Cette semaine en histoire

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Halifax aménage un grand jardin

Semaine du lundi le 26 août 2013

Le 31 août 1836, la Nova Scotia Horticultural Society (NSHS) présente un rapport pour convaincre les élus municipaux et les résidents d’Halifax - ou Haligoniens - de la nécessité d'aménager un jardin public dans leur ville. À l'époque, aucun endroit en Nouvelle-Écosse n'est consacré à la culture de plantes et de fleurs rares.

Vue aérienne des Jardins publics d’Halifax
© The Friends of the Public Gardens, Jardins publics d’Halifax
Dans son rapport, la NSHS avance trois raisons pour justifier le projet qu'elle préconise. Elle voit notamment dans un jardin publique un moyen d'appuyer la bonne santé de la population en procurant un espace ouvert dont pourraient profiter les familles. Elle fait valoir aussi que de magnifiques agencements de plantes ne pourraient que rendre la ville plus belle et constitueraient un sujet de discussion intéressant pour les résidents et, enfin, qu’un joli jardin mettrait en valeur la beauté des lieux et nourrirait la fierté civique et le sentiment d'appartenance locale, puisque cette oasis de beauté serait l’envie des autres régions.

La NSHS gagne sa cause et se voit octroyer un terrain de 5,5 acres dans le centre-ville d’Halifax. C'est donc là qu'elle crée les jardins de la NSHS.

En 1866, l'administration municipale aménage un second jardin public, plus petit, à côté des jardins de la NSHS. Un an plus tard, les deux jardins sont combinés pour former les Jardins publics d’Halifax. Avec le temps, ceux-ci ont pris de l’expansion et occupent maintenant 16 acres.

Paysage victorien des Jardins publics de Halifax
© Parcs Canada/1992

Les Jardins publics d’Halifax, leurs sentiers sinueux, leur découpage en volute et leurs massifs de fleurs ont été conçus par le jardinier-paysagiste Richard Power. Véritables œuvres victoriennes, ils sont dotés de plusieurs fontaines et urnes ornementales, d’un pavillon de musique, de plusieurs statues, de deux ponts décoratifs en béton et d’une clôture en fer forgé élaborée, qui étaient tous en place à la fin du 19e siècle. À la fin des années 1870, plus de 100 différentes espèces d’arbres et de plantes poussaient dans ces jardins.

Situés au cœur de la ville, les Jardins publics d’Halifax sont l’un des rares exemples de jardins victoriens encore en existance au Canada. En raison de leur beauté et de leur rareté, les Jardins publics d’Halifax ont été désignés lieu historique national en 1983.

Pour en savoir plus sur les jardins botaniques du Canada, consultez les pages suivants dans les archives de Cette semaine en histoire : Le paradis dElsie Reford, Le jardin botanique de Montréal, Une mosaïque de paysages à Victoria! et Carrefour de la nature et de la culture.

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