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« Le père de la littérature canadienne »

Semaine du lundi le 10 janvier 2011

Charles G. D. Roberts est né à Douglas, au Nouveau-Brunswick, le 10 janvier 1860. On se souvient de lui comme d’un géant de la littérature canadienne dont la poésie passionnée, la fiction originale et les ouvrages engagés ont inspiré toute une génération d’écrivains.

Roberts jeune homme
© D. M. R. Bentley, Ph. D., Canadian Poetry Press, Université Western Ontario
Roberts grandit près de Sackville, au Nouveau-Brunswick. Il se plaît à explorer les marais Tantramar qui se trouvent près de chez lui et qui ont influencé nombre de ses poèmes et de ses histoires sur la nature. À l’adolescence, Roberts déménage à Fredericton et fréquente la Collegiate School où il découvre la littérature classique et moderne par l’entremise de l’influent directeur George Parkin. Il termine ses études à l’Université du Nouveau-Brunswick où il obtient un baccalauréat en 1879 et une maîtrise ès arts en 1881.

Déjà, en 1880, la publication de son recueil Orion and Other Poems révèle un écrivain prometteur. Le travail de Roberts inspire trois autres jeunes poètes, soit Bliss Carman, Archibald Lampman et Duncan Campbell Scott. Roberts et ses trois collègues, tous nés en même temps que le Canada ou à peu près, sont rapidement surnommés les « poètes de la Confédération ». Roberts a d’ailleurs été louangé pour avoir été parmi les premiers Canadiens anglais nés après la Confédération à écrire des poèmes sur des lieux et des thèmes typiquement canadiens.

Recueil d’histoires d’animaux de Roberts dont la première publication remonte à 1933
© Collection de livres des Mills Research Collections, William Ready Division of Archives and Research Collections, bibliothèque de l’Université McMaster, Hamilton, Canada, CP 00312
Entre 1880 et 1897, Roberts évolue peu à peu vers l’écriture d’œuvres en prose, plus rentables que la poésie. Ses ouvrages de fiction historique et d’histoire proprement dite, comme le manuel History  of Canada (1897), lui apportent un succès mitigé. Sa prose ne connaît pas vraiment de succès avant son départ pour New York en 1897. C’est là qu’il réussit une percée remarquable en popularisant, avec Ernest Thompson (1898), le récit moderne sur les animaux. Son premier livre consacré à ce type d’histoire, The Kindred of the Wild (1902), est un ouvrage phare du genre.

Roberts vit en Europe de 1907 à 1925. De retour au Canada en 1926, il est accueilli comme l’un des auteurs les plus respectés au pays. Suivent ensuite de multiples récompenses, puisque Roberts devient le premier récipiendaire de la Médaille Lorne Pierce pour la littérature en 1926 et est fait chevalier en 1935. Loin de se reposer sur ses lauriers, il continue d’écrire jusqu’à sa mort, en 1943.

Pour sa contribution avante-gardiste à la littérature canadienne, Charles G. D. Roberts a été désigné personne d’importance historique nationale en 1945, à l’instar de Sir George Parkin (1938) et de ses collègues Ernest Thompson Seton (1995), Bliss Carman (1945), Francis Joseph Sherman (1945), Duncan Campbell Scott (1948) et Archibald Lampman (1920).

Pour en savoir plus sur les poètes de la Confédération, consultez l’article intitulé Archibald Lampman: chantre de la terre de Cette semaine en histoire ou visitez les Archives de poésie canadienne.  

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