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La défense de York

Semaine du lundi le 22 avril 2013

Le 27 avril 1813, en pleine guerre de 1812, les troupes britanniques sont incapables de défendre la ville de York (aujourd’hui Toronto, en Ontario). Ce jour-là, environ 1 700 soldats américains, voyageant à bord de bâtiments de la marine américaine, prennent d'assaut les rives du lac Ontario, non loin de l'emplacement actuel de la plage de Sunnyside. Ils ont raison des défenseurs britanniques et s’emparent du fort, de la ville et du chantier naval.

Arrivée de la flotte américaine avant la prise de York
© Owen Staples / 1914
Un petit groupe de guerriers des Premières Nations, dirigé par le major britannique James Givins, affronte la première vague de soldats américains. Le commodore Isaac Chauncey, commandant de l’escadron américain, veut accoster près de l’ancien fort français Rouille (aujourd’hui situé sur les terrains de l’Exposition nationale canadienne), mais les vents contraires poussent la flotte vers l’ouest. Lorsque les Américains débarquent, les guerriers de Givins, appuyés par les soldats du 8e Régiment, livrent une rude bataille, mais ils sont écrasés par les soldats ennemis supérieurs en nombre.

Les Britanniques se replient à la batterie ouest du fort, mais la catastrophe frappe. Le magasin mobile de la batterie explose accidentellement, décimant du coup une partie du 8e Régiment. Lorsque les troupes américaines avancent sur la côte et bombardent le fort, le major-général britannique sir Roger Sheaffe se rend à l’évidence: ses forces régulières sont trop peu nombreuses pour défendre la ville. Il bat en retraite vers Kingston avec ses hommes, mais donne l’ordre de faire exploser le magasin du fort avant de partir. 

Gravure illustrant la mort du général Pike
Auteur inconnu

Le brigadier-général Zebulon Pike, à la tête des forces américaines fraîchement débarquées, croit que les Britanniques sont encore dans le fort et déploie ses troupes dans les environs. Soudain, le magasin explose et des tonnes de terre, de pierre, de morceaux de bois et de débris tombent sur eux. L’explosion inflige une blessure mortelle à Pike, tue 38 soldats américains et en blesse 222 autres. Après l’explosion, le major-général américain Henry Dearborn se rend à la rame jusqu’à la côte pour négocier la capitulation de York. Les Américains occupent York pendant six jours, libèrent des prisonniers, pillent la ville et mettent le feu au parlement provincial et à d’autres édifices publics.

Pour les Britanniques, la bataille de York est une défaite dévastatrice. En plus de la destruction du fort York et de l’incendie d’un nouveau bateau dans le chantier naval, les Britanniques ont perdu de précieux approvisionnements navals destinés à l’escadron du lac Érié. Par conséquent, lorsque le capitaine britannique Robert Barclay s’engage dans la bataille du lac Érié en septembre 1813, les troupes britanniques sont grandement désavantagées par rapport aux troupes américaines. La défense de York a été désignée un événement d’importance historique nationale en 1924.

Cette année, nous commémorons le bicentenaire de la guerre de 1812. Lisez d’autres récits de cette guerre, comme Sir John Harvey, soldat et pacificateurLe fort Érié : reconstruit trois fois! et L’échec des troupes américaines à Frenchman’s Creek dans les archives de Cette semaine en histoire. Des activités commémoratives ont lieu partout au Canada. Pour obtenir en savoir plus sur la guerre de 1812, visitez la page Commémoration de la guerre de 1812 dans le site Web de Parcs Canada.

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