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Louis-Philippe Hébert, sculpteur

Semaine du lundi le 23 janvier 2012

Le 27 janvier 1850, Louis-Philippe Hébert voit le jour à Sainte-Sophie-d’Halifax (Sainte-Sophie-de-Mégantic), au Québec. Au cours de sa carrière, cet artiste prolifique de grand talent s'impose comme chef de file dans le domaine de la sculpture et des monuments commémoratifs.

Louis-Philippe Hébert
© William Notman & Son / vers 1898

Passionné de sculpture dès son jeune âge, Louis-Philippe se tourne vers cet art à la suite d’un court séjour à Rome, où il visite des églises et des musées. À 22 ans, il débute son apprentissage auprès d’Adolphe Rho, puis pendant six ans, il consolide sa formation à l’atelier du célèbre peintre Napoléon Bourassa ainsi qu’à l’école du Conseil des arts et manufactures de la province de Québec.

En 1875, Louis-Philippe Hébert collabore, sous la direction de Bourassa, au décor de la chapelle Notre-Dame-de-Lourdes à Montréal. Maintenant à son compte en 1879, il reçoit une commande d’une soixantaine d’œuvres sur bois destinées à décorer la cathédrale Notre-Dame d’Ottawa.

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Génie ailé du Monument à Édouard VII, square Phillips, Montréal
© Jean Gagnon / 2009

Délaissant le bois pour le bronze, Hébert reçoit, en 1880, une commande pour réaliser la première statue publique à l’effigie d’une personnalité canadienne, le lieutenant-colonel Charles-Michel d’Irumberry de Salaberry. Puis, il remporte, en 1882, un concours international pour un monument à sir George-Étienne Cartier destiné à la Colline parlementaire à Ottawa. Quatre ans plus tard, on lui commande dix autres statues pour décorer le palais législatif de Québec. Cette dernière commande comprend un séjour payé à Paris pour examiner l’œuvre de grands artistes et perfectionner son art.

La France plaît énormément à Hébert qui y retourne à plusieurs reprises et s’y installe pendant quelques années avec sa famille. Bien qu’il partage son temps entre la France et le Canada entre 1887 et 1914, Louis-Philippe Hébert fut maintes fois décoré pour son œuvre comptant de nombreuses statues en bois et en bronze et concevoir et produire plusieurs monuments. En 1913-1914, il inaugure trois monuments publics importants qui couronnent sa carrière, celui de Marie-Madeleine Jarret de Verchères à Verchères, celui à Édouard VII à Montréal et le Boer War Memorial à Calgary.

Maintes fois décorée, son œuvre compte de nombreuses statues et statuettes de bois et de bronze, des bustes ainsi qu’une cinquantaine de monuments commémoratifs et funéraires. Membre de l’Académie royale des Arts du Canada dès 1880, Louis-Philippe Hébert reçoit la médaille de la Confédération du Canada et plusieurs autres prix prestigieux internationaux accordés par la France, l’Angleterre et l’Italie. Plusieurs de ses œuvres ont été présentées dans le cadre de six expositions internationales.

Louis-Philippe Hébert, reconnu comme le « premier statuaire commémoratif canadien», a été désigné personne d’importance historique nationale en raison de sa contribution au domaine artistique canadien. On peut toujours admirer ses statues en bois à la Basilique Catholique Notre-Dame d'Ottawa, un lieu historique national.

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