythologie grecque qui, en plus du jeu de mots avec le nom de son propriétaire (hope-espoir), symbolisait l'espérance que son entreprise contribue à un monde meilleur.

Architecture
Ce bâtiment de neuf étages, à ossature d'acier et dalle de béton, ne mesure que 33 pieds de largeur sur 99 pieds de profondeur. L'étroitesse exceptionnelle du terrain, combinée à la construction avec ossature d'acier, a favorisé un traitement simple de la façade au-dessus du rez-de-chaussée. L'élévation donnant sur la rue Sparks est composée d'une entrée finie en bois d'acajou avec garnitures de bronze desservant les étages supérieurs, et d'une façade commerciale combinant le bronze, le verre et le granit avec des tympans de bronze. Le dernier étage comporte un couronnement composé de plaques de terre cuite émaillées, produites par les ateliers de poterie Doulton de Leeds (Angleterre), et une corniche de bronze surmontée d'une sculpture de terre cuite représentant l'espoir. Tous les autres murs sont en brique.

Environnement
Bien en évidence à côté de la succursale postale, l'édifice Hope est le premier des immeubles en hauteur à propriété privée situés du côté nord de la rue Sparks. Sa grande hauteur relativement à sa largeur, son emplacement (à équidistance des rues transversales) et l'étroitesse de la rue Sparks font qu'il est difficile de le percevoir en perspective; mais le maintien de son utilisation à titre de librairie importante contribue à en faire un point d'intérêt local familier. Pour la Ville, il s'agit d'un bâtiment d'intérêt patrimonial, qui a reçu, par surcroît, un prix d'excellence pour souligner les travaux de réfection de TPC en 1984.