Cette semaine en histoire

Archives

Célébration de la Journée internationale de l’alphabétisation

Semaine du lundi le 5 septembre 2011

Le 8 septembre 1966, on célèbre pour la première fois la Journée internationale de l’alphabétisation. En novembre de l’année précédente, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a designé cette date la Journée internationale de l’alphabétisation. De nos jours, l’occasion nous rappelle que 798 millions d’adultes et 131 millions de jeunes dans le monde, dont la majorité est de sexe féminin, ne maîtrisent pas les compétences de base en lecture, en écriture et en calcul.

Enfants sud-africains apprenant à lire
© GreaterGood South Africa
L’alphabétisation est le fondement de la campagne « Éducation pour tous » de l’ONU qui appuie l’égalité des sexes, l’éducation pour des emplois mieux rémunérés et l’éducation pour les générations futures. L’UNESCO a récemment lancé le livre L’Alphabet de l’espoir, une anthologie d’œuvres d’écrivains célèbres sur la scène mondiale, dont la Canadienne Margaret Atwood, comme moyen de sensibilisation à l’importance de l’alphabétisation.

Au Canada, des programmes d’alphabétisation qui vont au-delà du système scolaire traditionnel existent depuis longtemps. Parmi les organisations qui offrent de tels programmes, mentionnons notamment, ABC Life Literacy Canada, le Canadian Literacy and Learning Network, le Bureau de l’alphabétisation et des compétences essentielles du gouvernement du Canada, la campagne destinée aux enfants Raise-a-Reader de Postmedia, World Literacy Canada, ainsi qu’un certain nombre de programmes familiaux d’alphabétisation dans l’ensemble du pays.

Le Collège Frontière est sans doute le plus ancien organisme d’alphabétisation. Pionnier dans le domaine de l’éducation des adultes, le Collège Frontière voit le jour en 1899 sous le nom de Canadian Reading Association, le seul organisme national non confessionnel offrant des services éducatifs aux travailleurs dans les régions éloignées du Canada. L’organisme envoyait des « travailleurs-enseignants » dans les camps de bûcherons, de mineurs et de cheminots du pays, où ils travaillaient le jour et enseignaient le soir aux autres travailleurs. Aujourd’hui, cet organisme d’alphabétisation repose sur un réseau de bénévoles qui dispensent leur enseignement aux adultes en milieu de travail, aux jeunes de la rue, aux détenus, aux handicapés et aux nouveaux arrivants au Canada. 

Salle de classe du Collège Frontière, 1912
© Bibliothèque et Archives Canada / PA-061766

Un certain nombre d’événements, de personnages et de lieux historiques sont associés à l’avancement de l’alphabétisation au Canada, notamment le Collège Frontière, désigné événement d’importance historique nationale en 1991. L’Académie St. Ann’s, l’Académie de Pictou et l’école Craigflower, la plus ancienne école de l’Ouest canadien, ont quant à eux été désignés lieux historiques nationaux. Des éducateurs comme Mademoiselle Onésime Dorval, connue comme la « première enseignante accréditée » en Saskatchewan, et Kahkewaquonaby (le révérend Peter Jones), le premier à faire de l’ojibwa une langue écrite, ont été désignés personnes d’importance historique nationale.

Enfin, des pionniers de la littérature comme Julia Catherine Beckwith Hart, Susanna Moodie, Gabrielle Roy, Philippe Aubert de Gaspé, Stephen Leacock, Lucy Maud Montgomery et la poète mohawk Emily Pauline (Tekahionwakeh) Johnson, ont été désignés personnes d’importance historique nationale. Les lieux de résidence d’écrivains et d’intellectuels de renom sont reconnus comme lieux historiques nationaux, notamment le Musée Stephen Leacock/Old Brewery Bay, à Orillia (Ontario), Chiefswood d’E. Pauline Johnson, à Brantford (Ontario), et Leaskdale, résidence de Lucy Maud Montgomery de 1911 à 1926.

Pour d’autres articles de Cette semaine en histoire sur la littérature et l’éducation au Canada, visitez les sites Web suivants : Première enseignante de la Saskatchewan, St. Ursula’s Convent et la naissance de la littérature canadienne, Le Canada pleure une poète mohawk, « Les croquis ensoleillés » de Stephen Leacock, Susanna Moodie : pionnière et écrivaine, La femme d'un million de livres et « Le père de la littérature canadienne ». Visitez aussi la page Web de l’UNESCO Les fondements de l’éducation.

Date de modification :