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La marine marchande du Canada : courage, force et détermination

Semaine du lundi le 30 août 2010

Le 3 septembre 1939, premier jour de la Seconde Guerre mondiale, les sous-marins allemands coulent le SS Athenia, un paquebot faisant route vers Montréal, à l’ouest de l’Irlande. Cette attaque marque le début de la bataille de l’Atlantique : le 16 septembre 1939, un système rigoureux de convois est institué, et des escortes navales patrouillent la dangereuse route reliant l’Amérique du Nord à la Grande-Bretagne. Les marins marchands du Canada et de Terre-Neuve, qui n’est pas encore une province canadienne, servent à bord des navires qui sillonnent l’Atlantique pendant cet engagement militaire, le plus long de ceux auxquels participera le Canada durant la Seconde Guerre mondiale. 

Les survivants d’un navire marchand torpillé à bord du NCSM Arvida à St. John’s (Terre-Neuve), le 15 septembre 1942
© Lt Gerald M. Moses / Ministère de la Défense nationale (MDN) / Bibliothèque et Archives Canada / PA-136285

L’Allemagne nazie maîtrise toute la côte de l’Europe et adopte une stratégie de guerre qui vise à intercepter les arrivages de vivres et de matériel faisant route vers la Grande-Bretagne, en utilisant une flotte de sous-marins, de navires de combat et de bombardiers à long rayon d’action. Cette stratégie est censée forcer la capitulation de la Grande-Bretagne, seul pays européen non-occupé qui participe à la guerre. Le Canada fournit la moitié des escortes navales organisées pour assurer le transport sécuritaire jusqu’en Grande-Bretagne des provisions de première nécessité comme les œufs, le blé, la farine, le fromage, le bacon et la viande en conserve qui servent à ravitailler la population civile. Les navires de transport canadiens, ainsi que ceux des autres alliés et des pays neutres, sont regroupés en convois de plus de 40 navires. Lorsque les sous-marins allemands torpillent les navires marchands, les navires de combat alliés qui les escortent repêchent les survivants.

Les attaques allemandes ne sont pas le seul danger qui menace les marins marchands pendant la bataille de l’Atlantique. Les eaux glacées de l’Atlantique et les incendies de mazout qui éclatent parfois à bord des navires sont autant de risques auxquels les marins sont exposés quotidiennement. Le manque d’espace et d’intimité à bord des navires affectent également les conditions de vie. Plus de 2 000 marins marchands sont tués durant la Seconde Guerre mondiale, mais leurs efforts ne sont pas vains : à la fin de la guerre, la marine marchande a traversé l’océan plus de 25 000 fois. 

Préposés à la salle des machines, Halifax (Nouvelle-Écosse), le 29 novembre 1942
© Lt George A. Lawrence / MDN / BAC / PA-106533

En 2001, le rôle de la marine marchande canadienne durant la Seconde Guerre mondiale est désigné événement d’importance historique nationale afin de souligner les sacrifices que la marine a faits pour appuyer les Alliés. En 2000, la bataille de l’Atlantique, qui a duré de septembre 1939 à mai 1945, est aussi désignée événement d’importance historique nationale.

En 2003, le gouvernement adopte une loi faisant du 3 septembre la « Journée des anciens combattants de la marine marchande » en reconnaissance de la contribution des anciens combattants de la marine marchande.

Pour obtenir plus d’information sur le 100e anniversaire de la marine du Canada, consultez le site Web de la Défense nationale et des Forces canadiennes: Le centenaire de la Marine canadienne 1910-1920. Pour en savoir plus sur la marine du Canada, lisez les articles suivants de Cette semaine en histoire : En avant toute! La naissance de la Marine canadienne et Un Canadien nommé commandant en chef.

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