Succursale postale B

Édifice fédéral du patrimoine classé

Ottawa, Ontario
Image historique de la succursale postale B,  1940. © Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1940.
Photo extérieure
© Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1940.
Image historique de la succursale postale B,  1940. © Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1940.Vue du bâtiment de la Place de la Confédération © Parks Canada (HRS) / Parcs Canada, 1989
Adresse : 47-59, rue Sparks, Lieu historique national du Canada de la Place-de-la-Confédération, Ottawa, Ontario

Loi habilitante : La Politique du Conseil du Trésor sur la gestion des biens immobiliers
Date de désignation : 1986-06-06
Dates :
  • 1938 à 1939 (Construction)

Événement, Personne, Organisation :
  • W.E. Noffke  (Architecte)
Autre nom(s):
  • Succursale postale B, bureau de poste central  (Nom de la désignation)
Ministère gardien Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Référence du rapport BEEFP 85-14
Numero RBIF : 08833 00

Description du lieu patrimonial

La succursale postale B, aussi connu sous le nom bureau de poste central, est un bâtiment de huit étages situé dans le lieu historique national du Canada de la Place-de-la-Confédération à Ottawa. D’inspiration classique, la hauteur de ses corniches et le rythme de ses travées reproduisent ceux de l’éminent Bureau du Premier ministre et Conseil privé voisin. La succursale postale B est construit en pierre lisse et coiffée d’un toit en cuivre de style Château et deux lions en pierre gardent d’imposantes portes en bronze. Ses façades se distinguent par une composition alliant la régularité classique avec les surfaces lisses typiques de la sensibilité Art déco. La désignation se limite au tracé au sol du bâtiment.

Valeur patrimoniale

La succursale postale B est un édifice fédéral du patrimoine classé en raison de son importance historique, et de ses valeurs architecturales et environnementales.

Valeur historique
Construite entre 1938 et 1939 dans le cadre de la revitalisation de la Place de la Confédération, la succursale postale B faisait originalement office de sous-station postale. Elle est associée aux célébrations du Jubilé de diamant de la Confédération qui ont eu lieu en 1927; à cette occasion, le gouvernement avait lancé un vaste projet de revitalisation du centre-ville d’Ottawa. Ce nouveau bureau de poste a revêtu une importance capitale dans le processus de réaménagement de l’extrémité est du quartier d’affaires du centre-ville d’Ottawa, et il est devenu le plus important centre de services postaux desservant les clients du cœur du centre-ville.

Valeur architecturale
La succursale postale B illustre très bien les styles classique et château, couramment utilisés dans les édifices publics des années 1930. Le choix de la toiture du bâtiment découle de l’opinion politique qui avait une préférence marquée pour les grands toits de cuivre, surtout de style château alors que le revêtement de pierre lisse de l’édifice et son style épuré témoignent de la simplicité propre au classicisme du début du XXe siècle. Sa très bonne conception fonctionnelle trouve écho dans l’excellente qualité de l’exécution et des matériaux utilisés pour l’extérieur ainsi que dans la richesse du décor des espaces publics intérieurs. Cet édifice demeure l’une des meilleures réalisations de l’œuvre de l’architecte W.E. Noffke.

Valeur environnementale
La succursale postale B constitue une œuvre architecturale importante et créative qui contribue beaucoup au caractère de la Place de la Confédération et du mail de la rue Sparks. Les liens historiques qui unissent cet édifice à son cadre urbain environnant sont demeurés intacts et contribuent à en faire le fondement du caractère actuel du voisinage. Puisqu’il s’agit du plus ancien édifice fédéral d’Ottawa desservant les résidents locaux et qu’il fait partie du lieu historique national du Canada de la Place-de-la-Confédération, il représente un point d’intérêt très bien connu, aussi bien dans la ville que dans l’ensemble du Canada.

Sources : Succursale postale B, 47-59 rue Sparks, Ottawa, Ontario, Bureau d’examen des édifices fédéraux du patrimoine, rapport 85-014; Succursale postale B, 47-59 rue Sparks, Ottawa, Ontario, Énoncé de la valeur patrimoniale, 85-014.

Éléments caractéristiques

Les éléments qui définissent le caractère de la succursale postale B devraient être respectés.

