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Le premier parc provincial du Canada

Semaine du lundi le 17 mai 2010

Cette semaine, en 1893, les autorités ontariennes créaient le parc provincial Algonquin, situé au nord de Toronto et à l’ouest d’Ottawa. C'est dans ce premier parc provincial du pays, que l’on a constaté pour la première fois nombre des problèmes auxquels font face les parcs à usages multiples du Canada, et que l’on a commencé à s’y attaquer à compter des années 1940. La conservation des forêts, l’exploitation forestière, la protection de la faune et l’engouement pour le plein air ont tous influé sur le développement du parc.

Lac Two Rivers
© Parcs Canada / A. Guindon
En 1893, la zone qu’occupe aujourd’hui le parc Algonquin avait plusieurs usages. L’industrie du bois de sciage représentait un pan important de l’économie locale, tandis que la chasse et la pêche étaient couramment pratiquées. Confrontés à la réalité de l’épuisement progressif des ressources naturelles de la région découlant de ces activités, l’industrie forestière et le gouvernement ont décidé qu’il était temps d’agir. Par ailleurs, l’idée que les Canadiens puissent apprécier le contact avec la nature sauvage commençait aussi à faire son chemin. Les objectifs de croissance économique, de conservation de la faune, de gestion des ressources et de loisirs, même s’ils sont parfois contradictoires, ont tous mené à la création du parc.

Les autorités responsables du parc Algonquin ont permis la poursuite des activités d’exploitation forestière, de chasse et de pêche. Toutefois, elles ont imposé des restrictions afin d’assurer la survie des populations d’espèces sauvages et la régénération des zones de coupe. Des activités de coupe sélective, supervisées et réglementées par le gouvernement, se poursuivent encore aujourd’hui. Depuis 1991, seuls les membres des Premières nations, qui revendiquent les terres du parc, ont le droit d’y chasser. La pêche est toujours autorisée; elle constitue d’ailleurs l’une des principales attractions du parc Algonquin depuis son ouverture, autant pour les Canadiens que pour les touristes étrangers.

Un pic à dos noir dans le parc Algonquin
© Parcs Canada / M. Finklestein
Les forêts et les lacs du parc Algonquin sont typiques des étendues sauvages qui couvrent la plupart du Bouclier canadien. Leur beauté a inspiré plusieurs artistes canadiens de renom, tels que Tom Thomson et le Groupe des sept, formé de peintres bien connus pour avoir créé un style canadien unique dans les années 1920 et au début des années 1930. Le parc Algonquin est aussi un endroit rêvé pour faire du canot, du camping, de la pêche, de la randonnée et une foule d’autres activités, tout en laissant une empreinte minime sur l’environnement. Bien que le parc ait remporté des succès importants sur les plans de la conservation et de la gestion des ressources, il est surtout connu pour avoir permis à des générations de Canadiens d’apprécier la beauté naturelle du pays.

Le parc provincial Algonquin a été désigné lieu historique national en 1992. Tom Thomson a été nommé personne d’importance historique nationale en 1958, tandis que la formation du Groupe des sept a été désignée événement d’importance historique nationale en 1974.

Pour en apprendre davantage sur le Groupe des sept, consultez les pages suivantes : Le Canada s'offre à la vue du monde, Alfred Joseph Casson : le benjamin du Groupe des sept et La disparition d’un artiste de renommée internationale : Lawren Stewart Harris. Pour en savoir plus sur Tom Thomson, visitez la page suivante : La légende de Tom Thomson.

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