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Sir John William Dawson : un homme voué à l’éducation de qualité

Semaine du lundi le 10 octobre 2011

Le 13 octobre 1820, John William Dawson naît à Pictou, en Nouvelle-Écosse. Bien qu’il soit reconnu mondialement pour ses talents de paléontologue et de géologue, la passion de Dawson est sans aucun doute l’éducation. Recteur de l’Université McGill pendant près de 40 ans (1855-1893), il joue un rôle majeur dans la transformation de ce collège provincial en une université de prestige.

Sir J. William Dawson, Montréal, QC, 1874/ William Notman 
© Musée McCord, I-99564  

En 1842, après avoir recontré Charles Lyell, le père de la géologie, Dawson décide de faire ses études à l’Université d’Édimbourg, en Écosse. De retour au Canada en 1847, ce géologue enthousiaste et talentueux s’intéresse aux problèmes de l’éducation dans les régions rurales. Dawson se voit alors offrir le poste de surintendant de l’enseignement de la Nouvelle-Écosse, poste qu’il occupe jusqu’en 1852. À ce titre, Dawson est à l’origine de la formation d’associations d’enseignants, de programmes d’études uniformisés et de forums d’enseignants où les éducateurs peuvent recevoir une formation qui fait cruellement défaut à l’échelle locale. Il contribue en outre à l’avancement de l’enseignement des sciences en Nouvelle-Écosse et rédige même des manuels scolaires quand ceux-ci font défaut!

Dawson est aussi un incroyable vecteur de changement à l’Université McGill. Pourtant, il est venu près d’obtenir une chaire à l’Université d’Édimbourg et de ne jamais mettre les pieds sur le campus de McGill! C’est finalement un autre chercheur qui avait exercé des pressions qui décroche le poste, ce qui amène Dawson à accepter la direction de McGill en 1855, même s'il n'a jamais mis les pieds à Montréal auparavant. À son arrivée à titre de 5e recteur de McGill, il découvre « deux pâtés d’immeubles… grossiers, en ruine, au milieu d’une jungle de débris laissés par les excavatrices et les maçons, et envahie par la mauvaise herbe et les buissons ». 

Partie de hockey à l’Université McGill en 1884
© Alexander Henderson / Bibliothèque et Archives Canada / C-0081683

Dawson fait alors preuve d’une détermination et d’un dévouement hors du commun et obtient du financement pour relancer McGill. Une décennie après son entrée en fonction comme recteur, McGill passe d’un établissement en ruine, où sont inscrits une quinzaine d’étudiants en art, à une institution florissante et prestigieuse, reconnue dans tout l’est de l’Amérique du Nord et qui accueille plus d’un millier d’étudiants du premier cycle. Cette réussite est en partie attribuable à l’école normale de McGill, que Dawson fait construire et qu’il administre pour assurer la relève du corps professoral de l’université. Autre innovation importante : l’ouverture en 1882 du Musée Redpath, qui demeure un bâtiment phare du campus du centre-ville.

Dawson est aussi à l’origine de la création de la Société royale du Canada, qui rassemble des intellectuels anglophones et francophones du monde des arts, de la littérature et des sciences. Il est d’ailleurs le premier président de la Société royale en 1882. Deux ans plus tard, le 11 septembre 1884, Dawson est fait chevalier pour sa contribution à la science et aux Sociétés royales du Canada et de la Grande-Bretagne.

Sir John William Dawson, en l'honneur de qui le pavillon Dawson de l’Université McGill, a été nommé personne d’importance historique nationale en 1943 en reconnaissance de ses réalisations à titre d’administrateur d’université, de géologue et de paléontologue.

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