Cette semaine en histoire

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Un artiste canadien inspirant

Semaine du lundi le 9 août 2010

James Wilson Morrice naît à Montréal, au Québec, le 10 août 1865. Peintre canadien de renommée internationale, Morrice compte parmi les premiers modernistes du pays.

Venise, vue sur la lagune, vers 1904
Par James Wilson Morrice

© Avec la permission du MBAM (Brian Merrett)
Issu d’une riche famille de marchands, Morrice réussit des études de droit, mais se découvre rapidement une passion pour la peinture. Avec le soutien de son père, il se rend à Paris, centre du monde artistique, et étudie à l’Académie Julien en 1892. Plus tard, il établira dans cette ville un studio d’art, qu’il conservera toute sa vie et où il exposera régulièrement ses œuvres.

Morrice est un homme charmant aimé de tous, même s’il apprécie la solitude. Pendant toute sa vie, il s’inspire des œuvres d’artistes renommés, y compris du peintre américain J. M. Whistler, du peintre canadien Maurice Galbraith Cullen, et de deux amis proches, le peintre américain Robert Henri et le peintre français Henri Matisse. Si Cullen incite Morrice à utiliser des couleurs vives pour peindre l’hiver canadien dans des œuvres telles que Le bac, Québec et Le pont de glace, les scènes nocturnes de ce dernier montrent l’influence que Whistler et Henri ont eue sur son travail. Plus tard dans sa carrière, son utilisation des couleurs chaudes et son expérimentation avec la lumière reflètent l’expérience qu’il a acquise aux côtés de Matisse en Afrique du Nord, où il s’est fréquemment rendu après la Première Guerre mondiale. Ses nombreux voyages en Europe, au Canada, aux États-Unis, dans les Caraïbes et en Afrique l’incitent à utiliser un éventail de techniques et de palettes de couleurs pour rendre des paysages et des scènes urbaines uniques.

Troupes canadiennes dans la neige, par James Wilson Morrice, CWM 19710261-0805, Collection d'art militaire Beaverbrook
© Musée canadien de la guerre
Avant d’utiliser de grandes toiles dans son studio, Morrice avait l’habitude de créer de plus petites peintures à l’huile sur des panneaux de bois. Ses nombreux carnets d’esquisses renferment une foule de sujets, allant des cafés et des immeubles urbains aux figures humaines et aux paysages. Ses œuvres ont été présentées dans 140 expositions, dans plus de 36 centres et galeries en Amérique du Nord et en Europe. Morrice, qui n’aura été reconnu au Canada qu’après sa mort, concentre toute sa carrière à Paris, mais continue de revenir au pays chaque hiver, jusqu’à la mort de son père en 1914. En 1913, il est nommé peintre de guerre par le gouvernement du Canada. Pendant cette affectation, il peint notamment Troupes canadiennes dans la neige, qui montre des soldats canadiens dans la neige. James Wilson Morrice meurt à Tunis, en Tunisie (Afrique du Nord) le 23 janvier 1924. C’est toutefois seulement après sa mort que sa renommée et son influence se répandent parmi la génération suivante d’artistes canadiens.

À titre de peintre influent de renommée internationale, James Wilson Morrice a été désigné personne d’importance historique nationale en 1954. Maurice Galbraith Cullen a, quant à lui, été désigné personne d’importance historique nationale en 1944.

Pour voir d’autres œuvres de James Wilson Morrice, visitez la galerie virtuelle du Musée des beaux‑arts du Canada. Pour obtenir davantage d’information sur les artistes canadiens, consultez les parutions suivantes de Cette semaine en histoire : Alfred Joseph Casson : le benjamin du Groupe des sept, Le Canada s’offre à la vue du monde, La disparition d’un artiste de renommée internationale : Lawren Stewart Harris, Lawren S. Harris et ses paysages originaux, La légende de Tom Thomson, Anniversaire de naissance de l’artiste Robert Harris et Un grand artiste et photographe inuit.

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