Les très bonnes qualités esthétiques et sa conception fonctionnelle, ainsi que l’excellente qualité de son exécution et des matériaux, qui se reflètent dans : sa volumétrie de huit étages à charpente en acier, recouverte de calcaire de Queenston et édifiée sur une base de granite noir; son toit de cuivre à pentes abruptes percé de lucarnes, de style château; son revêtement de pierre lisse, très dépouillé; la grande quantité d’ornements classiques qu’on remarque dans ses éléments sculptés, notamment les armoiries royales qui surmontent l’entrée principale, les armoiries provinciales sur les pourtours et les lions de chacune des entrées; ses éléments de style Beaux-Arts, notamment ses colonnades, sa façade principale de pierre rustiquée et la division tripartite traditionnelle de l’élévation, qui comprend la base, l’étage noble et l’entablement; la richesse du décor de ses espaces publics à l’intérieur.

La façon dont la succursale postale B incarne le fondement du caractère actuel de son cadre urbain et constitue un point d’intérêt architectural et patrimonial, c’est-à-dire : son emplacement au sein du lieu historique national du Canada de la Place-de-la-Confédération et à l’entrée est du mail piétonnier de la rue Sparks; sa conception, sa fonction et son emplacement, qui en font un point d’intérêt très familier à Ottawa pour les résidents et les visiteurs.

Énoncé de valeur patrimoniale

Avis de non-responsabilité - L'énoncé de valeur patrimoniale a été mis en place par le BEÉFP, afin de clarifier l'objet de la désignation d'un bâtiment fédéral du patrimoine et ce qui confère à l'édifice son importance patrimoniale. Il est donc un document de référence clé pour toute personne impliquée dans un projet d'intervention sur des édifices fédéraux du patrimoine et il est utilisé par le BEÉFP lors de ses examens d'intervention.

La succursale postale B d'Ottawa a été construite en 1938-39 sur des plans de l'architecte local W.E. Noffke. En 1984, la Commission des lieux et monuments historiques lui a conféré, ainsi qu'à d'autres édifices entourant la place de la Confédération, une importance historique et architecturale à l'échelle nationale. L'immeuble appartient au ministère des Travaux public. Voir le rapport 85-14 du BEEFP.

Raison de la désignation
En juin 1986, la succursale postale B a été classée à cause de son importance et de sa créativité architecturale et parce qu'elle contribue nettement au caractère de la place de la Confédération et du mail de la rue Sparks.

En dessinant la succursale postale B, W.E. Noffke, architecte renommé d'Ottawa, a trouvé une élégante réponse aux exigences du programme de symbolisation. Le gouvernement de l'époque considérait cet immeuble comme sa principale contribution à la création toute récente de la place de la Confédération. La hauteur des corniches, et, dans une certaine mesure, le rythme de ses baies, obéissent à ceux du Bureau du Premier ministre et du Conseil privé, qui est tout proche; le toit a été imposé par une préférence politique allant au style château, ou au moins aux vastes toits de cuivre. Noffke a intégré ces éléments incontournables dans une composition qui allie la régularité classique au traitement lisse de surface typique de la sensibilité Art déco. L'immeuble constitue un exemple parfaitement convaincant de la belle manière architecturale.

La succursale postale B devait être le point de départ d'une enfilade d'immeubles construite sur la rue Elgin, et allant jusqu'à l'avenue Laurier. L'Hôtel Lord Elgin est une réponse directe à cette volonté; l'édifice Lorne et le Haut Commissariat de Grande-Bretagne reflètent moins directement cette intention. La succursale B tient bien sa place à l'entrée du mail de la rue Sparks.

Éléments caractéristiques
L'ensemble des façades visibles et des toits de l'édifice, avec ses portes et fenêtres, sa ferronnerie et ses accessoires et, évidemment, les lions qui gardent ses portes, est essentiel à sa valeur patrimoniale. Il est vraisemblable que toute modification de ces éléments affecterait gravement l'ensemble.

Les salles publiques de l'intérieur portaient à l'origine des revêtements dont la richesse des matériaux et de l'ornementation répondait à sa vocation. Les qualités de cet espace ont été érodées au fil des temps par une série de petites modifications. Il serait bon que ce processus soit maintenant renversé.
C'est en gardant à l'immeuble sa vocation de bureau de poste qu'on pourrait le mieux préserver sa valeur architecturale et sociale.