Cette semaine en histoire

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Bleu, blanc, rouge... avec une étoile en prime!

Semaine du lundi le 12 août 2013

Le 16 août 1884, le drapeau acadien est hissé pour la première fois devant l'église de Miscouche (Île-du-Prince-Edouard). Il y flotte toujours 129 ans plus tard !

Le premier tricolore étoilé
© Collection Musée acadien de l’Université de Moncton

Le pavillon tricolore est adopté le 15 août 1884, à l’occasion du deuxième congrès national acadien. C'est lors de son premier congrès en 1881 (Memramcook, N.-B.) que le peuple acadien avait fixé la date de sa fête patronale (15 août). En 1884, il confirme son hymne national (Ave Maris Stella) et son drapeau identitaire. L’abbé Marcel-François Richard (1847-1915), prêtre, éducateur et figure de proue du mouvement acadien, est associé au choix de chacun de ces symboles.

Pendant quelques décennies, le drapeau aux couleurs de la France révolutionnaire ne fait pas l’unanimité parmi les Acadiens. Un autre drapeau, orné celui-là de la fleur de lys, est proposé pour symboliser la France de l'Ancien Régime. Néanmoins, le bleu-blanc-rouge étoilé perdure «comme marque distinctive de la nationalité acadienne», selon les désirs de l’abbé Richard. 

Statue d’Évangéline à Grand-Pré
© Parcs Canada / C. Reardon / 2003

Le drapeau bleu-blanc-rouge rappelle celui de la France. Il présente donc les Acadiens comme enfants de ce pays, à une petite différence près: l'étoile dorée fichée dans le coin supérieur gauche du drapeau. Elle souligne la différence entre les Acadiens et les Français et honore la Sainte Vierge, la patronne du peuple acadien. En effet, cette étoile est celle de Marie, la Stella Maris. La couleur papale de l’étoile souligne l’attachement des Acadiens à l’Église.

La fête nationale, le drapeau et l’hymne ont grandement contribué à l’émergence et à l’expression du sentiment national acadien, au même titre que le poème Évangéline de Longfellow (1847).

Monsignor Marcel-François Richard a été désigné personne d’importance nationale en 2004. Une plaque installée dans son village de Saint-Louis-de-Kent commémore les 40 années qu'il a consacré à travailler pour cultiver la fierté nationale du peuple acadien. On se souvient aussi de lui pour les établissements scolaires qu'il a fondé et sa volonté de contrecarrer l’exode acadien vers les États-Unis.

Pour en savoir plus sur les Acadiens, consultez les pages Le retour des Acadiens et Fête nationale des Acadiens dans les archives de Cette semaine en histoire.

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