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L’échec des troupes américaines à Frenchman’s Creek

Semaine du lundi le 26 novembre 2012

Le 28 novembre 1812, durant la guerre de 1812 qui oppose Américains et Britanniques, les Américains attaquent la région canadienne du Niagara dans l’espoir de neutraliser l’artillerie britannique, de détruire un pont et ainsi retarder l’arrivée de renforts et, ultimement, de capturer le fort Érié. Ils sont cependant repoussés par les forces locales.

Uniforme du 100e Régiment de la garde à pied, 1812-1814
© Bibliothèque et Archives Canada/ Frederick M. Milner / 1937-441 / vers 1915-1916
Pour assurer la victoire des forces américaines, le général de brigade Alexander Smyth assemble une armée d’environ 3000 hommes à Black Rock (aujourd’hui la ville de Buffalo), près de la rivière Niagara. Tôt le 28 novembre, 7 des 11 bateaux dépêchés, qui transportent deux détachements, accostent. Le premier détachement, dirigé par le capitaine William King, doit attaquer et neutraliser une batterie de cannons britanniques située face à Black Rock sur la rive canadienne. Le second détachement, commandé par le colonel Charles Boerstler, a pour mission de détruire le pont à Frenchman’s Creek. Si ce pont qui enjambe le ruisseau Frenchman, un affluent du Niagara, est démoli, le Fort Érié sera coupé de renforts en provenance de Chippawa, et les Américains pourront le prendre d’assaut.

Mais la confusion s’installe dès le débarquement des bateaux. En effet, une résistance composée de l’armée régulière britannique, de la milice du Haut-Canada des comptés de Lincoln et de Norfolk et, plus tard, de guerriers des Premières nations, avait eu vent de l’attaque et était prête pour l’arrivée des Américains. Les Américains, supérieur en nombre, ont toutefois raisons de leurs ennemis et saisissent la batterie. Les hommes du détachement du colonel Boerstler, quant à eux, se rendent au pont de Frenchman’s Creek mais constatent qu’ils ont oublié leurs haches dans le bateau. Ils ne peuvent donc qu’infliger des dommages superficiels au pont. À l’aube, les renforts britanniques arrivent de Chippawa et du fort Érié et contre-attaquent, forçant les envahisseurs à se replier et à abandonner les batteries capturées. 

Carte des affrontements militaires survenus  en 1812
 © Gavin Watt / Fort George Education Programs

Les troupes américaines s’emprèssent d’embarquer dans leurs bateaux et de quitter la rive canadienne Dans la mêlée, des soldats sont abandonnés sur la rive et capturés. De plus, deux bateaux sont coulés par l’artillerie britannique. L’affrontement s’avère donc un échec sur toute la ligne pour les Américains : ils y perdent des hommes sans avoir causé de réels dommages au pont. L’armée américaine est désorganisée et démoralisée. Cette escarmouche sera la dernière offensive qu'elle lancera au Niagara en 1812.

Le lieu historique national de Frenchman’s Creek a été désigné en 1921 pour reconnaître que cette victoire britannique a chassé les forces américaines de la rive du Niagara et les a découragées d’y retourner durant l’année 1812.

L’année 2012 marque le bicentenaire de la guerre de 1812. Pour en savoir plus sur la guerre de 1812, lisez les articles Les Britanniques perdent du terrain, Les Américains capturent le fort George, Victoire au fort Détroit!, Mort d’un guerrier, La bataille de Lacolle, La mort de Laura Secord, La naissance de sir Isaac Brock et Le fort Érié : reconstruit trois fois! dans les archives de Cette semaine en histoire.

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