Phare

Édifice fédéral du patrimoine reconnu

Percé, Québec
Vue détaillée du phare, qui montre la galerie avec son garde-fou en métal peint et sa lanterne en métal rouge à plusieurs faces coiffée d’un capot de cheminée décoratif et d’un ventilateur, 1980. © Canadian Coast Guard / Garde côtière canadienne, 1980.
Vue détaillée
© Canadian Coast Guard / Garde côtière canadienne, 1980.
Vue générale du phare, qui montre la tour octogonale évasée de hauteur moyenne, avec sa base moulée et sa corniche évasée, 1980. © Canadian Coast Guard / Garde côtière canadienne, 1980.Vue détaillée du phare, qui montre l’entrée surmontée d’un fronton et la porte en retrait, 1980. © Canadian Coast Guard / Garde côtière canadienne, 1980.Vue détaillée du phare, qui montre la galerie avec son garde-fou en métal peint et sa lanterne en métal rouge à plusieurs faces coiffée d’un capot de cheminée décoratif et d’un ventilateur, 1980. © Canadian Coast Guard / Garde côtière canadienne, 1980.
Adresse : Station de phare de Cap-d'Espoir, Percé, Québec

Loi habilitante : La Politique du Conseil du Trésor sur la gestion des biens immobiliers
Date de désignation : 1988-11-03
Dates :
  • 1939 à 1939 (Construction)

Ministère gardien Pêches et Océans Canada
Référence du rapport BEEFP 87-095
Numero RBIF : 05139 00

Description du lieu patrimonial

Le phare de Cap-d’Espoir fait partie d’une station de phare située à la limite de la côte gaspésienne. Ce phare en béton armé de style classique est une structure à la fois élégante et pittoresque. Il s’agit essentiellement d’une tour octogonale avec une base moulée et une corniche évasée. Une galerie surmonte la tour sur laquelle repose une lanterne en métal rouge à plusieurs côtés qui est coiffée d’un capot de cheminée décoratif et d’un ventilateur. La porte en retrait et les fenêtres, dont la base est en retrait et qui sont surmontées d’un fronton, ajoutent un élément d’ornementation à cette structure fonctionnelle. La désignation se limite au tracé au sol du bâtiment.

Valeur patrimoniale

Le phare est un édifice fédéral du patrimoine reconnu en raison de son importance historique, de l’intérêt qu’il présente sur le plan architectural et de la place privilégiée qu’il occupe dans son milieu.

Valeur historique
Le phare compte parmi plusieurs phares de la côte gaspésienne qui sont associés à l’amélioration du système de navigation du Canada dans les années 1930. L’actuelle structure en béton a été érigée pour remplacer une tour en bois de construction plus ancienne.

Valeur architecturale
La valeur du phare découle de sa conception esthétique. Il est représentatif d’une tour de style classique qui présente les trois éléments du style : la base, le fût et le chapiteau. L’empreinte octogonale est largement responsable de la grâce et de l’esthétisme de la structure. La composition élémentaire est complétée par des détails classiques simples qui témoignent de la qualité de l’exécution. La valeur de la tour découle aussi de la simplicité de sa conception en béton armé, qui est également très fonctionnelle.

Valeur environnementale
Le phare renforce le caractère maritime pittoresque actuel de la station de phare où il est situé. Il constitue un repère familier dans le secteur.

Sources : Martha Phemister, phare de Cap-d’Espoir, village de Cap-d’Espoir, Gaspésie (Québec), Bureau d’examen des édifices fédéraux du patrimoine, rapport de recherche, 87-095; Phare de Cap-d’Espoir, Cap-d’Espoir, Gaspésie (Québec), Énoncé de la valeur patrimoniale, 87-095.

Éléments caractéristiques

Les éléments qui définissent le caractère du phare devraient être respectés.

Ses très belles qualités esthétiques, sa conception très fonctionnelle et la qualité de l’exécution et des matériaux, c’est-à-dire : la tour octogonale évasée de hauteur moyenne, avec sa base moulée et sa corniche évasée; la construction en béton armé; la galerie avec son garde-fou en métal peint et sa lanterne en métal rouge à plusieurs faces coiffée d’un capot de cheminée décoratif et d’un ventilateur; l’entrée surmontée d’un fronton et la porte en retrait; les fenêtres à carreaux multiples, dont la base est en retrait et qui sont surmontées d’un linteau en forme de fronton pour faciliter l’écoulement de l’eau; le choix des couleurs, soit le rouge et le blanc.

La façon dont le phare renforce le caractère maritime pittoresque actuel de la station de phare où il est situé et est un repère connu, c’est-à-dire : son échelle générale et élégante, sa volumétrie, son groupement, son style et les matériaux employés, qui s’harmonisent avec les autres bâtiments de la station et le paysage côtier; son rôle évident comme balise maritime.

Énoncé de valeur patrimoniale

Avis de non-responsabilité - L'énoncé de valeur patrimoniale a été mis en place par le BEÉFP, afin de clarifier l'objet de la désignation d'un bâtiment fédéral du patrimoine et ce qui confère à l'édifice son importance patrimoniale. Il est donc un document de référence clé pour toute personne impliquée dans un projet d'intervention sur des édifices fédéraux du patrimoine et il est utilisé par le BEÉFP lors de ses examens d'intervention.

Le phare de Cap d'Espoir a été construit en 1939 sur l'emplacement d'une ancienne tour en bois. Ses plans sont l'oeuvre du Engineering Office, Marine Section of the Department of Transport. La Garde côtière canadienne, qui relève de Transports Canada, est chargée d'en assurer la garde. (Voir le rapport du BEEFP 87-95.)

Raison de la désignation

Le phare a été inscrit sur la liste des édifices reconnus parce qu'il fait partie d'un ensemble important de phares construits le long de la côte gaspésienne. Il est associé aux travaux d'amélioration du réseau de navigation au Canada dans les années 1930 et il constitue un exemple représentatif d'un phare en béton armé classique, fonctionnel et bien exécuté. Le phare est le deuxième édifice bâti sur cet emplacement.

Éléments caractéristiques

La valeur patrimoniale du phare réside dans sa conception classique, sa construction en béton armé et sa situation.

Simple structure en béton armé, le phare de Cap d'Espoir est bien proportionné et comprend les trois éléments classiques : une base, une colonne et un chapiteau. Son plan octogonal contribue à lui donner grâce et esthétisme.

De sa base moulée à sa corniche évasée, le phare est un bel exemple net d'un édifice du genre. Sa composition élémentaire est complétée par des détails classiques simples : entrée à fronton, fenêtrage, chapiteau évasé, base moulée. Ces détails sont discrets et bien exécutés.

La situation du phare sur une pointe dénudée, pratiquement entourée d'escarpements, accentue le caractère maritime et accidenté des lieux.

Même si de nombreux bâtiments ont été construits puis détruits à Cap d'Espoir, le peu d'espace a contribué à faire de la station de phare un assemblage serré de bâtiments. Cette tradition devrait être maintenue.